Faire connaître, rendre connu, révéler/informer.
Le verbe γνωρίζω signifie faire connaître, rendre connu, informer, révéler au sens de communiquer un contenu à quelqu’un. Il implique un passage de l’ignorance à la connaissance, mais surtout une communication volontaire : quelqu’un transmet ce qu’il sait. Logiquement, γνωρίζω met en évidence trois éléments : le sujet qui fait connaître, le contenu rendu connu, et le destinataire. Dans Jean 15,15, Jésus déclare : “Je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père.” Le verbe devient alors un pivot de relation : Jésus ne traite pas les disciples comme des serviteurs tenus à distance, mais comme des amis à qui l’on confie le cœur et la volonté. La pensée grecque consiste à voir comment la connaissance change le statut : connaissance partagée → proximité → confiance. Le garde-fou est de ne pas réduire γνωρίζω à une simple “information”. Dans l’Évangile, faire connaître implique souvent une révélation relationnelle : connaître Dieu, c’est entrer dans une communion, pas seulement accumuler des données. Ainsi, γνωρίζω participe à une dynamique d’alliance : Dieu se fait connaître, il donne son Nom, il révèle ses voies. Jésus, en faisant connaître ce qu’il a entendu du Père, se présente comme médiateur : le Père parle, le Fils communique, les disciples reçoivent, et cela produit l’obéissance (“si vous faites ce que je vous commande”). Logiquement, le verbe lie révélation et réponse : ce qui est connu devient base de fidélité. Le mot rend aussi la révélation accessible : ce n’est pas un secret réservé à une élite, c’est une communication destinée à former un peuple. Lire γνωρίζω avec précision aide donc à comprendre l’intention : Jésus n’annonce pas seulement des commandements, il communique le dessein du Père. Le disciple n’obéit pas à l’aveugle; il obéit parce qu’il comprend. Cela ne supprime pas le mystère, mais cela établit une confiance. Ainsi, γνωρίζω est un verbe de proximité : faire connaître, partager, ouvrir. Il révèle un style divin : Dieu veut être connu. Il ne se cache pas derrière des ordres arbitraires. Il parle. Et il appelle des amis, non des exécutants. Ce verbe devient donc une clé du discipulat : grandir, c’est recevoir ce que Jésus fait connaître et le garder. La foi est relationnelle : connaître la volonté du Père, et marcher dedans. Le grec met en lumière cette logique simple : communication → relation → obéissance.
Dans l’arrière-plan biblique, “connaître” n’est pas seulement comprendre; c’est vivre en relation. Dieu fait connaître son Nom, ses voies, sa loi, et ce “faire connaître” crée un peuple d’alliance. Quand Dieu se fait connaître, il ne donne pas seulement des informations; il se donne lui-même à connaître. γνωρίζω, dans Jean 15,15, s’inscrit dans cette dynamique : Jésus fait connaître ce qu’il a entendu du Père, comme Moïse transmet la parole de Dieu, mais avec une intimité plus grande. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de recevoir que Dieu veut une relation de confiance, pas une religion d’ordres incompris. Dans l’AT, le serviteur ne sait pas toujours ce que fait le maître, mais l’ami est admis dans le dessein. Dieu appelle Abraham “mon ami” parce qu’il lui révèle ce qu’il va faire. Jean 15 reprend ce motif : les disciples deviennent amis parce que Jésus leur fait connaître. La pensée hébraïque éclaire donc : la révélation est un don d’alliance. Elle transforme le statut : de la distance à la proximité. Pour un lecteur occidental moderne, cela corrige deux extrêmes : une foi purement intellectuelle (savoir des choses) et une foi purement émotionnelle (ressentir sans comprendre). La Bible appelle à un connaître relationnel : écouter, recevoir, obéir. “Faire connaître” implique aussi responsabilité : si Dieu a parlé, on ne peut pas prétendre ignorer. Le peuple de Dieu est formé par la parole communiquée. Un mot de vie auprès de Dieu est donc : demander à Dieu de se faire connaître, puis marcher dans ce qu’il révèle. Ce n’est pas une curiosité, c’est une transformation. Jésus fait connaître le cœur du Père : amour, vérité, mission. Cela ouvre aussi à la communauté : un peuple qui connaît Dieu devient un peuple qui vit la fidélité. La révélation n’est pas privée; elle devient un chemin partagé. Ainsi, γνωρίζω devient un repère : Dieu veut être connu, et il se fait connaître en vue de l’obéissance. Le disciple apprend à vivre dans une amitié sainte : recevoir la parole du Père par le Fils, et répondre par une fidélité confiante. Ce mot de vie auprès de Dieu invite à quitter une religion de peur et à entrer dans une relation d’alliance : Dieu parle, et cette parole nous rend proches.
Le contresens moderne serait de réduire “faire connaître” à une simple transmission d’informations, comme un cours. La clarification de γνωρίζω, surtout en Jean 15, est relationnelle : Jésus fait connaître ce qu’il a entendu du Père, et cela transforme la relation en amitié. Pour aujourd’hui, ce verbe parle à une culture où l’on confond souvent connaissance et données. On peut avoir beaucoup d’informations et pourtant manquer de communion. γνωρίζω nous rappelle que, dans l’Évangile, connaître Dieu n’est pas seulement savoir des choses sur Dieu, c’est recevoir ce que Dieu communique de lui-même et marcher avec lui. Un autre contresens serait de croire que l’obéissance chrétienne est aveugle. Jésus dit l’inverse : il fait connaître, afin que les disciples comprennent et obéissent en confiance. Cela peut guérir une foi légaliste : obéir sans comprendre mène à la fatigue. Jésus ouvre le cœur du Père. Pour une application moderne, ce verbe invite à trois pratiques simples : écouter (lire l’Évangile), demander (prier pour comprendre), et répondre (obéir). Il invite aussi à une maturité communautaire : une Église n’est pas une usine de règles, mais une communauté d’amis du Christ, formés par ce qu’il a fait connaître. Enfin, γνωρίζω interroge notre communication : si Jésus fait connaître, alors le disciple est appelé à faire connaître à son tour, avec humilité, le cœur de Dieu. Cela ne signifie pas imposer; cela signifie témoigner. L’Évangile est fait pour être communiqué. Le verbe peut donc nourrir la mission : Dieu se fait connaître, et nous participons à cette communication par la parole et la vie. Cela corrige aussi une spiritualité “secrète” : le Royaume n’est pas une gnose réservée. Jésus rend connu. Pour aujourd’hui, c’est une bonne nouvelle : la volonté de Dieu n’est pas inaccessible. Dieu parle. Et cette parole peut être reçue. Ainsi, γνωρίζω devient un mot de vie très moderne : transformer l’information en relation, quitter une foi abstraite, et entrer dans une amitié obéissante. Quand Jésus fait connaître, il donne plus que des réponses : il donne un chemin. Et ce chemin produit la liberté : vivre dans la vérité, comme un ami du Christ.
Verbe : faire connaître / révéler / informer.
Verbe : crier / s’écrier. Dans les récits (Jean notamment), il sert à rendre une parole publique et pressante : soit un appel (supplication), soit une clameur (acclamation), soit une pression hostile (procès). Le sens concret est stable; la tonalité dépend du contenu crié et de la scène.
Éviter “révélation” au sens mystique automatique : vérifier si le passage vise information, annonce, ou dévoilement volontaire.
Verbe de communication : rendre connu ce qui était ignoré/caché.
cacher; dissimuler
faire connaître; révéler; informer
ἀποκαλύπτω (révéler au sens de dévoiler) : parfois proche; vérifier lequel est employé dans le passage.
faire connaître
Jn 15,15; Ph 1,22
G1107
gno-ri-zo (approx.)
gnōrizō
Règle : toujours relever (1) qui crie, (2) ce qui est crié, (3) l’effet (pression, foi, division). Ne pas attribuer automatiquement une tonalité pieuse ou violente : le contexte judiciaire/liturgique/narratif décide.
- Le cri transforme une parole en “événement public” : il polarise. - Indice clé : le contenu (“Crucifie !”, “Hosanna !”, “Si quelqu’un a soif…”) donne l’orientation. - Dans Jean, les cris de foule révèlent souvent motivations et conflits (peur, enthousiasme, rejet).
Registre de communication/enseignement : transmettre une information, rendre connu ce qui était ignoré, révéler/faire comprendre. Souvent lié à la relation maître-disciple ou à la proclamation.