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diabolique — δαιμονιώδης — daimoniōdēs

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Démoniaque, inspiré par une logique opposée à Dieu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot ἐπιεικής désigne une douceur raisonnable, une équité bienveillante, une disposition qui refuse la dureté excessive. Sa logique grecque ne parle pas d’une faiblesse molle. Elle indique une capacité à agir avec mesure, à ne pas appliquer la force ou le droit de manière brutale. Le mot se situe entre justice et douceur : il ne supprime pas ce qui est vrai, mais il l’exprime sans rigidité. Pour le comprendre, il faut regarder si le co-texte oppose paix et querelle, douceur et domination, sagesse et rivalité. ἐπιεικής peut qualifier une personne, une attitude ou une sagesse qui sait tenir compte de la situation réelle. Il ne signifie pas céder à tout. Il décrit plutôt une disposition modérée, ouverte, non agressive. La nuance est importante : le mot ne valorise ni la faiblesse ni l’indécision, mais une force maîtrisée. Il aide à distinguer fermeté et dureté. Une attitude peut être juste sans être cassante. ἐπιεικής porte donc l’idée d’une justice adoucie par la considération, d’une manière d’agir qui convient parce qu’elle refuse l’excès.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la pensée biblique, la sagesse véritable ne se reconnaît pas seulement à la justesse de ses idées, mais à la manière dont elle agit. L’Ancien Testament valorise la douceur, la patience, la réponse mesurée, la justice qui ne devient pas oppression. Cette sensibilité éclaire ἐπιεικής. Le mot évoque une disposition qui refuse la brutalité, même lorsqu’elle pourrait revendiquer un droit. Il ne s’agit pas d’abandonner la justice, mais de l’exercer avec mesure. Dans l’univers biblique, Dieu lui-même révèle une justice qui sait aussi être patiente et compatissante. Pour un lecteur moderne, la douceur est parfois associée à la faiblesse, tandis que la fermeté est associée à la force. La Bible renverse cette opposition trop simple. ἐπιεικής montre qu’une personne peut être ferme sans être dure, juste sans être écrasante, claire sans être violente. Le mot invite à chercher une conduite proportionnée, qui garde la vérité tout en refusant l’esprit de rivalité. Il rejoint l’idéal biblique d’une sagesse qui construit la paix. Sa nuance est celle d’une force pacifiée, capable de traiter l’autre avec équité et considération.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut mal comprendre ἐπιεικής en le traduisant seulement par « gentil » ou « accommodant ». Le mot est plus solide. Il parle d’une douceur raisonnable, d’une équité qui refuse l’excès. La clarification essentielle est de ne pas confondre douceur et faiblesse. Être ἐπιεικής ne signifie pas éviter toute conviction ou céder à toute pression. Cela signifie agir sans dureté inutile, avec une mesure adaptée. Dans une culture polarisée, on pense souvent qu’il faut choisir entre fermeté et bienveillance. Le mot montre une autre voie : une attitude peut tenir la vérité sans devenir agressive. Il faut donc observer le co-texte pour savoir quelle dureté ou quelle rivalité le terme vient corriger. ἐπιεικής peut aussi interroger notre rapport au droit : avoir raison ne donne pas toujours raison de traiter l’autre avec rigidité. Le mot valorise une force maîtrisée, capable d’écouter, de proportionner et d’agir sans écraser. Il ne s’agit pas d’une émotion douce, mais d’une qualité de jugement et de comportement. Sa nuance centrale est une justice praticable, humaine, non brutale, qui garde la paix sans trahir la vérité.

Courte description — (aide remplissage)

Qualifie une sagesse qui ne vient pas d’en haut mais porte une influence spirituelle mauvaise.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Une sagesse nourrie par jalousie et rivalité ne vient pas de Dieu ; elle appartient à une logique démoniaque.

Pièges lexicaux

Ne pas utiliser pour diaboliser toute opposition ; Jacques cible une sagesse marquée par jalousie et dispute.

Usage biblique (mini)

Désigne ce qui relève des démons ou d’une influence spirituelle hostile.

Antonymes / contrastes (FR)

d’en haut, pur, paisible, divin

Synonymes / proches (FR)

démoniaque, diabolique, inspiré par le mal

À ne pas confondre avec…

Faiblesse humaine confessée, conflit traité dans la vérité.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

diabolique

Versets clés (liste)

Jc 3,17

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1141

Lemme / racine (optionnel)

ἐπιεικής

Prononciation — (aide remplissage)

e-pi-ei-KES

Translit. — NOYAU

daimoniōdēs

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
SaintetéJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : sagesse bienveillante et conciliable. Option B : simple docilité passive. Dans Jc 3,13–18, le mot appartient à la description de la sagesse d’en haut, pure, paisible et pleine de miséricorde ; cela favorise l’Option A. Il ne désigne pas une faiblesse, mais une qualité de sagesse qui refuse la dureté querelleuse.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jc 3,13–18 — Jc 3,17 : Option A : douceur raisonnable, disposition conciliable ; Option B : faiblesse ou passivité. Le catalogue de la sagesse d’en haut fait préférer l’Option A. La nuance décrit une sagesse ferme dans la pureté mais paisible dans sa manière d’agir.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine spirituel et communautaire. Jacques relie les attitudes relationnelles à leur source spirituelle.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune