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engendrer — ἀποκυέω — apokueō

Sens (principal)

Engendrer, faire naître, produire.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἀποκυέω signifie produire, enfanter, mettre au monde. Sa logique grecque peut être biologique, mais elle peut aussi devenir imagée : une cause produit un résultat. Le mot attire donc l’attention sur une chaîne de génération. Il ne décrit pas seulement l’apparition d’une chose, mais le fait qu’elle provient d’une source. Pour le comprendre, il faut identifier ce qui enfante, ce qui est enfanté, et quelle relation de cause à effet le co-texte établit. Cette nuance est importante, parce que le mot peut montrer qu’une réalité visible a été préparée intérieurement. Il ne faut pas le réduire à une image physique. Dans un emploi moral ou spirituel, ἀποκυέω peut décrire le passage d’un désir à un acte, d’une parole à un fruit, d’une origine à une conséquence. Le mot oblige à penser la continuité entre source et résultat. Il ne présente pas le fruit comme un accident isolé. Il met en valeur le processus qui conduit à une naissance ou à une production. Sa force est de rendre visible la logique interne d’une cause qui arrive à maturité et donne naissance à quelque chose.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique utilise souvent les images de naissance, de fruit et de génération pour parler des conséquences profondes d’une réalité intérieure. L’Ancien Testament associe volontiers racine et fruit, semence et moisson, conception et enfantement. Cette sensibilité éclaire ἀποκυέω. Le mot ne parle pas seulement d’un événement final ; il invite à regarder ce qui l’a produit. Dans l’univers biblique, les actes ont une généalogie. Une parole, un désir, une confiance ou une révolte peut porter du fruit. Pour un lecteur moderne, on isole souvent l’acte visible : on juge le résultat sans toujours regarder le processus intérieur. La pensée biblique, elle, demande de discerner la source. ἀποκυέω met en lumière cette continuité : ce qui naît vient de quelque chose. Le mot peut donc aider à comprendre comment une réalité morale ou spirituelle mûrit avant de devenir visible. Il ne s’agit pas de fatalisme. Il s’agit d’une logique de fécondité : une semence produit selon sa nature. Le mot invite à examiner l’origine, la maturation et le fruit, au lieu de considérer le résultat comme surgissant sans racine.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre « enfanter » comme une image un peu ancienne ou simplement biologique. ἀποκυέω demande une lecture plus large. Le mot peut désigner une naissance réelle, mais aussi la production d’un résultat à partir d’une cause. La clarification importante est donc de ne pas s’arrêter à l’image. Il faut repérer la dynamique : qu’est-ce qui produit quoi ? Dans une culture qui explique souvent les comportements par des circonstances immédiates, ce mot rappelle la continuité entre origine et fruit. Une action visible peut être le résultat d’un désir, d’une pensée, d’une orientation ou d’un processus déjà en cours. ἀποκυέω ne décrit pas seulement le moment final ; il signale une maturation. Il faut aussi éviter un contresens fataliste : le mot ne dit pas que tout résultat est inévitable. Il montre plutôt qu’une source, lorsqu’elle est accueillie ou développée, peut produire un fruit correspondant. Pour comprendre le mot, il faut donc lire la chaîne entière. Sa nuance moderne pourrait être formulée ainsi : une réalité intérieure ou première finit par produire quelque chose de visible. Le mot aide à penser les conséquences non comme des accidents, mais comme des fruits.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe exprime la naissance ou la production d’un effet.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

La convoitise, lorsqu’elle est accueillie, engendre le péché ; le péché accompli produit la mort.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre tentation subie et péché engendré : Jacques distingue les étapes.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour évoquer l’enfantement, la naissance ou la production d’un résultat.

Antonymes / contrastes (FR)

stériliser, empêcher, arrêter

Synonymes / proches (FR)

engendrer, produire, enfanter, faire naître

À ne pas confondre avec…

Créer ex nihilo ou donner une vie bonne.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

engendrer

Versets clés (liste)

Jc 1,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0616

Lemme / racine (optionnel)

ἀποκυέω / κυέω

Prononciation — (aide remplissage)

a-po-ku-E-o

Translit. — NOYAU

apokueō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
PéchéFoi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : enfanter/produire un résultat. Option B : concevoir au sens physique strict. Dans Jc 1,12–18, le mot apparaît dans la chaîne désir → péché → mort ; le co-texte fait préférer l’Option A. La nuance est causale : Jacques décrit ce que le désir désordonné produit, non une définition biologique autonome.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jc 1,12–18 — Jc 1,15 : Option A : produire un fruit moral ; Option B : mettre au monde au sens littéral. La progression du désir au péché puis à la mort fait préférer l’Option A. La nuance est imagée et causale : le péché n’apparaît pas comme un accident isolé, mais comme le produit d’une convoitise accueillie.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine moral et anthropologique. Jacques décrit le mécanisme intérieur de la tentation avec une image biologique forte.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune