Repères automatiques — Da 2,4; Da 2,6; Da 2,7; Da 2,9; Da 2,10; Da 2,11; Da 2,16; Da 2,24; Da 2,27; Da 3,32; Da 5,7; Da 5,12; Da 5,15
H2324
exposer une information
Dans la cour de Babylone, faire connaître devient une question de vie, de vérité et de pouvoir. Le roi demande aux sages de dire son songe et d’en donner l’interprétation; il refuse une réponse qui ne ferait que suivre son propre récit. Les spécialistes discutent, demandent du temps et avouent qu’aucun homme ne peut satisfaire une telle exigence. Daniel prie avec ses compagnons, reçoit le secret de Dieu, puis entre devant le roi pour exposer le songe et son sens. Sa parole ne vient donc ni d’une flatterie ni d’une technique de cour, mais d’une connaissance accordée. Plus tard, des inscriptions et des visions demandent encore quelqu’un capable d’en faire connaître l’interprétation. Le geste reste verbal et public : un contenu caché devient compréhensible pour un souverain et ses témoins. Cette communication engage la réputation du sage et la décision du roi. Le terme montre ainsi la distance entre posséder une information, la recevoir de Dieu et la déclarer fidèlement devant l’autorité.
Chavah organise la présentation d'un contenu à un auditeur. Ce verbe araméen met en relation celui qui communique, l'information exposée et la personne qui la demande ou la reçoit. Le complément précise s'il s'agit du songe, de son interprétation ou d'une inscription à expliquer. La structure de l'action reste informationnelle: une chose est dite, montrée ou rendue accessible à la compréhension. Les demandes royales dans Daniel soulignent l'enjeu de cette communication. Promettre une réponse et fournir réellement le contenu demandé constituent deux moments distincts, que le récit peut mettre à l'épreuve. Daniel reçoit le secret de Dieu puis l'expose au souverain; la source de connaissance et l'acte de transmission gardent donc leurs rôles propres. Ce fonctionnement permet de comprendre le français « donner l'interprétation » comme une présentation intelligible, plutôt que comme un transfert matériel. Le verbe décrit la communication, sans garantir à lui seul la vérité de chaque parole. La fiabilité du message doit être établie par le contexte, sa source et la réponse effectivement donnée.
Dans cette fiche, chavah appartient à l'araméen et désigne l'action de dire, montrer ou faire connaître un contenu. Le français « donner » reste naturel dans une expression comme « donner l'interprétation », à condition de garder visible l'objet informationnel. Le lecteur peut comprendre cette action comme une mise à disposition du sens: une explication devient accessible à la personne qui l'écoute. Les usages de Daniel associent le verbe aux demandes d'un roi, aux réponses des sages et à l'exposé d'un songe ou d'une inscription. L'information a alors un enjeu public, car elle peut guider une décision et engager la crédibilité de celui qui parle. Le mot distingue utilement ce qui est connu intérieurement et ce qui est effectivement communiqué. Lorsque Dieu révèle un secret à Daniel, recevoir la connaissance puis la présenter au roi sont deux actes reliés mais différents. Toute déclaration n'est toutefois pas une révélation divine. Le verbe nomme l'exposition d'un contenu; le récit précise sa source et permet d'en apprécier la fiabilité.
Le domaine est celui de la cour, des audiences, des sages, des songes et des énigmes écrites. Un roi exige une explication, des conseillers répondent, Daniel prie puis parle, et une décision suit. La communication est publique, risquée et soumise à vérification, car elle engage vie, honneur et autorité. Le vocabulaire accompagne aussi récompenses promises, menaces de mort, convocations et honneurs. Pourtant, le verbe lui-même reste centré sur le message communiqué, non sur le paiement qui peut suivre.
dire; montrer; exposer; déclarer
Identifier le contenu communiqué, l’auditeur et la source de connaissance. Ne pas traiter ce verbe comme un transfert matériel, ni attribuer automatiquement une révélation divine à toute déclaration humaine. Une traduction française avec « donner » doit conserver l'objet informationnel et ne pas suggérer un présent matériel ou un pouvoir autonome de l'interprète.
La traduction « donner » peut faire penser à un objet ou une récompense. Ici, le complément est généralement une information à exposer. Le verbe ne garantit pas à lui seul la vérité déclarée.
À distinguer de savoir, qui peut rester intérieur, et de révéler, qui désigne la source du dévoilement. Faire connaître met l’accent sur la communication à un auditeur.
Selon le complément, le verbe est rendu par dire, donner, faire connaître, découvrir ou montrer. Son noyau est la présentation d’un contenu à quelqu’un. Dans Daniel, il appartient surtout aux demandes royales et aux réponses relatives aux songes et inscriptions. Le sujet peut être le roi qui ordonne de dire, les sages qui promettent d'expliquer ou Daniel qui expose la réponse. La construction détermine si le contenu est énoncé, montré ou interprété.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée grecque
Un regard grec corrige d’abord la vedette « donner » en observant ce qui est effectivement transmis. Dans Daniel, les sages doivent dire le songe, en faire connaître l’interprétation ou exposer une information au roi. Le verbe organise donc une communication entre celui qui sait et celui qui demande. L’objet communiqué peut être un récit, un sens caché, un conseil ou une explication. « Donner l’interprétation » reste possible en français, mais l’action centrale n’est pas de remettre un bien matériel : elle consiste à présenter un contenu intelligible. La suite logique comprend demande, connaissance, déclaration et vérification. Le roi exige parfois le songe lui-même afin de tester la fiabilité des sages; ceux-ci reconnaissent alors la limite de leur pouvoir. Daniel reçoit de Dieu le secret, puis le fait connaître sans s’attribuer la source. Le verbe se distingue ainsi de savoir intérieurement et de révéler divinement. Quelqu’un peut connaître sans encore dire, et Dieu peut dévoiler avant que son serviteur expose. Le contexte précise l’auditeur, le message et l’autorité de celui qui parle.
Motif : Présentation positive de la communication informationnelle; maintien de la distinction entre source de connaissance et transmission. Nombre de mots : 173 → 167.
Version avant reprise — Pensée moderne
Un lecteur moderne pourrait comprendre donner au sens de remettre un objet, accorder une récompense ou transférer un droit. Les formes françaises « donner l’interprétation » favorisent cette impression, mais le verbe araméen vise ici surtout l’action de montrer, dire ou faire connaître. Ce déplacement est important : Daniel ne possède pas l’interprétation comme un bien qu’il céderait; il expose un contenu reçu et le rend intelligible. Le terme ne garantit toutefois pas que toute déclaration soit vraie. Les sages peuvent promettre, gagner du temps ou être incapables de répondre. La fiabilité dépend de la source et de la conformité du message, non du simple acte de parler. Il faut aussi distinguer faire connaître et révéler : dans le récit, Dieu révèle le secret, puis Daniel le communique au roi. Un interprète humain peut expliquer sans être l’origine de la connaissance. Le verbe décrit donc une médiation verbale orientée vers un auditeur. Les traductions « dire », « découvrir » ou « donner » reflètent différents objets, mais la structure commune reste rendre une information accessible.
Motif : Développement recentré positivement sur le mot et ses fonctions; réserves regroupées en fin. Nombre de mots : 176 → 166.