Se hâter; faire vite; se presser (selon contexte).
Le verbe sert souvent de marqueur narratif : une parole est donnée, puis l’action est immédiate (“hâte-toi…”, “ils y allèrent en hâte”). Il met en relief la réponse : diligence plutôt que procrastination. Dans 2 P 3,12, la logique est éthique : attente + empressement → une vie qui se prépare et s’aligne sur la venue du jour de Dieu. Le grec fait sentir une tension : le temps est compté, donc la réponse doit être entière.
La Bible associe la hâte à l’obéissance et à la vigilance : ne pas tarder quand Dieu appelle. Dans l’AT, il y a aussi l’image du départ “en hâte” lors de la délivrance (Exode). Le registre sémitique relie la rapidité à la priorité du Seigneur : répondre sans délai révèle la foi. Dans le NT, cet arrière-plan nourrit la lecture : la hâte peut être la marque d’une réponse à la visitation de Dieu (Christ qui vient, appel qui retentit).
On peut lire “se hâter” comme simple agitation. Ici, c’est plutôt le signe d’une priorité : quand le Seigneur appelle, on répond sans délai. Clarification : ce n’est pas une religion de vitesse, mais une foi qui n’ajourne pas l’obéissance. Le verbe met en lumière une qualité spirituelle concrète : la diligence (agir à temps).
Verbe : se hâter / aller en hâte. Décrit un mouvement rapide (urgence, diligence) ou, selon contexte, un empressement intérieur (désirer ardemment).
Ne pas transformer automatiquement “se hâter” en “être stressé” : le NT peut exprimer une diligence joyeuse (Lc 2,16; Lc 19,6) ou une priorité missionnelle (Ac 20,16). En 2 P 3,12, ne pas forcer une mécanique (“nous provoquons la fin”) : garder l’idée d’empressement/attente active.
Marque une action faite sans délai (aller en hâte; se dépêcher) ou une attente active et zélée (2 P 3,12).
τρέχω (courir) : accent sur la course; ici accent plus général sur la hâte/diligence. σπουδάζω : zèle/empressement (nuance proche).
en hâte
Lc 2,16; Lc 19,5–6; Ac 20,16; 2 P 3,12
G4692
speudō — « speu-dô » (approx.)
speudo
Deux usages principaux : (A) hâte concrète (mouvement, descendre vite, partir vite) ; (B) empressement/diligence (se hâter de faire; “hâter” un jour). L’indice décisif est l’objet : un déplacement (aller/descendre) → A ; un événement attendu (jour de Dieu) → B. Ne pas inventer une “urgence” si le texte parle d’un zèle volontaire. Toujours nommer : qui se hâte, vers quoi, et pourquoi.
Registre du temps et de l’urgence : déplacement rapide, action pressée, contrainte d’agenda. Dans les récits (Luc/Actes), marque souvent une obéissance immédiate ou une priorité (ne pas “perdre de temps”).