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donner / faire don — δωρέομαι — dōreomai

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Sens (court) : « donner gratuitement, par grâce », comme le verbe grec δωρέομαι indique un don gracieux et non marchand.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe δωρέομαι signifie faire don, donner gratuitement. Le grec met l’accent sur la nature du don : il n’est pas un échange marchand, mais une faveur, une grâce. Logiquement, lorsqu’un texte choisit δωρέομαι, il signale souvent que la dynamique du passage est celle de la grâce : quelqu’un donne, l’autre reçoit, et la réponse attendue n’est pas le paiement mais la reconnaissance, la foi ou l’obéissance. Le verbe structure donc une séquence : don → réception → transformation de l’état. Dans une argumentation, cela sert à exclure le mérite : si c’est un don, ce n’est pas une récompense. La pensée grecque consiste à repérer l’objet donné et le sujet qui donne : Dieu donne-t-il l’Esprit, une grâce, une capacité, une délivrance ? Le mot rend visible l’initiative : le don vient d’en haut. Le garde-fou est de ne pas réduire ce verbe à un simple “donner” neutre. Le co-texte insiste souvent sur la gratuité. Cela protège la lecture : la relation à Dieu n’est pas un contrat. δωρέομαι devient alors un mot de structure, car il transforme la logique de la vie religieuse : on ne commence pas par offrir pour obtenir; on commence par recevoir ce que Dieu donne. Le mot peut aussi souligner une générosité qui crée une obligation morale nouvelle : celui qui reçoit un don gracieux est appelé à donner à son tour, non par dette commerciale, mais par imitation de la grâce. Ainsi, δωρέομαι organise une logique de circulation : grâce reçue → grâce transmise. Il éclaire aussi la relation entre foi et œuvres : les œuvres ne précèdent pas le don, elles répondent au don. Lire δωρέομαι avec précision permet donc de garder cette architecture : gratuité, initiative, réponse. Le verbe est discret, mais il protège l’Évangile d’une dérive méritoire. Il rappelle que la vie chrétienne est fondée sur une donation, pas sur une performance. C’est un mot d’ordre pour la théologie : commencer par le don de Dieu et bâtir ensuite la réponse humaine sur ce fondement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique comprend la grâce comme initiative de Dieu. Dieu donne la vie, la délivrance, la terre, l’alliance, avant que le peuple ne puisse “payer”. L’Exode est un modèle : Dieu libère, puis il appelle à marcher. Cette logique éclaire δωρέομαι : donner gratuitement reflète le caractère de Dieu, fidèle et généreux. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de recevoir que la relation avec Dieu commence par un don, pas par une performance. Cela ne rend pas l’obéissance inutile; cela la fonde. Le peuple obéit parce qu’il a reçu, non pour obtenir. La pensée hébraïque rappelle aussi que le don de Dieu appelle une réponse communautaire : partager avec le pauvre, pratiquer la justice, vivre la gratitude. Dieu donne, et cela transforme le peuple en peuple qui donne. Ainsi, δωρέομαι peut devenir un repère pour lire la Bible : la grâce n’est pas une idée du Nouveau Testament seulement; elle traverse l’alliance. Dieu choisit Abraham, bénit, promet, accompagne. Isaac naît par don. Israël est sauvé par don. Et en Jésus, le don atteint son sommet. Pour un lecteur occidental moderne, ce repère est libérateur : nous sommes souvent pris dans le mérite et la comparaison. Le don gratuit détruit la logique de compétition. Il place tous les humains sur le même sol : recevoir. Mais il invite aussi à une vie nouvelle : celui qui reçoit devient généreux. La pensée biblique refuse un don qui ne change rien. Le don gratuit de Dieu crée un peuple reconnaissant, libre de donner. Ainsi, δωρέομαι est un mot de vie : apprendre à recevoir la grâce sans se justifier, puis apprendre à vivre dans la gratitude et le partage. Cela éclaire la pensée hébraïque : Dieu se fait connaître comme Celui qui donne, et sa donation appelle une réponse d’alliance, faite de confiance et d’obéissance.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un contresens moderne est de confondre don et récompense : penser que Dieu donne parce que nous avons mérité. La clarification de δωρέομαι est précisément l’inverse : le verbe met en avant la gratuité, la faveur. Cela corrige une spiritualité de performance : on ne devient pas aimé parce qu’on a réussi; on reçoit l’amour, puis on est transformé. Un autre contresens serait de penser que la gratuité annule toute exigence. Le don gratuit ne supprime pas l’appel; il le rend possible. Pour aujourd’hui, δωρέομαι est très concret : nous vivons dans des logiques d’échange, de contrat, de mérite. Nous projetons cela sur Dieu : je donne, donc Dieu doit. Le texte biblique renverse : Dieu donne, donc je réponds. Cela libère de l’anxiété religieuse et du cynisme. Cela libère aussi de l’orgueil : si tout est don, personne ne peut se vanter. Mais cela pose une question moderne : que fais-tu de ce que tu as reçu ? La gratuité appelle la gratitude, et la gratitude devient générosité. Le don reçu devient don transmis. Cela protège également contre une foi marchande : acheter des bénédictions, manipuler Dieu, traiter la prière comme transaction. δωρέομαι rappelle que Dieu n’est pas un commerce; il est un Père qui donne. Enfin, ce verbe peut servir à clarifier l’annonce de l’Évangile : la bonne nouvelle est que Dieu offre, par grâce, ce que nous ne pouvions produire. Cela touche les personnes fatiguées de se prouver. Lire δωρέομαι ainsi rend la vie chrétienne plus simple et plus vraie : commencer par recevoir, puis vivre en réponse. La liberté moderne n’est pas de ne dépendre de rien, mais de dépendre d’un don qui guérit, et de devenir à son tour une source de don pour les autres.

Courte description — (aide remplissage)

Dans le texte, δωρέομαι exprime l’idée d’un don gratuit, offert par grâce ; il souligne le caractère gracieux du cadeau, non marchand, et la dynamique de don → réception → reconnaissance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

donner

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1433

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

dōreomai

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
⚙︎ Péricopes (miroir technique)
✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune