Lc 21,9; 1 Pi 3,14
G4422
Effrayer; troubler; rendre craintif
Dans l’arrière-plan biblique, la peur des nations et des événements est souvent opposée à la crainte de Dieu (confiance). Les prophètes appellent : “ne crains pas”, parce que Dieu est avec son peuple. La pensée d’alliance tient ensemble réalisme et confiance : il y a des troubles, mais Dieu règne. L’image dominante est celle d’un cœur affermi : Dieu donne paix au milieu de la tempête. Dans les discours eschatologiques, cette perspective est cruciale : ne pas interpréter chaque crise comme fin ultime, mais rester fidèle. Ainsi, πτοέω s’inscrit dans la tradition “ne craignez pas” : la peur provoquée par les événements ne doit pas gouverner. Le Royaume appelle à une stabilité fondée sur la souveraineté de Dieu. Cela aide à lire ces textes comme appel à la confiance, non comme mépris de la souffrance.
πτοέω exprime l’action d’effrayer : une force extérieure rend intérieur tremblant. Dans Lc 21,9, la logique est : vous entendrez des guerres → ne soyez pas effrayés (μὴ πτοηθῆτε) → car ces choses doivent arriver, mais ce n’est pas encore la fin. Le grec met donc l’exhortation au cœur d’un raisonnement : interpréter les événements sans paniquer. Le verbe sert à distinguer peur et discernement : les événements ne doivent pas dicter la foi. Dans 1 Pi 3, le terme fonctionne pareil : ne pas craindre leur crainte. Ainsi, πτοέω est un marqueur de peur paralysante, que la foi est appelée à repousser par une compréhension du plan de Dieu. Le mot aide à lire l’enseignement comme une stabilisation : au lieu de l’effroi, une perspective. Il souligne que la paix intérieure est possible même quand le contexte est agité.
On peut lire “effrayés” comme une simple émotion inévitable ou, au contraire, culpabilisante. Le texte vise surtout la peur qui gouverne et désoriente. Clarification : πτοέω parle d’être terrorisé/troublé par des événements; l’exhortation est de ne pas se laisser mener par cette peur. Le contresens serait de nier les dangers; Jésus reconnaît les troubles, mais donne un cadre d’interprétation. Le mot aide donc à comprendre une foi lucide : regarder le réel sans panique, parce que Dieu règne. Il renforce l’appel au courage et à la persévérance dans le Royaume.
Selon le passage, πτοέω signifie effrayer/troubler (rendre craintif), souvent dans des exhortations à ne pas se laisser terroriser; le co-texte précise la cause.
Registre de peur et de pression : être rendu craintif par des menaces, du tumulte, ou des événements. Dans le NT, le mot peut viser une peur paralysante que la foi est appelée à ne pas laisser dominer.
effrayer; terrifier; troubler
Toujours préciser la cause de la peur selon le passage (guerres, menaces, persécution). Ne pas confondre avec une prudence : il s’agit d’être “terrifié/troublé”. Ne pas culpabiliser : le texte encourage à ne pas se laisser gouverner par la peur.
φοβέω (craindre) ; ταράσσω (troubler) ; δειλιάω (être lâche).