Faire du bien; agir correctement; faire de bonnes œuvres.
ἀγαθός (agathos) signifie « bon », « bon/vertueux », « bénéfique ». L’adjectif peut qualifier une personne, une action, une parole ou une chose. Sa logique n’est pas seulement émotionnelle (« agréable »), mais évaluative : ce qui est ἀγαθός correspond à un standard de qualité, de justesse ou d’utilité. Le garde-fou est de ne pas réduire ἀγαθός à “gentil” ou à une sensation positive. Le mot peut désigner ce qui est moralement bon (droiture), mais aussi ce qui est bon au sens pratique (utile, bénéfique). Il se distingue de termes qui marquent la beauté ou l’agréable : ἀγαθός met plutôt l’accent sur la valeur et la qualité. Comprendre ἀγαθός, c’est donc comprendre un mot d’évaluation : ce qui est bon est reconnu comme tel, soit parce qu’il est juste, soit parce qu’il produit un bon effet. Le contexte précise la nuance : bonté morale, bienfait, qualité d’une chose, ou bonté de Dieu. Lexicalement, l’idée centrale reste : valeur positive réelle, pas simplement “j’aime”.
L’Ancien Testament associe le “bien” à la droiture de Dieu et à la fidélité à l’alliance. Le bien n’est pas seulement ce qui plaît : il est lié à la justice, à la vérité, à ce qui est conforme au caractère de Dieu. La création elle-même est dite “bonne” : cela exprime une qualité voulue par Dieu. Cet arrière-plan éclaire ἀγαθός : dire “bon”, c’est souvent évaluer selon un repère plus profond que l’opinion. La sagesse biblique oppose le bien et le mal comme deux voies : la bonté est un chemin, une orientation, pas un sentiment fugace. Les prophètes dénoncent les inversions morales : appeler le mal bien et le bien mal. Ainsi, le “bon” biblique a une solidité : il est défini par Dieu. Pour un lecteur moderne, cela corrige une moralité purement subjective. Le bien est aussi associé au bienfait : Dieu fait du bien, nourrit, délivre. ἀγαθός peut donc porter une dimension de bienfaisance, mais toujours liée à une bonté vraie, enracinée dans la justice de Dieu.
Le lecteur occidental moderne utilise “bon” pour tout : bon goût, bon moment, bonne personne. ἀγαθός peut couvrir plusieurs de ces usages, mais la clarification biblique est que le mot est une évaluation de valeur réelle : moralement bon ou réellement bénéfique. Un contresens fréquent est de lire “bon” comme “agréable” seulement. Le texte peut parler de bonté qui est vraie même si elle n’est pas confortable. Un autre contresens est de traiter “bon” comme purement subjectif : “bon pour moi”. ἀγαθός suppose souvent un repère plus stable : ce qui est juste, ce qui fait du bien, ce qui est conforme à la vérité. Pour un lecteur moderne, ce terme aide à distinguer bien et préférence. Il rappelle que le langage biblique du “bon” est souvent lié à la justice et à la fidélité. Comprendre ἀγαθός, c’est donc comprendre un mot de qualité et de droiture : ce qui est bon a une valeur, une solidité, et produit un bienfait réel, pas seulement une impression positive.
Faire du bien / bien travailler; appel à pratiquer le bien concrètement.
1 Tm 6.18: exhortation aux riches à faire du bien, être riches en bonnes œuvres, et être généreux.
Ne pas opposer œuvres et grâce: ici les œuvres sont le fruit de la foi, pas un moyen de se justifier.
Le bien chrétien se traduit par des œuvres concrètes et une générosité visible.
faire le mal; nuire; être égoïste
faire du bien; agir avec bonté; pratiquer le bien
ἀγαθοποιέω (agathopoieo) = faire le bien (plus fréquent); ici composé avec ἔργον (œuvre).
faire du bien
1 Timothée 6.18
G0014
ἀγαθός + ἔργον
ag-ath-er-gheh'-o
agathoergeo