Entreprendre; prendre en main; essayer (mettre la main à).
Le verbe indique une action volontaire : “plusieurs ont entrepris” de composer un récit. Dans la logique du prologue, cela situe Luc dans un paysage déjà existant : il y a eu des tentatives de mise par écrit. Le terme sert de point de départ à l’argument : puisque d’autres ont entrepris, Luc entreprend aussi — mais avec une méthode précise (recherche exacte, ordre) et un but (certitude). Le grec exprime donc l’initiative et l’effort, non un événement passif. Il prépare la comparaison implicite : plusieurs ont commencé; Luc va écrire de façon suivie.
La Bible transmet les œuvres de Dieu par mémoire et récit : on raconte ce que Dieu a fait, pour instruire le peuple. L’idée d’“entreprendre” une narration rejoint cette culture de transmission fidèle (Deutéronome : raconter aux enfants). Dans l’arrière-plan biblique, écrire/raconter sert à garder la vérité d’alliance, pas à produire un mythe. Luc s’inscrit dans cette logique : mettre en récit les actes de Dieu accomplis en Jésus. Cela rappelle que la foi biblique se transmet dans une histoire racontée et reçue.
On peut entendre « entreprendre » comme un mot banal. Dans Luc 1, il signale un travail conscient : des personnes ont essayé de mettre les faits en ordre, et Luc fait de même avec soin. Clarification : l’Évangile n’est pas une improvisation; c’est une transmission réfléchie. Le mot sert à introduire la question de la fiabilité et de la méthode. Il aide à lire le prologue comme un préambule historique, pas comme une légende.
Verbe : « entreprendre / essayer de faire » (initiative).
En Lc 1,1, il s’agit d’une initiative de rédaction : plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements accomplis. Le mot sert à situer l’effort littéraire/historique préalable à celui de Luc.
Le verbe peut être positif, neutre ou négatif selon le contexte. Ici, il ne signifie ni “agresser” ni “magie” : c’est une initiative de rédaction. Ne pas sur-interpréter comme une attaque contre les autres récits.
Lc 1,1 : entreprendre de composer un récit. Ailleurs (Ac 9,29; 19,13) : tenter/chercher à faire quelque chose (hostile ou maladroit selon contexte).
s’abstenir; renoncer; négliger
entreprendre; se mettre à; essayer; tenter
Ne pas confondre avec un verbe qui signifie forcément « réussir ». ἐπιχειρέω peut être une tentative (réussie ou non). Ici (Lc 1,1) : initiative neutre, pas action violente.
entreprendre
Lc 1,1; Ac 9,29; Ac 19,13
G2021
é-pi-khi-RÉ-ô (epicheireō)
epicheireo
Dans Lc 1,1, le sujet est « plusieurs » qui se mettent à composer un récit. Le co-texte impose un sens neutre : entreprendre/essayer de rédiger, pas “tenter de tuer” (Ac 9,29) ni “exorciser” (Ac 19,13). Donc ici : initiative littéraire/historique. Ne pas moraliser le verbe : Luc ne critique pas forcément ces tentatives; il situe son propre travail par rapport à elles. Garder le sens dans l’introduction : un effort de rédaction.
- Lc 1,1 : « entreprendre » = se mettre à rédiger un récit des faits. L’indice est l’objet : « composer un récit ». - Ac 19,13 : le même verbe peut prendre le sens « essayer/tenter » (des exorcistes). Le contexte décide.
Registre initiative / entreprise : se mettre à faire quelque chose de manière délibérée. Ici, l’univers est celui de la rédaction et de la recherche : entreprendre de composer un récit ordonné.