Enfanter; engendrer; mettre au monde (יָלַד — yālad).
La naissance est un langage d’alliance : Dieu donne une descendance, maintient une lignée, accomplit des promesses malgré la stérilité. Les généalogies ne sont pas des listes froides : elles racontent la fidélité de Dieu à travers les générations. Yālad peut aussi devenir image prophétique : un temps nouveau “naît”, Sion enfante un peuple. L’arrière-plan sémitique relie donc engendrement et promesse : Dieu est celui qui fait vivre et qui fait surgir un avenir.
On peut trouver les généalogies ennuyeuses. Ce verbe rappelle qu’elles portent une théologie : continuité, promesse, fidélité. Dans les images, enfanter parle d’un commencement réel, parfois douloureux, mais porteur d’espérance. Le contexte décidera du sens, mais l’idée clé est : donner la vie / faire surgir une lignée.
Verbe : enfanter/engendrer; base des généalogies et des images de naissance (nouveau départ, promesse).
Sert à établir des lignées (généalogies) et à exprimer des images de naissance (promesse, salut, peuple nouveau).
mettre au monde; engendrer
enfanter
Gn 5,3; Es 66,7-9; Ps 2,7
H3205
yalad
Distinguer (A) la mère enfante, (B) le père engendre, (C) emploi figuré (nation, sagesse, souffrance qui enfante). Le co-texte tranche. Dans les généalogies, rester factuel; dans les images, suivre le passage.
Registre familial/alliance : filiation, promesse, continuité. Sert aussi au registre prophétique : douleur qui enfante, naissance comme salut. Le passage précise s’il est littéral ou figuré.