🇬🇷

enivrer — μεθύω — methyō

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
12. Apocalypse
Versets clés (liste)

Ap 17,1–8

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3184

Sens (principal)

S’enivrer, être rempli de vin ou d’une ivresse symbolique.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le vin peut être bénédiction, joie et signe d’abondance, mais l’ivresse est souvent associée à la perte de discernement, à la honte, à la violence ou au jugement. L’Ancien Testament connaît des récits où l’ivresse expose la faiblesse humaine, mais aussi des images prophétiques où les nations boivent la coupe de la colère et chancellent. Cette sensibilité éclaire μεθύω. S’enivrer ne signifie pas seulement boire trop ; c’est entrer dans un état où une puissance extérieure gouverne la perception. Pour un lecteur moderne, l’ivresse peut être vue comme divertissement, relâchement ou excès privé. La pensée biblique y voit souvent une atteinte à la vigilance. Le mot invite donc à discerner ce qui enivre : vin, luxe, pouvoir, jugement, séduction ou colère divine. μεθύω rappelle que l’être humain peut être dominé par ce qu’il absorbe, désire ou célèbre. Il ne condamne pas toute joie créée, mais il avertit contre une joie qui devient perte de maîtrise et incapacité d’entendre Dieu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe μεθύω signifie être ivre, s’enivrer, être sous l’effet du vin ou d’une boisson forte. Sa logique grecque part d’un état concret : la personne n’est plus sobre, son jugement et sa maîtrise sont atteints. Le mot peut décrire une ivresse physique, mais il peut aussi, selon le co-texte, servir d’image pour une intoxication morale, économique ou spirituelle. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : qui est enivré ? par quoi ? avec quel effet ? μεθύω ne parle pas seulement de plaisir ; il indique une domination par ce qui est absorbé. L’ivresse modifie la perception, la parole, les gestes et la capacité de discernement. Sa nuance centrale est celle d’une perte de sobriété sous l’influence d’une réalité consommée. Le co-texte peut associer l’ivresse à la fête, au jugement, à la débauche, à la violence ou à la séduction. Le mot invite donc à lire l’effet produit : ce qui enivre promet souvent joie ou puissance, mais peut conduire à l’égarement, à l’insensibilité ou à la chute.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut réduire μεθύω à l’alcool au sens strict. Le mot signifie bien être ivre ou s’enivrer, mais son usage biblique peut parfois élargir l’image. La clarification principale est de regarder ce qui produit l’ivresse et quel état en résulte. L’ivresse n’est pas seulement une quantité consommée ; c’est une domination de la personne par ce qui altère son discernement. Dans une culture qui valorise parfois la désinhibition comme liberté, μεθύω rappelle que perdre la sobriété n’est pas neutre. Une personne peut être enivrée par une boisson, mais aussi, par image, par le pouvoir, le luxe, la violence ou la séduction selon le co-texte. Il faut éviter de moraliser mécaniquement chaque mention du vin, car la Bible connaît aussi la joie. Mais l’ivresse signale une perte de maîtrise. Sa nuance centrale est une conscience altérée, sous influence. Le mot aide à poser une question lexicale précise : qu’est-ce qui prend le contrôle de la perception et de la conduite dans cette scène ?

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Babylone est présentée comme enivrée par la violence faite aux saints, révélant sa corruption profonde.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine moral, politique et apocalyptique. L’ivresse révèle un système qui se nourrit de violence et d’idolâtrie.

Notes prédicateur (optionnel)

Babylone ne pèche pas seulement par excès : elle trouve son ivresse dans ce qui détruit les témoins de Dieu.

Synonymes / proches (FR)

s’enivrer, être ivre, se remplir, être grisé

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : ivresse symbolique liée à la corruption de Babylone. Option B : simple état d’ébriété. Dans Ap 17, le co-texte de la femme, de la bête, des abominations et du sang des saints fait préférer l’Option A. La nuance décrit une saturation de violence et d’idolâtrie, non une scène de boisson ordinaire.

Pièges lexicaux

Ne pas limiter au vin littéral ; le contexte parle d’une ivresse de sang et de persécution.

À ne pas confondre avec…

Joie, plénitude de l’Esprit, célébration saine.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ap 17,1–8 — Option A : ivresse de Babylone liée au sang des saints et à la corruption ; Option B : ébriété ordinaire. Le co-texte de la prostituée, de la bête et des abominations fait préférer l’Option A. La nuance est judiciaire et symbolique : l’ivresse révèle une puissance séduisante et coupable devant Dieu.

Champs sémantiques
NarratifJugement
Sens (principal)

S’enivrer, être rempli de vin ou d’une ivresse symbolique.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe μεθύω signifie être ivre, s’enivrer, être sous l’effet du vin ou d’une boisson forte. Sa logique grecque part d’un état concret : la personne n’est plus sobre, son jugement et sa maîtrise sont atteints. Le mot peut décrire une ivresse physique, mais il peut aussi, selon le co-texte, servir d’image pour une intoxication morale, économique ou spirituelle. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : qui est enivré ? par quoi ? avec quel effet ? μεθύω ne parle pas seulement de plaisir ; il indique une domination par ce qui est absorbé. L’ivresse modifie la perception, la parole, les gestes et la capacité de discernement. Sa nuance centrale est celle d’une perte de sobriété sous l’influence d’une réalité consommée. Le co-texte peut associer l’ivresse à la fête, au jugement, à la débauche, à la violence ou à la séduction. Le mot invite donc à lire l’effet produit : ce qui enivre promet souvent joie ou puissance, mais peut conduire à l’égarement, à l’insensibilité ou à la chute.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le vin peut être bénédiction, joie et signe d’abondance, mais l’ivresse est souvent associée à la perte de discernement, à la honte, à la violence ou au jugement. L’Ancien Testament connaît des récits où l’ivresse expose la faiblesse humaine, mais aussi des images prophétiques où les nations boivent la coupe de la colère et chancellent. Cette sensibilité éclaire μεθύω. S’enivrer ne signifie pas seulement boire trop ; c’est entrer dans un état où une puissance extérieure gouverne la perception. Pour un lecteur moderne, l’ivresse peut être vue comme divertissement, relâchement ou excès privé. La pensée biblique y voit souvent une atteinte à la vigilance. Le mot invite donc à discerner ce qui enivre : vin, luxe, pouvoir, jugement, séduction ou colère divine. μεθύω rappelle que l’être humain peut être dominé par ce qu’il absorbe, désire ou célèbre. Il ne condamne pas toute joie créée, mais il avertit contre une joie qui devient perte de maîtrise et incapacité d’entendre Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut réduire μεθύω à l’alcool au sens strict. Le mot signifie bien être ivre ou s’enivrer, mais son usage biblique peut parfois élargir l’image. La clarification principale est de regarder ce qui produit l’ivresse et quel état en résulte. L’ivresse n’est pas seulement une quantité consommée ; c’est une domination de la personne par ce qui altère son discernement. Dans une culture qui valorise parfois la désinhibition comme liberté, μεθύω rappelle que perdre la sobriété n’est pas neutre. Une personne peut être enivrée par une boisson, mais aussi, par image, par le pouvoir, le luxe, la violence ou la séduction selon le co-texte. Il faut éviter de moraliser mécaniquement chaque mention du vin, car la Bible connaît aussi la joie. Mais l’ivresse signale une perte de maîtrise. Sa nuance centrale est une conscience altérée, sous influence. Le mot aide à poser une question lexicale précise : qu’est-ce qui prend le contrôle de la perception et de la conduite dans cette scène ?

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe décrit l’état d’ivresse, utilisé dans Apocalypse 17 pour parler de corruption et de violence spirituelle.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Babylone est présentée comme enivrée par la violence faite aux saints, révélant sa corruption profonde.

Pièges lexicaux

Ne pas limiter au vin littéral ; le contexte parle d’une ivresse de sang et de persécution.

Usage biblique (mini)

Employé pour être ivre ou s’enivrer, littéralement ou figurativement.

Antonymes / contrastes (FR)

être sobre, veiller, se maîtriser

Synonymes / proches (FR)

s’enivrer, être ivre, se remplir, être grisé

À ne pas confondre avec…

Joie, plénitude de l’Esprit, célébration saine.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

me-thu-O

Translit. — NOYAU

methyō

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : ivresse symbolique liée à la corruption de Babylone. Option B : simple état d’ébriété. Dans Ap 17, le co-texte de la femme, de la bête, des abominations et du sang des saints fait préférer l’Option A. La nuance décrit une saturation de violence et d’idolâtrie, non une scène de boisson ordinaire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ap 17,1–8 — Option A : ivresse de Babylone liée au sang des saints et à la corruption ; Option B : ébriété ordinaire. Le co-texte de la prostituée, de la bête et des abominations fait préférer l’Option A. La nuance est judiciaire et symbolique : l’ivresse révèle une puissance séduisante et coupable devant Dieu.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine moral, politique et apocalyptique. L’ivresse révèle un système qui se nourrit de violence et d’idolâtrie.