Don, présent (accent sur le résultat du don).
δώρημα signifie don, cadeau, chose offerte, en soulignant le caractère gracieux du don. Le mot appartient au champ de δίδωμι et du don gratuit : ce qui est donné est reçu, non produit. Logiquement, δώρημα implique un donateur, un destinataire, et une intention : le don exprime la bienveillance et crée une relation. Dans le NT, δώρημα est souvent associé à Dieu : Dieu donne, et ce qu’il donne est bon. Le terme peut donc mettre en relief la gratuité et la qualité : le don vient de la bonté divine. Ainsi, δώρημα fonctionne comme rappel théologique : la vie chrétienne est reçue, et les ressources spirituelles sont des dons. Il peut aussi se lier au don de l’Esprit ou à des dons pour servir, selon les contextes. En somme, δώρημα désigne un cadeau donné : un don gracieux, souvent de Dieu, qui manifeste la bonté du donateur, et qui doit être reçu avec reconnaissance et utilisé selon la finalité du don.
La Bible présente Dieu comme celui qui donne : il donne la vie, la bénédiction, la sagesse, et il comble. La pensée sémitique comprend le don comme grâce : ce qui est donné révèle le caractère miséricordieux de Dieu. Les bénédictions sont des dons, et elles appellent reconnaissance. L’AT montre aussi que l’homme est intendant de ce qu’il reçoit. Dans le NT, δώρημα s’inscrit dans cette continuité, en se concentrant sur le don suprême : Dieu donne le Messie et l’Esprit. Ainsi, le don n’est pas seulement matériel; il est relationnel et salvateur. La pensée sémitique aide donc à entendre δώρημα comme signe d’alliance : Dieu donne pour former un peuple reconnaissant et fidèle. Le don appelle à l’humilité : on reçoit, donc on ne se glorifie pas. Il appelle aussi à la fidélité : utiliser le don selon la volonté de Dieu.
Aujourd’hui, un don peut être compris comme un objet ou un talent dont on est propriétaire. δώρημα, bibliquement, souligne plutôt la réception : un cadeau donné par grâce. Clarification : cela place le croyant dans la gratitude et dans l’intendance, pas dans la revendication. Le terme aide aussi à corriger un contresens moderne : faire du don une identité (“mon don”) plutôt qu’un service. Dans le NT, ce qui est donné est souvent donné pour le bien commun et pour la gloire de Dieu. En prédication exégétique, δώρημα permet de rappeler la bonté de Dieu : la vie chrétienne est un don. Cela libère de la performance et appelle à servir : recevoir, remercier, et utiliser. Le mot met donc en avant la gratuité : un don gracieux qui manifeste l’amour de Dieu et construit la communauté.
Le don reçu: ce que Dieu donne comme présent.
Rappelle que les dons de Dieu sont bons et viennent de son caractère généreux.
Ne pas isoler le “don” du Donateur: le texte insiste sur la source.
Dieu donne de bons dons; sagesse et grâce viennent de lui.
privation; refus
don; présent; cadeau
δωρεά (don gratuit) / δῶρον (offrande/don) : termes proches; ici accent sur le “don” comme chose donnée.
don
Jc 1,17; Rm 5,16
G1434
didōmi (donner)
dō-rē-ma
dōrēma
- Met l’accent sur le don en tant qu’objet/résultat reçu. - Le co-texte précise si le don est général (bénédictions) ou salvifique (grâce).
Registre don/grâce : “ce qui est donné” comme présent reçu. Dans Jc 1,17, souligne la bonté constante de Dieu comme source des dons; dans Rm 5, l’accent est sur le don de grâce qui produit la vie.