🇮🇱

délivrer — נָצַל — nāṣal

Sens (principal)

Retirer d’un danger ou d’une culpabilité ; sauver en arrachant à ce qui menace.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe « délivre-moi » apparaît après les demandes de purification, de renouvellement et de restauration de la joie. Il introduit une dimension précise : David demande à être délivré du sang versé. La logique du mot n’est donc pas générale. Il ne s’agit pas seulement d’être sauvé d’un malaise intérieur, mais d’être retiré d’une culpabilité grave. Le co-texte le précise immédiatement : « ô Dieu, Dieu de mon salut ». La délivrance est demandée au Dieu qui sauve, puis elle conduit à la louange de sa justice. Le verbe organise donc une progression : culpabilité réelle, appel au Dieu du salut, louange de la justice divine. Pour la prédication, ce mot aide à montrer que le salut de Dieu descend dans les zones les plus lourdes de la faute. David ne demande pas une délivrance abstraite ; il nomme le sang versé. La grâce n’efface pas la gravité du mal, mais elle est invoquée comme seule issue. Le mot évite ainsi deux erreurs : réduire le péché à un sentiment, ou parler de délivrance sans justice. Dans le psaume, Dieu délivre de manière juste, et cette délivrance ouvre la bouche du pécheur restauré à la louange.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Nāṣal est un verbe de délivrance : arracher, retirer, sauver d’un danger ou d’une main qui retient. Dans l’Ancien Testament, ce vocabulaire peut parler d’ennemis, de périls, d’oppression ou de situations où Dieu intervient pour sauver. Dans le Psaume 51, l’objet est particulièrement lourd : « du sang versé ». David applique donc le langage de la délivrance non seulement à un danger extérieur, mais à une culpabilité devant Dieu. Cela montre la profondeur de la pensée biblique : le pécheur a besoin d’être délivré de ce qu’il a fait, pas seulement de ce qu’il subit. Le verbe est adressé au « Dieu de mon salut », ce qui donne au mot une orientation théologique forte. Dieu seul peut retirer David de cette culpabilité. Pour un lecteur occidental, habitué à penser la délivrance comme libération d’une pression extérieure ou d’un blocage intérieur, nāṣal élargit la perspective. La faute elle-même peut devenir une réalité dont il faut être sauvé. Le mot est un mot de vie parce qu’il affirme que même la culpabilité grave peut être portée devant le Dieu du salut. Mais il reste sérieux : cette délivrance conduit à chanter la justice de Dieu, non à banaliser le sang versé.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot « délivrer » est souvent compris aujourd’hui comme se libérer d’un problème, d’une peur, d’une dépendance ou d’une souffrance. Dans le Psaume 51, la délivrance demandée est plus précise et plus grave : David demande à être délivré du sang versé. Le mot ne concerne pas seulement son ressenti intérieur, mais une culpabilité objective devant Dieu. Cela corrige une lecture moderne qui ferait de la repentance une thérapie de soulagement. David ne demande pas seulement d’aller mieux ; il demande que Dieu le sauve d’une faute qui l’accuse. En même temps, le verbe empêche le désespoir. Si David demande la délivrance, c’est qu’il croit que le Dieu du salut peut agir même là. Pour la prédication, cette tension est essentielle. Il faut garder la gravité du sang versé, sans fermer la porte à la grâce. Le mot aide aussi à relier salut et justice. La délivrance demandée conduit à chanter la justice de Dieu, pas à l’effacer. Dans une culture qui oppose souvent compassion et responsabilité, le psaume unit les deux : Dieu délivre le coupable qui confesse, mais il le fait comme Dieu juste. La délivrance biblique n’est pas une fuite ; elle est une restauration devant Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Délivrance demandée à Dieu face à une culpabilité grave, liée au sang versé.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans le Psaume 51, nāṣal a pour objet la culpabilité liée au sang versé. Le co-texte relie la délivrance au Dieu du salut et à la louange de sa justice.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la délivrance à un soulagement intérieur. Ici, elle concerne une culpabilité réelle devant Dieu.

Usage biblique (mini)

Verbe fréquent pour délivrer, arracher, sauver ou retirer d’une menace, d’un ennemi, d’un danger ou d’une culpabilité.

Antonymes / contrastes (FR)

livrer ; retenir ; condamner ; laisser sous la faute

Synonymes / proches (FR)

délivrer ; sauver ; arracher ; libérer

À ne pas confondre avec…

Évasion ; oubli ; déni ; simple apaisement émotionnel.

Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H5337

Prononciation — (aide remplissage)

nā-ṣal

Translit. — NOYAU

nāṣal

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : délivrance d’un danger extérieur. Option B : délivrance d’une culpabilité liée au sang. Le co-texte privilégie l’option B, car l’objet est « le sang versé ». La délivrance est donc morale et théologique autant que salvifique.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ps 51,16 — nāṣal exprime la demande d’être délivré du sang versé. La nuance est celle d’un salut qui retire David d’une culpabilité grave devant Dieu.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre salvifique et juridique : le verbe décrit une libération demandée à Dieu. Dans le Psaume 51, cette délivrance concerne le sang versé et conduit à la louange de la justice divine.

Catégorie publique
Salut et grâce
Description publique courte

David demande à Dieu de le délivrer du sang versé : il cherche un salut qui traite une culpabilité grave.

Niveau d’accès
Gratuit
Niveau public
Comprendre
Portion biblique
04. Royaume uni (Saül → David)
Sous-catégorie publique
Mots essentielsMots de l’Évangile
Titre public

Délivrer