Mt 1,18; Lc 1,31; 1 Th 5,3; Tt 1,12; Ap 12,2
G1064
Ventre; sein; (selon contexte) être enceinte.
La Bible voit le sein/ventre maternel comme lieu où Dieu forme : Dieu “tisse” l’enfant dans le ventre. La pensée sémitique comprend la grossesse comme bénédiction et mystère de la création. Elle connaît aussi le “ventre” comme image des appétits et des désirs. Ainsi, γαστήρ résonne avec deux axes : la vie donnée par Dieu et les désirs à ordonner devant lui.
γαστήρ signifie ventre, estomac; et par extension, grossesse (le sein maternel), être enceinte. Le nom désigne le lieu de la nourriture (estomac) et le lieu de gestation (ventre). Logiquement, γαστήρ met en relief l’intérieur : ce qui nourrit et ce qui porte la vie. Dans le NT, il peut être employé littéralement (ventre) et aussi dans des expressions sur la maternité et la bénédiction (“heureux le ventre qui t’a porté”), ou parfois pour parler des appétits (“leur dieu, c’est leur ventre”). Ainsi, γαστήρ relie désir et vie : appétit ou fécondité, selon le contexte. En somme, γαστήρ désigne le ventre : lieu du besoin et/ou de la vie portée.
Aujourd’hui, le ventre est biologique, mais aussi langage des pulsions (“suivre son ventre”). γαστήρ, bibliquement, aide à parler de la dignité de la vie portée et du discernement des appétits. Clarification : bénir la maternité n’est pas idolâtrer; c’est reconnaître un don. Et dénoncer le “ventre” comme idole, c’est dénoncer la domination des appétits. En prédication exégétique, γαστήρ permet de parler du corps comme lieu de don et de tentation : à recevoir et à orienter vers Dieu.
γαστήρ = ventre/sein; dans les récits de naissance, désigne le ventre maternel (grossesse) ou l’état “être enceinte”. Dans Tt 1,12, l’expression “ventres paresseux” est figurée (appétits / paresse).
Registre corps/maternité : grossesse, enfantement, fragilité. Parfois registre moral (Tt 1) : ‘ventres paresseux’ = appetits/paresse.
ventre; sein; grossesse
Co-texte naissance/accouchement → ‘enceinte/ventre’. Co-texte moral (Tt 1,12) → ‘ventres’ (gourmands).
Ne pas forcer une ‘métaphore spirituelle’ : la plupart des occurrences sont littérales (grossesse). Et quand c’est figuré (Tt 1), c’est une critique d’appétits/paresse, pas la grossesse.
κοιλία (koilia) = ventre/entrailles (autre terme fréquent) : suivre le contexte.
- Nuance principale : littéral (grossesse/ventre). - Exception notable : emploi figuré pour appétits/paresse (Tt 1,12).