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de moi — ἐμοῦ — emou

Sens (principal)

De moi

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἐμοῦ (“de moi / mon/ma/mes” selon construction) est une forme génitive du pronom de 1re personne. La logique du passage contraint sa valeur : le génitif peut exprimer la possession (“mes paroles”), la provenance (“vient de moi”), la relation (“à cause de moi”), ou un lien plus emphatique que la forme courte μου. Exégétiquement, ce petit mot peut compter parce qu’il indique la relation : de qui vient quelque chose, à qui appartient quelque chose, ou par rapport à qui se définit une action. La nuance utile est donc : génitif de la 1re personne, exprimant possession/provenance, déterminé par la construction. Pour comprendre, on repère le nom ou le verbe auquel ἐμοῦ se rattache : est-ce “paroles”, “nom”, “amour”, “don”, “à cause de” ? Ensuite, on choisit en français : “de moi” ou “mon/ma/mes”. Ainsi, ἐμοῦ peut signaler une dimension personnelle : la relation à Jésus est en jeu. Dans des paroles de Jésus, “de moi” peut mettre l’accent sur la source : ce que Jésus donne, ce que Jésus dit, ce qui vient de lui. Le lecteur doit rester sobre : ne pas surcharger le pronom ; mais il faut respecter la relation qu’il indique. Exégétiquement, le génitif protège la précision : on ne confond pas l’origine. ἐμοῦ peut aussi apparaître dans des contextes de souffrance “à cause de moi” : le pronom marque alors la cause du rejet et l’identité du disciple. Ainsi, ce mot-outil clarifie : l’objet du conflit ou de la fidélité, c’est Jésus. Il rappelle que l’évangile est relationnel : la foi et la persécution s’organisent “par rapport à moi”. Le pronom génitif, discret, rend ce centrage visible. Exégétiquement, cela aide à prêcher : la vie chrétienne n’est pas seulement une éthique générale, elle est attachée à une personne. ἐμοῦ, en tant que “de moi/mon”, marque cette attache. Et cette attache est souvent le point décisif du texte.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, l’appartenance et la provenance sont centrales : “mon peuple”, “mon nom”, “ma parole”. Le repère principal est simple : l’alliance se dit en termes d’appartenance. Même si ἐμοῦ est grec, son rôle (exprimer “de moi/mon”) rejoint cette logique biblique : relation d’alliance et identité définie par appartenance. Dans l’Ancien Testament, Dieu parle de “mon nom” et de “ma parole” pour affirmer l’autorité et la fidélité. Quand Jésus utilise un génitif de première personne, l’évangile peut suggérer un langage d’alliance : ce qui est “de moi” porte une autorité et une relation. Exégétiquement, cela aide à entendre que le NT n’est pas une spiritualité impersonnelle : il est centré sur une relation. “De moi” peut aussi résonner avec les récits de rejet des prophètes : être persécuté “à cause de” Dieu. Ainsi, quand un disciple souffre “à cause de moi”, cela place Jésus dans la continuité de la vocation prophétique : la fidélité entraîne opposition. On reste sobre : le pronom est un outil, mais l’arrière-plan biblique aide à saisir la gravité de l’appartenance : appartenir à Dieu n’est pas neutre. ἐμοῦ peut donc devenir un repère d’univers biblique : relation, appartenance, et centrage sur celui qui appelle. Il rappelle la logique de l’alliance : la foi se dit par “mon/ta/son” et par “de”. La relation est au cœur. Et le texte évangélique invite à une appartenance réelle, pas seulement théorique.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “de moi” peut sembler égocentré, ou simplement grammatical. Le risque est de le banaliser ou de le juger. La clarification utile est : ἐμοῦ est un génitif qui exprime possession ou provenance, et, dans les évangiles, il est souvent lié à Jésus. Exégétiquement, cela indique que la foi est relationnelle : paroles, dons, appel, rejet, tout peut être formulé “par rapport à moi”. On reste descriptif : quel nom est qualifié ? “mes paroles”, “mon nom”, “à cause de moi”. Ainsi, le lecteur moderne comprend : le texte ne parle pas d’une morale abstraite, mais d’une relation à une personne. Cela évite un contresens moderne : lire le christianisme comme des principes déconnectés. ἐμοῦ rappelle que la source compte : ce qui vient de Jésus, ce qui appartient à Jésus, ce qui est fait à cause de Jésus. Et cela peut aussi clarifier le conflit : le rejet n’est pas seulement social, il est lié à l’identité du disciple. Exégétiquement, lire correctement ce génitif aide à suivre l’argument : si quelque chose est “de moi”, alors son autorité et son origine sont en jeu. Cela peut être confortant (la parole vient de Jésus) et exigeant (la fidélité à Jésus coûte). Le mot-outil, discret, rend ce centrage visible. Et il invite à une lecture personnelle : suis-je attaché à ce “de moi” de Jésus, ou est-ce que je cherche une foi sans relation ? ἐμοῦ rappelle : le texte est centré sur une personne.

Courte description — (aide remplissage)

Forme génitive (souvent emphatique) de « je » : « de moi / mon » selon contexte, proche de mou.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

De moi / mon : forme génitive du pronom « je ».

Pièges lexicaux

Ne pas confondre les cas : ἐμοῦ (génitif) ≠ ἐμοί (datif).

Usage biblique (mini)

De moi ; mon Seigneur ; paroles « de moi » (selon contexte).

Antonymes / contrastes (FR)

de toi; ton

Synonymes / proches (FR)

de moi; mon/ma/mes (selon construction)

À ne pas confondre avec…

μου (forme courte génitive) : très courante; même fonction.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Préposition/Particule
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

de moi

Versets clés (liste)

Jn 15,15; Ph 1,23

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1700

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἐγώ (je)

Prononciation — (aide remplissage)

é-MOU

Translit. — NOYAU

emou

Vérifiable
Champs sémantiques
Alliance
Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Génitif 1re personne : “de moi / mon”. - Peut porter une nuance d’emphase (“de moi-même”) selon structure.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel/discursif : provenance/appartenance liée à la 1re personne (“mes paroles”, “de moi”). L’enjeu vient de ce qui est qualifié (relation, don, parole).