Repères automatiques — Ge 14,10; Ge 19,20; Ge 39,12; Ge 39,13; Ge 39,15; Ge 39,18; Ex 4,3; Ex 9,20; Ex 14,25; Ex 14,27; Ex 21,13; Lv 26,17; Lv 26,36; Nb 10,35; Nb 16,34; Nb 35,6; Nb 35,11; Nb 35,15; Nb 35,25; Nb 35,26
H5127
s’éloigner d’un danger
Dans les récits bibliques, fuir met le corps en mouvement avant qu’il ne soit trop tard. Joseph laisse son vêtement dans la main de la femme de Potiphar et sort dehors, refusant le mal au prix d’une accusation. Lot demande une ville proche où s’enfuir lorsque le jugement approche. Sur un champ de bataille, soldats et rois tournent le dos, cherchent la montagne ou tombent dans leur fuite. Pour l’homicide involontaire, des villes sont préparées afin qu’il puisse fuir le vengeur du sang et attendre un jugement. Le chemin, la distance et le refuge comptent autant que le départ. Lorsque l’alliance est méprisée, la peur peut faire fuir devant une simple feuille agitée. Le verbe révèle donc courage ou panique selon la cause. Il n’idéalise pas toujours le fait de rester. Parfois, la fidélité exige précisément de quitter la scène. Nus inscrit le danger dans l’espace : sortir, courir, franchir une limite et atteindre ou manquer l’abri.
Un regard grec analyse nus comme un mouvement rapide hors d’une menace, d’un poursuivant ou d’une tentation. Le sujet quitte un lieu, cherche un refuge et peut sauver sa vie. Les rois fuient une bataille, Lot cherche une petite ville, Joseph abandonne son vêtement pour sortir de la maison. Ces scènes partagent l’éloignement, mais leurs causes et leur valeur diffèrent. Fuir peut être prudence, peur, défaite ou obéissance. Le verbe ne dit pas à lui seul si la fuite est juste. Dans les lois, la ville de refuge offre une destination au meurtrier involontaire; la fuite entre alors dans une procédure de protection et de jugement. Dans les malédictions, un peuple fuit même sans poursuivant, signe de terreur et de rupture. La logique relie danger perçu, décision de partir, direction et issue. Il faut distinguer fuir de poursuivre, se cacher ou simplement voyager. Nus exprime la rupture urgente avec la position précédente, souvent avant que le danger ne saisisse le sujet.
Nus désigne le départ urgent par lequel on s’éloigne d’un danger, d’un poursuivant ou d’une situation menaçante. Le français « fuir » garde cette orientation concrète : quitter une position pour chercher une issue. Le lecteur peut suivre la menace, le trajet et la destination pour comprendre la fonction du mouvement. Genèse 19,20 présente la demande d’une ville proche où trouver un abri. Genèse 39,12 montre Joseph sortant après avoir laissé son vêtement pour échapper à une sollicitation mauvaise. Ces appuis éclairent protection de la vie et rupture fidèle avec une situation, sans faire de toutes les fuites le même événement. Les usages militaires concernent aussi la déroute; ceux des villes de refuge inscrivent le déplacement dans une protection organisée. Le départ peut donc être choisi, commandé ou subi sous la pression. Sa valeur dépend de la cause et de l’issue racontées. Fuir n’est pas nécessairement lâcheté, mais ne garantit pas davantage la sécurité. Ce mouvement reste distinct de se cacher sur place ou de voyager sans menace.
Le domaine comprend maison, vêtement, route, montagne, bataille, catastrophe et ville de refuge. Le sujet abandonne parfois biens ou position, franchit une distance et cherche une limite protectrice. Poursuivants et témoins donnent à la fuite sa tension. Portes, routes et relief déterminent l'évasion; un vêtement peut rester aux mains du poursuivant et une ville offrir protection. La vitesse et la distance deviennent décisives pour atteindre l'asile.
s’enfuir; échapper; se retirer
Identifier la menace, la destination et l’issue. Ne pas tirer une règle morale universelle du mouvement seul, car la valeur dépend de la situation. Il ne faut pas appeler manque de foi toute retraite, ni justifier toute fuite sans examiner responsabilités et personnes abandonnées.
Ne pas présenter toute fuite comme lâcheté ni comme image spirituelle. Joseph fuit fidèlement, des armées fuient vaincues et l’homicide involontaire gagne un refuge légal. La fuite peut échouer, mener vers un piège ou protéger temporairement; le verbe seul ne garantit pas le salut recherché.
À distinguer de se cacher sur place, voyager sans menace et être chassé passivement. Nus exprime le départ actif et urgent du sujet.
Le verbe couvre fuite militaire, échappée personnelle, départ devant un jugement et recours à une ville de refuge. Les impératifs appellent parfois à fuir; d’autres formes décrivent une déroute involontaire. Nus peut être commandé, choisi ou subi dans la panique. Le sujet fuit devant une personne, une armée, un jugement ou une peur sans poursuivant visible.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Un lecteur moderne peut opposer fuir à faire face et considérer toute fuite comme lâcheté. Les passages bibliques refusent cette règle simple. Joseph fuit une sollicitation mauvaise; son départ est une rupture fidèle. L’armée vaincue fuit parce qu’elle ne peut résister, tandis que l’homicide involontaire court vers une protection légale. Le même mouvement reçoit donc des valeurs différentes. Il ne faut pas non plus spiritualiser chaque fuite comme abandon du péché : beaucoup d’emplois concernent guerre, catastrophe ou poursuite. Le contexte précise le danger réel et la destination. Une fuite sans refuge peut prolonger la détresse; une ville préparée peut sauver. Le verbe n’implique pas toujours la peur intérieure, même si celle-ci accompagne souvent l’action. Il décrit d’abord l’éloignement urgent. Pour comprendre nus, il faut demander de quoi le sujet fuit, vers où, et avec quel résultat. La clarification protège à la fois contre la glorification du courage immobile et contre l’approbation automatique de tout retrait.
Motif : Départ urgent, danger et destination présentés positivement; courage et lâcheté restent des évaluations contextuelles. Nombre de mots : 156 → 168.