Effrayer; troubler; rendre craintif
πτοέω exprime l’action d’effrayer : une force extérieure rend intérieur tremblant. Dans Lc 21,9, la logique est : vous entendrez des guerres → ne soyez pas effrayés (μὴ πτοηθῆτε) → car ces choses doivent arriver, mais ce n’est pas encore la fin. Le grec met donc l’exhortation au cœur d’un raisonnement : interpréter les événements sans paniquer. Le verbe sert à distinguer peur et discernement : les événements ne doivent pas dicter la foi. Dans 1 Pi 3, le terme fonctionne pareil : ne pas craindre leur crainte. Ainsi, πτοέω est un marqueur de peur paralysante, que la foi est appelée à repousser par une compréhension du plan de Dieu. Le mot aide à lire l’enseignement comme une stabilisation : au lieu de l’effroi, une perspective. Il souligne que la paix intérieure est possible même quand le contexte est agité.
Dans l’arrière-plan biblique, la peur des nations et des événements est souvent opposée à la crainte de Dieu (confiance). Les prophètes appellent : “ne crains pas”, parce que Dieu est avec son peuple. La pensée d’alliance tient ensemble réalisme et confiance : il y a des troubles, mais Dieu règne. L’image dominante est celle d’un cœur affermi : Dieu donne paix au milieu de la tempête. Dans les discours eschatologiques, cette perspective est cruciale : ne pas interpréter chaque crise comme fin ultime, mais rester fidèle. Ainsi, πτοέω s’inscrit dans la tradition “ne craignez pas” : la peur provoquée par les événements ne doit pas gouverner. Le Royaume appelle à une stabilité fondée sur la souveraineté de Dieu. Cela aide à lire ces textes comme appel à la confiance, non comme mépris de la souffrance.
On peut lire “effrayés” comme une simple émotion inévitable ou, au contraire, culpabilisante. Le texte vise surtout la peur qui gouverne et désoriente. Clarification : πτοέω parle d’être terrorisé/troublé par des événements; l’exhortation est de ne pas se laisser mener par cette peur. Le contresens serait de nier les dangers; Jésus reconnaît les troubles, mais donne un cadre d’interprétation. Le mot aide donc à comprendre une foi lucide : regarder le réel sans panique, parce que Dieu règne. Il renforce l’appel au courage et à la persévérance dans le Royaume.
Verbe : effrayer, troubler, rendre craintif. Souvent employé dans des exhortations à ne pas se laisser terroriser par des menaces ou des événements.
Selon le passage, πτοέω signifie effrayer/troubler (rendre craintif), souvent dans des exhortations à ne pas se laisser terroriser; le co-texte précise la cause.
Toujours préciser la cause de la peur selon le passage (guerres, menaces, persécution). Ne pas confondre avec une prudence : il s’agit d’être “terrifié/troublé”. Ne pas culpabiliser : le texte encourage à ne pas se laisser gouverner par la peur.
Utilisé dans des exhortations : ne pas être terrifiés par des événements ou des menaces (Lc 21; 1 Pi 3).
rassurer; apaiser; courage
effrayer; terrifier; troubler
φοβέω (craindre) ; ταράσσω (troubler) ; δειλιάω (être lâche).
effrayés
Lc 21,9; 1 Pi 3,14
G4422
ptoeō — « pto-é-o » (approx.)
ptoeo
Registre de peur et de pression : être rendu craintif par des menaces, du tumulte, ou des événements. Dans le NT, le mot peut viser une peur paralysante que la foi est appelée à ne pas laisser dominer.