Ventre; sein; (selon contexte) être enceinte.
γαστήρ signifie ventre, estomac; et par extension, grossesse (le sein maternel), être enceinte. Le nom désigne le lieu de la nourriture (estomac) et le lieu de gestation (ventre). Logiquement, γαστήρ met en relief l’intérieur : ce qui nourrit et ce qui porte la vie. Dans le NT, il peut être employé littéralement (ventre) et aussi dans des expressions sur la maternité et la bénédiction (“heureux le ventre qui t’a porté”), ou parfois pour parler des appétits (“leur dieu, c’est leur ventre”). Ainsi, γαστήρ relie désir et vie : appétit ou fécondité, selon le contexte. En somme, γαστήρ désigne le ventre : lieu du besoin et/ou de la vie portée.
La Bible voit le sein/ventre maternel comme lieu où Dieu forme : Dieu “tisse” l’enfant dans le ventre. La pensée sémitique comprend la grossesse comme bénédiction et mystère de la création. Elle connaît aussi le “ventre” comme image des appétits et des désirs. Ainsi, γαστήρ résonne avec deux axes : la vie donnée par Dieu et les désirs à ordonner devant lui.
Aujourd’hui, le ventre est biologique, mais aussi langage des pulsions (“suivre son ventre”). γαστήρ, bibliquement, aide à parler de la dignité de la vie portée et du discernement des appétits. Clarification : bénir la maternité n’est pas idolâtrer; c’est reconnaître un don. Et dénoncer le “ventre” comme idole, c’est dénoncer la domination des appétits. En prédication exégétique, γαστήρ permet de parler du corps comme lieu de don et de tentation : à recevoir et à orienter vers Dieu.
Nom : ventre/sein. Employé surtout pour parler d’être enceinte (Mt 1; Lc 1) et parfois de l’estomac (Tt 1,12).
γαστήρ = ventre/sein; dans les récits de naissance, désigne le ventre maternel (grossesse) ou l’état “être enceinte”. Dans Tt 1,12, l’expression “ventres paresseux” est figurée (appétits / paresse).
Ne pas forcer une ‘métaphore spirituelle’ : la plupart des occurrences sont littérales (grossesse). Et quand c’est figuré (Tt 1), c’est une critique d’appétits/paresse, pas la grossesse.
Terme concret surtout pour grossesse/ventre (Mt 1; Lc 1; Ap 12). Peut aussi être figuré en critique morale (Tt 1,12).
stérilité (selon contexte)
ventre; sein; grossesse
κοιλία (koilia) = ventre/entrailles (autre terme fréquent) : suivre le contexte.
enceinte
Mt 1,18; Lc 1,31; 1 Th 5,3; Tt 1,12; Ap 12,2
G1064
gastēr
Co-texte naissance/accouchement → ‘enceinte/ventre’. Co-texte moral (Tt 1,12) → ‘ventres’ (gourmands).
- Nuance principale : littéral (grossesse/ventre). - Exception notable : emploi figuré pour appétits/paresse (Tt 1,12).
Registre corps/maternité : grossesse, enfantement, fragilité. Parfois registre moral (Tt 1) : ‘ventres paresseux’ = appetits/paresse.