appeler auprès de; encourager; exhorter; consoler; supplier (selon contexte)
παρακαλέω signifie appeler auprès de soi, exhorter, encourager, consoler, supplier selon le contexte. Le verbe est riche : il peut être une parole qui fortifie (encouragement), une parole qui corrige (exhortation), ou une parole qui apaise (consolation). Logiquement, παρακαλέω implique proximité : on “vient à côté” de l’autre par la parole. Dans le NT, il est central pour la vie communautaire : exhorter les frères, consoler les affligés, encourager à tenir ferme. Il est aussi lié au Paraclet (l’Esprit) qui vient auprès. Ainsi, παρακαλέω met en relief une parole pastorale : vérité et réconfort. En somme, παρακαλέω désigne l’encouragement/exhortation : parole proche qui soutient et oriente.
L’AT connaît la consolation de Dieu : “consolez mon peuple”, et l’encouragement des sages. La pensée sémitique comprend que la parole peut relever : bénir, fortifier, rappeler les promesses. Les prophètes exhortent aussi : revenir, tenir ferme. Ainsi, παρακαλέω résonne avec la double fonction prophétique : consoler et appeler. Dans le NT, cette dynamique devient communautaire : l’Église se construit par des paroles qui encouragent et corrigent.
Aujourd’hui, encourager est parfois réduit à flatter, et exhorter à moraliser. παρακαλέω unit les deux : une parole qui soutient et qui appelle à avancer. Clarification : la consolation biblique n’est pas nier la réalité; c’est y apporter la promesse. En prédication exégétique, παρακαλέω aide à former une culture d’édification : parler pour relever, consoler, et orienter vers la fidélité. Le mot corrige un contresens moderne : opposer vérité et encouragement. Le NT encourage dans la vérité.
Le terme grec παρακαλέω (parakaleō, G3878), traduit en français par « exhorter », désigne l’action d’encourager ou d’inciter avec bienveillance.
Dans le passage, παρακαλέω exprime soit une exhortation/encouragement, soit une consolation, soit une supplication; le co-texte précise la nuance (instruction, détresse, demande).
Ne pas confondre avec ‘ordonner’ : souvent c’est un appel persuasif. Et ne pas traduire ‘consoler’ si le contexte est plutôt une exhortation morale.
exhorter
G3878
parakaleō
Ce verbe peut signifier (A) encourager/exhorter, (B) consoler, (C) supplier/implorer. L’indice est la situation : instruction communautaire (exhorter) vs deuil/souffrance (consoler) vs requête pressante (supplier). Ne pas imposer ‘exhorter’ partout : suivre l’effet recherché par le passage.
- 1 Th 4,18 — “consolez-vous” : nuance consolation; indice : deuil/espérance. - Rm 12,1 — “je vous exhorte” : appel à une réponse de foi; indice : instruction éthique. - Mc 5,10 — “il le suppliait” : nuance de requête pressante; indice : supplique.
Registre relationnel et pastoral : parole qui se tient près de l’autre pour le relever (consoler) ou le pousser au bien (exhorter). Peut aussi être une requête (supplier).