Envoyer avec; accompagner dans l’envoi.
συμπέμπω signifie envoyer avec, faire accompagner, dépêcher quelqu’un en l’associant à un autre ou à une mission. Dans les récits et les épîtres, le verbe sert à montrer la dimension communautaire de la mission : on n’agit pas en isolé, on est envoyé avec, on est accompagné, on est relié à une Église ou à des frères. Logiquement, συμπέμπω indique souvent une action intentionnelle : une communauté choisit, désigne et envoie, ce qui donne un cadre et une autorité à la démarche. Le verbe peut aussi souligner la sécurité et la crédibilité : celui qui est envoyé n’est pas un aventurier, il est mandaté. Ainsi, συμπέμπω fonctionne comme un marqueur d’organisation ecclésiale : la mission s’exprime par des envois, des compagnonnages, des relais. Cela permet d’interpréter les déplacements non comme des détails logistiques, mais comme des actes relationnels : envoyer avec, c’est partager la charge, préserver l’unité, et manifester une communion. Le mot sert donc à lire les textes où des messagers sont envoyés : derrière l’action, il y a un réseau de communion et une responsabilité partagée.
La Bible présente souvent la mission et le témoignage comme une réalité communautaire : Dieu envoie, mais il envoie aussi avec des compagnons, et il confirme par des témoins. Dans l’AT, les envoyés de Dieu ne sont pas toujours seuls : des prophètes agissent en relation avec des groupes, et la loi demande souvent deux ou trois témoins pour établir une affaire. Cette sensibilité au “avec” rejoint συμπέμπω : accompagner, envoyer avec, c’est renforcer la fiabilité et la communion. La pensée sémitique comprend aussi l’hospitalité et l’escorte : accompagner quelqu’un sur la route, c’est participer à sa mission et garantir un passage plus sûr. Dans le NT, les voyages missionnaires reprennent cette logique : l’Église envoie, soutient, et accompagne, montrant une solidarité d’alliance. Ainsi, συμπέμπω s’inscrit dans une vision biblique où la mission est portée par un peuple : on ne se représente pas soi-même, on est envoyé par une communauté rassemblée par Dieu. Le “avec” devient un signe concret de la communion du peuple de Dieu.
On peut lire “envoyer avec” comme un simple détail d’organisation. Dans le NT, ce type de verbe montre une logique de communion : la mission est partagée, encadrée, et vécue en équipe. Clarification : ce n’est pas seulement “travailler en groupe”, c’est manifester une unité et une responsabilité : la communauté envoie, accompagne, et soutient. Cela aide à lire les textes sans les réduire à un héroïsme individuel : les messagers sont reliés à des Églises, à des frères, et à un mandat. En prédication exégétique, συμπέμπω sert donc à mettre en lumière la dimension ecclésiale et relationnelle de la mission : l’Évangile se transmet dans des liens, par des envois reconnus, et non dans une démarche solitaire auto-validée.
Envoyer ensemble/avec quelqu’un; utilisé pour l’envoi de frères avec une mission.
2 Co 8.18,22: Paul envoie des frères avec Tite pour la collecte; notion d’accompagnement et de confiance.
Ne pas réduire à «voyager ensemble»: c’est l’envoi officiel «avec».
Dans l’œuvre, Dieu aime l’envoi en équipe: complémentarité, protection, transparence.
envoyer seul; isoler
envoyer avec; accompagner; dépêcher avec
συνοδεύω (synodeuo) = accompagner (voyage); συμπέμπω concerne l’acte d’envoi (commission).
envoyer avec
2 Corinthiens 8.18; 2 Corinthiens 8.22
G4842
σύν + πέμπω
soom-pem’-po
sumpempo