Mt 24,7; Lc 15,14; Ac 11,28; Rm 8,35
G3042
Famine; pénurie de nourriture; (par ext.) faim.
L’AT connaît les famines (Abraham, Joseph, Ruth) comme moments d’épreuve et parfois de jugement, mais aussi d’intervention de Dieu (provision, solidarité). La pensée sémitique comprend que la famine révèle la dépendance et appelle à la justice : partager, secourir. Ainsi, λιμός résonne avec la compassion et la providence : Dieu peut nourrir, et son peuple doit soutenir.
λιμός signifie famine : manque extrême de nourriture, pénurie prolongée. Le mot désigne une crise collective : pas seulement “avoir faim”, mais absence de ressources. Logiquement, λιμός met en relief la fragilité humaine et la dépendance : quand la nourriture manque, tout vacille. Dans le NT, la famine apparaît comme épreuve historique (annonces de famines, épisodes concrets) et parfois comme signe d’un temps troublé. Ainsi, λιμός situe l’Église dans le réel : elle traverse des crises. En somme, λιμός désigne la famine : pénurie qui éprouve et révèle.
Aujourd’hui, la famine est souvent “loin”, mais elle existe. λιμός rappelle que la Bible n’est pas déconnectée des crises : elle nomme la pénurie et appelle à la solidarité. Clarification : l’Église primitive organisait l’aide. En prédication exégétique, λιμός permet de parler de compassion, d’économie du partage, et d’espérance : Dieu pourvoit, parfois par la communauté. Le mot corrige un contresens moderne : spiritualiser en oubliant les besoins matériels.
Registre crise/détresse : manque de nourriture, vulnérabilité sociale. Peut être signe de jugement ou occasion de solidarité, selon le contexte.
famine; pénurie; faim (contrainte)
Vérifier si le passage parle d’un événement collectif (famine) ou d’une expérience personnelle (‘je meurs de faim’). Traduire selon le co-texte.
Ne pas moraliser : c’est souvent une épreuve/fragilité collective. Le contexte dira jugement, signe, ou détresse.
νηστεία (jeûne) : volontaire; λιμός = famine subie.