Ensevelir : poser le corps dans la terre, acte qui clôture le récit de vie tout en annonçant, dans le contexte biblique, la transition vers l’espérance de résurrection.
Le verbe “ensevelir” (θάπτω) relève d’une logique grecque très concrète : traiter un corps, accomplir un rite funéraire, clore un événement. Narrativement, l’ensevelissement marque une transition : la mort est confirmée, le récit passe à une autre étape (deuil, mémoire, attente). Dans l’argumentation, ensevelir peut aussi devenir une image : être “enseveli” avec quelqu’un, participer à une réalité, quitter un ancien état. Le geste est finalisant : on met à l’écart, on ferme, on prépare la suite. La profondeur grecque se voit dans la structure : mort → ensevelissement → suite (résurrection, mémoire, ou transformation). Le verbe insiste sur la réalité matérielle : un corps est réellement traité, ce qui rend ensuite toute “résurrection” ou “espérance” non abstraite mais enracinée dans le réel.
Dans l’arrière-plan biblique, ensevelir est un acte d’honneur, de mémoire et d’appartenance : être enterré “avec ses pères”, dans la terre, dans l’histoire d’un peuple. L’ensevelissement exprime aussi la limite : l’humain retourne à la poussière. Mais il peut porter une espérance : Dieu n’abandonne pas, il rachète, il relève. Les récits d’AT montrent l’importance d’un lieu de sépulture, d’une promesse (terre), et d’une fidélité qui traverse la mort. L’image est donc double : (1) humilité (poussière), (2) espérance (Dieu se souvient). Ensevelir, ce n’est pas nier la vie; c’est reconnaître la réalité de la mort tout en laissant place à la promesse de Dieu.
Une clarification moderne rappelle que la Bible assume la matérialité : la mort n’est pas une simple “transition spirituelle”, et l’ensevelissement est un geste réel. Cela protège contre une spiritualisation qui minimiserait le deuil. En même temps, le texte biblique ouvre une espérance : l’ensevelissement n’est pas le dernier mot. On peut aussi distinguer : rite culturel (pratiques funéraires) et message théologique (dignité du corps, valeur de la mémoire, espérance de résurrection). Pour un lecteur contemporain, le verbe peut éclairer : (1) comment honorer la mort avec sobriété, (2) comment vivre une espérance qui ne nie pas la peine, (3) comment penser la résurrection comme réponse de Dieu à une mort réelle, et non comme simple métaphore.
Dans le texte biblique, « ensevelir » désigne le placement du corps dans la terre, marquant la clôture du récit de vie et ouvrant la perspective d’une résurrection pleine d’espérance.
θάπτω = ensevelir. Dans les récits, désigne l’acte concret de mettre un corps au tombeau (clôture de la mort, début du deuil, et parfois préparation de l’espérance de résurrection).
Ne pas spiritualiser le verbe : il décrit d’abord un acte funéraire réel.
Verbe de récit : acte funéraire (enterrement), souvent au cœur des récits de mort/espérance (tombeau, résurrection).
déterrer; exhumer
enterrer; inhumer; mettre au tombeau
θησαυρίζω (ensevelir au sens cacher) : ici c’est l’enterrement du corps.
ensevelir
Mt 27,60; Ac 2,29
G1779
entaphiazō
- Acte concret confirmant la mort (mise au tombeau). - Peut souligner l’honneur rendu au corps ou la transition narrative vers la résurrection (selon péricope).
Registre funéraire/social : rites, deuil, tombeau. Le geste marque la dignité du corps et la réalité de la mort, tout en ouvrant (selon contexte) vers l’espérance biblique.