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envoyer — ἐκπέμπω — ekpempo

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Envoyer; faire partir.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἐκπέμπω signifie envoyer dehors, expédier, faire partir, avec l’idée d’un envoi effectif qui met quelqu’un en mouvement. Le préfixe ἐκ- peut marquer la sortie : on envoie à partir d’un lieu, on fait sortir un messager, on dépêche quelqu’un vers une destination. Logiquement, le verbe suppose une initiative et un but : celui qui envoie exerce une autorité ou une responsabilité, et celui qui est envoyé représente une parole, une mission ou une action. Dans les récits, ἐκπέμπω sert donc à structurer l’action : un message est porté, une décision est communiquée, une personne est dépêchée. Le mot met souvent en relief la dimension relationnelle de l’envoi : on n’agit pas seulement pour soi; on envoie quelqu’un vers d’autres, ce qui crée un lien entre l’expéditeur et les destinataires. Il peut aussi avoir une nuance d’urgence ou de nécessité : envoyer pour prévenir, pour chercher, pour annoncer. Ainsi, ἐκπέμπω aide à lire certains passages comme des scènes de mission ou de communication officielle : une parole sort, une personne part, et le récit avance. Le verbe souligne que la foi biblique se transmet par des envois concrets : des témoins sont dépêchés, des messages sont portés, et l’histoire se déploie par ces relais.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible est remplie de l’idée d’envoi : Dieu envoie des prophètes, des messagers, et il envoie même son serviteur pour accomplir sa parole. La pensée sémitique comprend l’envoi comme mandat : l’envoyé porte l’autorité de celui qui envoie, et il représente sa parole. Dans l’AT, le “messager” (mal’ak) peut être humain ou angélique; il est celui qui porte une parole et qui agit au nom d’un autre. Cette logique éclaire ἐκπέμπω : l’envoi n’est pas un déplacement neutre, c’est un acte de mandat. On “envoie” pour déclarer, avertir, rassembler, ou consoler, selon le contexte. La pensée d’alliance voit aussi l’envoi comme signe de la fidélité de Dieu : Dieu ne laisse pas son peuple sans parole; il envoie. Dans le NT, cette dynamique se concentre sur la mission : le Messie envoie ses disciples, et l’Église envoie des serviteurs. Ainsi, ἐκπέμπω résonne avec l’imaginaire biblique du mandat : une parole sort, un témoin part, et Dieu dirige l’issue. L’envoi devient un moyen par lequel Dieu fait avancer son dessein dans l’histoire.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot “envoyer” peut être entendu aujourd’hui comme une action logistique (envoyer un mail, envoyer quelqu’un faire une course). ἐκπέμπω, bibliquement, renvoie souvent à un envoi porteur de mandat : quelqu’un est dépêché avec une parole, une mission ou une responsabilité. Clarification : l’envoi n’est pas seulement mouvement; il est représentation. Celui qui est envoyé agit au nom de celui qui envoie, et cela donne au récit une structure : décision → envoi → rencontre → réponse. En prédication exégétique, ἐκπέμπω aide à voir la dimension concrète de la transmission : Dieu et son peuple ne travaillent pas seulement par idées abstraites, mais par des envois réels de témoins. Le mot corrige aussi une vision individualiste : la mission est souvent communautaire, car une communauté envoie et soutient. Ainsi, ἐκπέμπω permet de lire “envoyer” comme un acte de mandat et de communication, qui fait avancer l’histoire du salut et la vie de l’Église.

Courte description — (aide remplissage)

Envoyer au dehors / faire partir (rare dans le NT).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Actes 13.4: envoyés par le Saint-Esprit; Actes 17.10: faire partir Paul et Silas de nuit.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec «expulser» systématiquement: c’est surtout «faire partir/envoyer».

Usage biblique (mini)

Souligne une sortie/mission ou un départ concret, souvent sous une direction divine.

Antonymes / contrastes (FR)

retenir; garder; rappeler

Synonymes / proches (FR)

envoyer; expédier; faire partir

À ne pas confondre avec…

ἐκβάλλω (chasser/expulser) : expulsion; ἐκπέμπω vise plutôt “envoyer/faire partir” (mise en route).

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

envoyer

Versets clés (liste)

Actes 13.4; Actes 17.10

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1599

Lemme / racine (optionnel)

ἐκ + πέμπω

Prononciation — (aide remplissage)

ek-pem'-po

Translit. — NOYAU

ekpempo

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre déplacement/mission : faire partir, expédier, envoyer “au dehors” (départ concret, parfois sous direction de l’Esprit). Sert à marquer une transition de scène ou le lancement d’une mission.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)