Conseil partagé : donner des avis et délibérer collectivement avant d’agir.
Le verbe montre une pensée qui devient plan. Dans Mt 26,4 / Jn 11,53, il sert la logique du récit : opposition → conseil → décision de mort. Dans Ap 3,18, il renverse : le Christ “conseille” pour sauver (acheter l’or, vêtements blancs). Le grec met donc en scène le pouvoir du conseil : soit instrument de péché collectif, soit parole de sagesse qui restaure.
L’AT oppose les “conseils” des méchants et la sagesse de Dieu (Ps 1). Les complots contre le juste sont un motif (psaumes). Le NT reprend : des autorités prennent conseil contre Jésus. À l’inverse, le vrai conseil vient de Dieu et mène à la vie (Ap 3).
On peut entendre “délibérer” comme neutre. Clarification : bibliquement, le conseil collectif a une dimension morale : il peut durcir le mal (complot) ou guider vers la guérison (conseil du Christ). Le mot invite à discerner de qui vient le conseil et vers quoi il mène.
Dans ce texte, le mot exprime un conseil partagé où l’on donne des avis et délibère collectivement avant d’agir.
Ne pas confondre avec βουλεύω (délibérer) sans préfixe : συμβουλεύω insiste souvent sur le conseil “ensemble” ou “donné”. Dans les récits de complot, ne pas neutraliser : c’est une décision morale.
Peut décrire un complot/résolution pour tuer Jésus (Mt 26; Jn 11) ou un conseil salutaire du Christ à l’Église (Ap 3,18).
βουλεύω (délibérer) ; γνώμη (avis) ; συμβούλιον (conseil, assemblée).
délibérer
Mt 26,4; Jn 11,53; Ap 3,18
G4823
soom-bou-lé-ou (approx.)
symbouleuō
Vérifier si le mot décrit (A) une délibération collective (résoudre, se concerter) ou (B) un conseil donné à quelqu’un. Ensuite choisir “se concerter / résoudre” vs “conseiller”.
Registre décision/stratégie : conseil entre plusieurs personnes (complot, résolution) ou conseil donné (Ap 3,18).