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devoir encore — προσοφείλω — prosopheilō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Devoir en plus, être redevable davantage.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe προσοφείλω signifie devoir encore, avoir une dette supplémentaire ou rester redevable en plus. Sa logique grecque ajoute une nuance d’accroissement à l’idée ordinaire de devoir : il ne s’agit pas seulement d’une obligation isolée, mais d’un reste ou d’un supplément dû. Dans Philémon, Paul écrit que Philémon se doit lui-même encore à Paul. Le mot appartient donc au domaine relationnel et moral de la dette, mais dans un cadre fraternel. Il ne faut pas le réduire à une comptabilité froide. La dette évoquée sert l’argument pastoral de Paul : il ne veut pas contraindre Philémon, mais lui rappeler la profondeur du lien reçu dans l’Évangile. La nuance centrale est celle d’une dette supplémentaire, plus personnelle que financière. προσοφείλω met en relief une relation où la reconnaissance dépasse le calcul. Le verbe aide à entendre la délicatesse de Paul : il évoque ce qui est dû sans transformer la communion en pression brutale.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la pensée biblique, la dette et l’obligation ne sont pas seulement économiques. Elles touchent la justice, la fidélité et la relation. L’Ancien Testament connaît les dettes réelles, les réparations, les devoirs envers le prochain, mais aussi l’obligation d’agir selon l’alliance. Cette sensibilité éclaire ὀφείλω. Devoir quelque chose, ce n’est pas seulement être sous pression ; c’est reconnaître qu’une relation crée une responsabilité. Le mot peut donc rejoindre le monde de la réparation, de la fidélité ou du service. Pour un lecteur moderne, le devoir est parfois opposé à la liberté. Dans l’univers biblique, il peut au contraire exprimer la vérité d’un lien : parce qu’une relation existe, une réponse est due. Le mot invite à ne pas réduire l’obligation à une contrainte froide. Il peut s’agir d’une charge juste, d’un engagement à honorer, ou d’un tort à réparer. La pensée biblique demande de regarder si le devoir protège la relation, restaure la justice ou manifeste la fidélité. ὀφείλω porte donc une question simple mais profonde : qu’est-ce qui est dû, et quelle réponse rend la relation droite ?

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot ὀφείλω peut être mal entendu dans une culture qui associe souvent le devoir à la contrainte. Dire « je dois » semble parfois signifier que je ne suis pas libre. Le grec biblique est plus nuancé. Le mot peut désigner une dette concrète, mais aussi une responsabilité relationnelle ou morale. La clarification importante est de ne pas choisir trop vite entre dette financière et obligation intérieure. Le co-texte doit décider. Il faut demander : le passage parle-t-il d’un paiement, d’un tort, d’un service, d’un commandement, d’un lien fraternel ? ὀφείλω ne décrit pas seulement une émotion de culpabilité. Il nomme une réalité due. Cette précision est utile pour un lecteur moderne, car on peut confondre devoir et pression psychologique. Le mot parle plutôt d’une obligation objective dans une relation donnée. Il peut aussi éviter l’autre excès : croire qu’une relation vraie n’exige jamais rien. Certaines relations créent des responsabilités. ὀφείλω aide à penser cette responsabilité sans la réduire à du légalisme. Le mot demande une lecture concrète : ce qui est dû doit être identifié, puis compris selon la relation que le passage met en avant.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe exprime une dette supplémentaire ou une obligation encore présente.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Paul suggère que Philémon doit davantage que ce qu’Onésime pourrait devoir, car sa propre vie spirituelle a été touchée par le ministère de Paul.

Pièges lexicaux

Ne pas entendre comme chantage : Paul argumente pastoralement pour ouvrir Philémon à la miséricorde.

Usage biblique (mini)

Exprime le fait d’être encore débiteur ou de devoir quelque chose en plus.

Antonymes / contrastes (FR)

être quitte, être libéré, ne rien devoir

Synonymes / proches (FR)

devoir encore, être redevable, avoir une dette

À ne pas confondre avec…

Une dette purement commerciale.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

devoir encore

Versets clés (liste)

Phm 1,18–19

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4359

Lemme / racine (optionnel)

ὀφείλω

Prononciation — (aide remplissage)

o-PHEI-lo

Translit. — NOYAU

prosopheilō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
NarratifAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : devoir quelque chose à quelqu’un. Option B : être moralement obligé de manière générale. Dans Phm 1,17–20, le co-texte parle d’un tort possible et d’une charge que Paul accepte de prendre sur son compte ; il faut donc privilégier l’Option A. La nuance reste concrète et relationnelle : une dette peut faire obstacle à la réception d’Onésime.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Phm 1,17–20 — Phm 1,19 : Option A : dette personnelle supplémentaire de Philémon envers Paul ; Option B : simple dette financière. Le co-texte fraternel et l’expression « tu te dois toi-même » font préférer l’Option A.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine relationnel et moral. Le vocabulaire de la dette sert à rappeler la grâce reçue.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune