Sens (court) : « arranger délibérément, placer avec ordre pour donner fonction ou clarté ».
διατίθημι (forme moyenne ici) signifie arranger, disposer, établir formellement, souvent avec l’idée de fixer une réalité par décision (comme un testament ou une alliance). Dans Lc 22,29, Jésus dit : “je dispose un Royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé pour moi”; le verbe structure une transmission : ce qui est établi pour Jésus est établi pour ses disciples. Logiquement, διατίθημι introduit une notion d’acte souverain : le Royaume n’est pas conquis par eux, il est “disposé” par Jésus, dans une continuité Père → Fils → disciples. Le mot sert à rendre la promesse ferme : ce n’est pas une intention vague, c’est une disposition déterminée. Dans He 8,10 (idée d’alliance établie), le champ sémantique rejoint la notion d’alliance : Dieu établit des termes et une relation. Ainsi, διατίθημι aide à lire Luc 22 comme parole d’alliance royale : Jésus ne flatte pas, il institue une participation. Le verbe ancre l’espérance dans une décision divine, et il révèle la logique de grâce : persévérance reconnue, puis Royaume disposé par don.
Établir/disposer renvoie, dans la pensée biblique, aux actes par lesquels Dieu fixe une alliance, donne une promesse, et institue une relation. L’AT présente Dieu comme celui qui “établit” (covenant) et qui garantit sa parole : il dispose des bénédictions, mais aussi des responsabilités. La notion d’alliance (Jér 31; Ex 24) montre que la relation n’est pas improvisée : elle est instituée par un acte divin. Dans Luc 22, la chaîne Père → Fils → disciples évoque cette logique : le Royaume est donné par disposition, comme un héritage d’alliance, et la table/trônes rappellent des images royales et cultuelles (communion et gouvernement). La pensée sémitique peut aussi entendre une dimension testamentaire : ce qui est “disposé” est assuré, même si l’épreuve est imminente. Ainsi, διατίθημι se situe dans un imaginaire d’alliance établie : Jésus parle comme médiateur royal qui institue une participation promise, enracinée dans la donation du Père.
Le verbe “disposer/établir” peut sembler technique. Dans Luc 22, il sert une idée pastorale et exégétique très simple : Jésus parle d’une promesse fixée, non d’un souhait. Clarification : le Royaume est “disposé” parce qu’il est reçu du Père et transmis comme un héritage d’alliance. Cela aide à lire la cohérence du passage : la dispute sur la grandeur est corrigée par le service, mais l’espérance est confirmée par une donation ferme. En prédication exégétique, διατίθημι permet donc d’insister sur la solidité de la promesse (don institué) et sur son caractère gracieux : ce n’est pas une place gagnée par rivalité, c’est un Royaume donné par le Messie. Autre précision : “disposer” implique un acte souverain et ordonné; ce qui est donné n’est pas improvisé dans l’émotion du moment, mais s’inscrit dans la continuité Père → Fils → disciples. Cela évite de lire la promesse comme une flatterie pour calmer la dispute; elle est, au contraire, une parole d’alliance qui met en place l’horizon (table, trônes) tout en cadrant la manière d’y entrer (service, persévérance).
Dans ce passage, « διατίθημι » exprime l’action d’arranger délibérément, de placer avec ordre afin de donner fonction ou clarté. Le verbe souligne ainsi une mise en place intentionnelle qui structure le récit et apporte la compréhension.
En Lc 22,29 : Jésus dit “je dispose pour vous le Royaume, comme mon Père l’a disposé pour moi” → sens de conférer/établir un héritage/partage (disposition) dans le cadre d’une promesse; l’indice est la comparaison Père/Fils et l’objet “Royaume”.
Ramener à un verbe neutre d’organisation; ici l’objet “Royaume” impose un registre de promesse. À l’inverse, importer tout le sens “testament” sans indice : le contexte est relationnel (Père/Fils/disciples).
Verbe pouvant exprimer : établir/disposer (un arrangement, une alliance, une disposition). Le contexte fixe si c’est un arrangement relationnel ou une disposition formelle.
détruire; annuler; retirer
disposer; établir; ordonner; conférer
disposer
Lc 22,29; He 8,10 (idée d’alliance établie)
G1303
diatithemai
Option A : disposer = arranger matériellement (mettre en ordre). Option B : disposer = établir/conférer (disposition, alliance, attribution). Dans Lc 22,29, le co‑texte parle du Royaume “disposé” par le Père puis par Jésus : l’objet n’est pas matériel mais un don/attribution. L’indice est la comparaison Père→Fils→disciples, donc B est contraint. Ne pas réduire à “organiser une réunion” : c’est une promesse.
- Lc 22,29 — “disposer” (G1303) : conférer/établir un partage du Royaume; l’indice est “comme mon Père l’a disposé pour moi”. - Selon contexte ailleurs, le verbe peut être plus “contractuel” (disposition/testament), mais il faut un indice explicite.
Registre d’alliance/héritage : établir une disposition/donation (qui reçoit quoi) dans le cadre du Royaume. Le mot active l’univers de la transmission et de la promesse.