embaucher; louer (engager contre salaire)
μισθόω (“embaucher / engager à salaire”) décrit l’initiative d’un maître qui recrute des ouvriers. Dans Mt 20, le verbe structure le récit : le maître “sort”, voit, puis engage à différentes heures. Logiquement, cela met en place un cadre de justice contractuelle (travail ↔ salaire) afin de provoquer ensuite la surprise : le maître donne le même denier, révélant que la logique finale n’est pas le mérite strict, mais la générosité souveraine. Ainsi, le verbe n’est pas théologique en soi, mais il sert de mécanisme narratif : il établit les attentes (chacun pense recevoir selon l’heure), puis le récit renverse ces attentes pour dévoiler le cœur (gratitude ou jalousie).
L’arrière‑plan biblique associe le travail et le salaire à la justice : on ne retient pas le salaire de l’ouvrier, on traite avec droiture. Cette sensibilité éclaire la parabole : le maître n’est pas injuste, il respecte l’accord. Mais il est aussi libre d’être bon. Dans une pensée d’alliance, la justice n’annule pas la bonté : Dieu est juste et généreux. Le récit utilise donc un cadre économique familier pour parler de la grâce : la “droiture” est respectée, mais le Royaume dépasse la simple logique d’échange. Image sémitique : un maître bon qui nourrit et protège; la question n’est pas “ai‑je eu moins que mon droit ?” mais “supporte‑tu la bonté de Dieu ?”.
Aujourd’hui, on peut lire cette parabole uniquement comme un débat sur l’équité salariale. Clarification : le texte vise surtout la jalousie et la comparaison, et il révèle une grâce qui bouscule nos calculs. Le verbe “embaucher” rappelle que tout commence par l’initiative du maître : personne ne s’auto‑place dans le Royaume. Cela coupe l’orgueil (je mérite) et appelle à la gratitude (j’ai reçu). Pastoralement, l’enjeu est double : (1) travailler fidèlement sans comparer, (2) se réjouir quand Dieu fait du bien “au dernier” comme au premier.
Ici, le verbe grec μισθόω (misthoō, G3409) exprime l’action d’employer ou de louer : il indique qu’un maître paie un salaire à celui qui travaille pour lui.
Dans le passage, μισθόω décrit l’action d’un maître qui engage des ouvriers (relation de travail rémunérée). Le sens théologique dépend de la parabole : justice, générosité, Royaume.
Ne pas confondre μισθόω (embaucher) avec μισθός (salaire). Le paiement est un autre moment du récit.
Décrit l’action d’engager des ouvriers à salaire (cadre économique). Dans Mt 20, sert à structurer la parabole (embauches successives) avant le paiement, pour révéler la générosité du maître et la jalousie des comparaisons.
licencier; renvoyer (selon contexte)
embaucher; engager; louer (à salaire)
μισθός (salaire/récompense) : nom; ἐργάζομαι (travailler) : autre verbe.
embaucher
Mt 20,1-16
G3409
misthoō
Le verbe signifie engager quelqu’un pour un salaire. Option A : embauche concrète (ouvriers, travail). Option B : louer/faire travailler (mettre à gages). L’indice est le cadre économique : maître de maison, salaire, denier, ouvriers. Ne pas traduire par ‘payer’ si l’idée est l’acte d’embaucher (avant le paiement).
- Mt 20,1–16 — embaucher à différentes heures : le verbe met en place l’attente “selon l’heure”, puis le récit renverse cette attente par la générosité du maître; indice = répétitions de sorties/embauches + même denier.
Registre économique/travail : relation employeur–ouvrier, contrat implicite, rémunération. Dans les paraboles, ce registre sert à parler du Royaume (générosité du maître) et de la justice perçue.