Repères automatiques — Ge 49,23; Nb 24,8; Dt 32,23; Dt 32,42; 2S 22,15; 2R 13,15; 2R 13,17; 2R 19,32; 1Ch 12,2; Job 6,4; Job 34,6; Ps 7,14; Ps 11,2; Ps 18,15; Ps 38,3; Ps 45,6; Ps 57,5; Ps 58,8; Ps 64,4; Ps 64,8
H2671
projectile lancé à distance
Chets appartient à l'expérience d'une atteinte lancée à distance. L'arc, la main qui tire et la cible donnent à la flèche son mouvement concret et sa puissance de menace. Les récits militaires rendent cette réalité visible; les chants peuvent ensuite en reprendre la rapidité et la pénétration pour parler de souffrance, de jugement ou de paroles hostiles. Une parole comparée à une flèche garde ainsi l'idée d'une atteinte dirigée, qui touche quelqu'un sans proximité immédiate. Le terme peut aussi entrer dans un geste prophétique, comme la flèche tirée à la demande d'Élisée pour signifier une délivrance annoncée. Dans cet univers biblique, l'arme connue fournit donc des images et des signes intelligibles, mais leur portée vient du texte. L'action de Dieu, la souffrance du priant et l'attaque d'un ennemi se lisent dans leurs cadres propres. La flèche conserve ses propriétés concrètes sans leur imposer un résultat unique. Le genre, l'agent et la cible permettent de distinguer projectile réel, image poétique et signe prophétique.
La flèche est un projectile dont l’efficacité dépend d’un ordre complet : un archer la place, tend l’arc, vise, lâche, puis elle atteint ou manque sa cible. Elle introduit donc une distance entre l’agent et l’effet, contrairement au coup porté de près. Dans les récits de guerre, elle blesse, menace ou signale la portée d’une attaque ; dans les psaumes et les discours poétiques, elle peut représenter des paroles hostiles, des jugements ou des douleurs qui pénètrent profondément. La comparaison conserve les propriétés du projectile sans faire de toute flèche un objet symbolique. Certains gestes prophétiques emploient aussi des flèches comme signe d’une victoire annoncée, où l’action visible ordonne la compréhension du message. Il faut distinguer l’arme réelle, l’image poétique et le signe narratif. Le mot relie vitesse, direction, portée et atteinte. Sa valeur vient de celui qui tire, de la cible et du résultat. Une flèche n’exprime pas par nature le mal : elle peut servir combat, chasse, défense ou figure de jugement.
Chets désigne la flèche, un projectile lancé par un arc vers une cible. Le français actuel peut retrouver sa force ancienne en regardant la distance entre celui qui tire et celui qui est atteint. Le mot associe direction, portée et pénétration, des propriétés qui expliquent ses usages figurés. Les textes peuvent comparer à des traits les paroles hostiles, une souffrance ou un jugement. L'image rend alors une atteinte concrètement perceptible, même lorsque la scène appartient à un poème. Dans un récit militaire, la flèche reste une arme; dans certains gestes prophétiques, elle sert un signe dont le message est donné par le passage. Cette diversité montre comment une réalité technique fournit plusieurs moyens d'expression. Le lecteur suit donc le genre, l'action et la cible pour choisir entre projectile matériel, image et signe. La flèche se distingue de l'arc qui la lance et de la lance employée autrement. Toute conséquence rapide n'est pas visée par ce terme, et les emplois poétiques ne supposent pas nécessairement une blessure visible.
Le domaine est militaire, cynégétique, poétique et prophétique. Les objets associés sont arc, carquois, pointe et bouclier ; les actions sont bander, viser, tirer, percer et disperser. Le terme évoque champ de bataille, siège, embuscade ou plainte personnelle. Son usage figuré conserve les caractères de l’arme : distance, vitesse, direction et pénétration. Il peut exprimer une attaque humaine, une douleur ou un jugement décrit par le chant.
trait ; projectile
Vérifier si la flèche est réelle, figurée ou employée dans un geste prophétique. Ne pas construire une symbolique uniforme à partir de passages appartenant à des genres différents. du texte.
Ne pas rendre symboliques les flèches d’un récit militaire ni matérialiser celles d’un poème. L’archer, la cible et le genre du passage déterminent l’emploi. avant toute interprétation théologique ou morale.
À ne pas confondre avec l’arc, qui fournit la force de lancement, ni avec la lance, tenue ou jetée selon une autre forme de combat.
Le nom désigne le projectile de l’arc et, par image, ce qui atteint rapidement et profondément. Les textes parlent de flèches humaines, de flèches attribuées à Dieu dans le langage poétique, de paroles comparées à des traits et de flèches utilisées comme signe prophétique. La cible et le cadre règlent la nuance.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Sur le champ de bataille, l’archer ouvre son carquois, bande son arc et envoie la flèche au-delà de la ligne proche. Joseph est décrit comme harcelé par des archers, tandis que les chants célèbrent Dieu dispersant les ennemis par ses traits. Élisée demande au roi de prendre un arc et des flèches, d’ouvrir la fenêtre et de tirer ; la flèche devient alors signe d’une délivrance annoncée contre la Syrie. Dans les psaumes, les paroles secrètement aiguisées ressemblent à des flèches lancées depuis l’ombre, parce qu’elles atteignent avant que la victime puisse répondre. Job parle aussi des flèches du Tout-Puissant pour dire une souffrance qui l’a pénétré. Le monde biblique connaît donc l’arme, sa peur et sa puissance d’image. Bois, pointe, arc, main et cible forment une même scène. Le terme peut quitter le combat matériel pour exprimer jugement ou parole, mais l’image reste enracinée dans l’expérience réelle d’un projectile rapide et dirigé.
Motif : Développement recentré positivement sur le mot et ses fonctions; réserves regroupées en fin. Nombre de mots : 153 → 162.
Version avant reprise — Pensée moderne
Pour un lecteur moderne, la flèche appartient souvent au sport, au loisir ou à l’imagerie ancienne, bien plus qu’à la guerre quotidienne. Cette distance culturelle peut atténuer la menace que le mot porte dans de nombreux passages. Une flèche biblique est une arme capable d’atteindre sans contact rapproché, parfois depuis une position cachée. Cette propriété explique les comparaisons avec une parole malveillante, une douleur ou un jugement. Il ne faut pourtant pas prendre littéralement toutes les flèches poétiques ni, inversement, symboliser celles d’un récit militaire. Le contexte indique si un archer tire réellement, si un prophète accomplit un geste-signale, ou si un poète décrit une atteinte intérieure. Le mot ne correspond pas non plus à toute conséquence rapide et inattendue. Sa précision comprend direction, lancement et cible. Une lecture équilibrée restitue la force de l’arme ancienne sans glorifier la violence, puis reconnaît comment cette expérience concrète fournit aux textes une image sobre de ce qui frappe à distance.
Motif : Développement recentré positivement sur le mot et ses fonctions; réserves regroupées en fin. Nombre de mots : 158 → 167.