Faux témoin; témoin mensonger. (ψευδομάρτυς — pseudomartys)
Le composé ψευδο- (faux) + μάρτυς (témoin) désigne une usurpation d’autorité : le témoin prétend établir la vérité mais la falsifie. Dans un récit de procès, cela révèle la fragilité du dossier et l’injustice de la procédure. Logiquement : faux témoignage → verdict injuste. Le mot met en lumière la perversion de la justice.
Le 9e commandement interdit le faux témoignage : c’est une faute d’alliance qui détruit la justice et la confiance communautaire. Les Proverbes dénoncent le témoin mensonger; la Loi exige plusieurs témoins pour condamner, ce qui rend le faux témoin particulièrement grave. Dans les récits de la passion, l’arrière-plan est clair : on cherche des témoins pour condamner, mais la vérité ne tient pas. Le faux témoin devient ainsi signe d’un jugement perverti. Dieu, au contraire, est le juge juste qui défend l’innocent.
On banalise la calomnie. La Bible la traite comme une atteinte majeure à la justice : un faux témoignage peut tuer. Lire ce mot aide à prendre au sérieux la vérité, la parole et les procédures. Il invite aussi à l’intégrité : ne pas manipuler des faits pour gagner. Le contexte précisera si c’est un procès ou une exhortation, mais l’enjeu reste : vérité et justice.
Nom : faux témoin, personne qui rend un témoignage mensonger (souvent en contexte judiciaire).
Utilisé pour décrire les faux témoignages lors des procès (notamment contre Jésus) et pour dénoncer la tromperie.
témoin mensonger; calomniateur
faux témoin
Mt 26,59-60; Mc 14,56-57; Ap 2,2
G5577
pseudomartys
Le mot vise un faux témoignage (juridique/moral), pas seulement une “opinion”. Le co-texte tranche : procès formel → fausse déposition; conflit → calomnie. Toujours relier au commandement : ne pas porter faux témoignage.
Registre justice/témoignage : tribunal, accusation, preuve. Le faux témoin pervertit la justice et vise à condamner l’innocent. Le passage précisera si l’enjeu est le procès de Jésus ou une exhortation éthique.