Repères automatiques — Ge 4,15; Ge 8,21; Ge 14,5; Ge 14,7; Ge 14,15; Ge 14,17; Ge 19,11; Ge 32,9; Ge 32,12; Ge 34,30; Ge 36,35; Ge 37,21; Ex 2,11; Ex 2,12; Ex 2,13; Ex 3,20; Ex 5,14; Ex 5,16; Ex 7,17; Ex 7,20
H5221
frapper, battre ou tuer
Nakhah présente la force dans son effet concret : une personne, un peuple ou une chose est atteint. Dans le monde biblique, cette action appartient aux relations humaines aussi bien qu’aux conflits entre peuples et aux interventions de Dieu. Elle rend perceptible une puissance qui modifie la situation de celui qui reçoit le coup. Les blessures, les défaites et les morts donnent à cette réalité des dimensions différentes, précisées par chaque récit. Genèse 14,5 rapporte ainsi que des rois battent des peuples ; Genèse 8,21 emploie le verbe dans la parole de Dieu concernant ce qui vit. Ces appuis montrent un vocabulaire capable de décrire une atteinte collective, sans enfermer le mot dans une seule scène. La vie biblique expose ainsi les corps et les communautés à des forces dont les conséquences comptent réellement. Le verbe désigne cette atteinte ; les paroles et les événements environnants permettent ensuite de reconnaître oppression, conflit ou jugement, sans attribuer la même valeur à tous les coups.
Un regard grec peut examiner נָכָה, nakhah, « frapper », en distinguant l’action, la force employée et son résultat. Le verbe indique qu’un agent atteint une personne, un peuple ou une chose par un coup. Mais le résultat varie : la cible peut être blessée, vaincue, punie ou tuée. La traduction doit donc suivre ce qui arrive après le coup. Lorsqu’une armée en frappe une autre, le mot peut résumer une défaite collective. Lorsque Dieu frappe un pays, l’action peut prendre la forme d’un fléau ou d’un jugement. Quand une personne est frappée à mort, le français peut traduire par « tuer », mais nakhah ne signifie pas toujours tuer. Le moyen utilisé ne suffit pas non plus : main, verge, épée ou puissance divine peuvent accompagner le même verbe. Il faut demander qui frappe, quelle cible est atteinte et jusqu’où va l’effet. Cette progression empêche de confondre un coup, une victoire militaire et une mise à mort. Nakhah nomme l’action d’atteindre avec force ; le récit en mesure ensuite la gravité.
En français, frapper désigne une action dont la cible reçoit réellement l’effet. Pour nakhah, cette réalité peut prendre la forme d’un coup porté à une personne, d’une défaite militaire ou d’un fléau touchant une population. Les traductions battre, vaincre et tuer expriment donc des résultats différents au sein des usages documentés. Le vocabulaire permet de suivre ce qui change pour la cible : blessure, perte de résistance ou mort, lorsque le récit la précise. Genèse 14,5 fournit un appui pour la défaite de peuples ; la parole de Genèse 8,21 évoque une atteinte de portée plus large à ce qui vit. Cette diversité aide à lire frapper avec une intensité ajustée à chaque situation, plutôt qu’avec une définition uniforme. En français actuel, il importe aussi de distinguer cette action des emplois figurés comme une idée frappante. Ici, l’atteinte et ses conséquences constituent le centre du propos. Le passage indique ensuite la gravité et la valeur de l’action, que le verbe seul ne décide pas.
Le terme appartient aux domaines de la violence, de la guerre, du pouvoir, de la discipline et du jugement. Il met en scène corps, armes, armées, serviteurs, ennemis et peuples atteints. Son emploi peut dénoncer l’oppression humaine ou décrire l’action de Dieu contre une puissance rebelle. Le registre est toujours celui d’une force qui touche effectivement sa cible et modifie sa situation.
frapper; battre; atteindre; vaincre; tuer — selon le résultat
Toujours vérifier la conséquence racontée. Ne conclure à la mort, au jugement divin ou à une victoire complète que si le passage et le résultat sur la cible le montrent clairement.
Ne pas traduire chaque nakhah par « tuer » ni atténuer les passages où le résultat est mortel. La cible, l’instrument et la conséquence finale précisent la force du coup.
Ne pas confondre le geste de frapper avec son résultat. Le même verbe peut décrire un coup limité, une défaite collective ou une mort.
Nakhah peut désigner un coup physique, des coups répétés, une blessure, une défaite militaire, un fléau ou une mise à mort. Lorsque le sujet est Dieu, le verbe peut décrire un jugement ou une intervention qui délivre son peuple. Avec une armée, il résume souvent la victoire sur l’adversaire. Les compléments, les instruments et le résultat raconté permettent de distinguer frapper, battre, vaincre et tuer.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Dans l’univers hébraïque de la Bible, נָכָה, nakhah, fait entendre le choc d’un coup et montre aussitôt qui possède la force d’atteindre l’autre. Un homme frappe son prochain, une armée frappe ses ennemis, un maître bat un serviteur, et Dieu frappe l’Égypte ou une terre par des plaies. La main, la verge et l’épée rendent l’action visible, mais la puissance peut aussi venir directement de l’Éternel. Le mot traverse ainsi la violence humaine, la guerre, la discipline et le jugement. Il oblige à regarder la personne atteinte et les conséquences du coup. Certaines scènes s’arrêtent à la blessure ; d’autres conduisent à la mort ou à la défaite d’un peuple. Lorsque Dieu frappe, l’action n’est pas une colère incontrôlée : le récit la relie à une parole, à une délivrance ou à un jugement annoncé. Nakhah ne rend pourtant pas tout coup juste. Il peut également dévoiler l’oppression et la brutalité humaines. Le verbe place donc la force en pleine lumière et laisse le passage juger son usage.
Motif : Généralise l’atteinte et ses conséquences ; retire une affirmation universelle sur la colère divine non établie par le seul verbe. Nombre de mots : 168 → 163.
Version avant reprise — Pensée moderne
Aujourd’hui, « frapper » évoque d’abord un coup physique donné par une personne. נָכָה, nakhah, peut décrire cette action, mais ses traductions bibliques vont aussi de « battre » à « vaincre » ou « tuer ». Cette diversité ne vient pas de sens sans rapport : elle dépend de l’intensité du coup et de son résultat. Une armée « frappée » peut être mise en déroute ; un homme frappé peut mourir ; un pays frappé par Dieu peut subir un fléau. Le lecteur moderne risque soit d’adoucir le verbe, soit de supposer partout une mise à mort. Le récit doit trancher. Il faut observer la cible, l’instrument, la suite de l’action et les mots qui indiquent blessure, défaite ou mort. Une autre difficulté concerne les passages où Dieu frappe. Le terme ne permet pas à lui seul d’expliquer tout le jugement divin ; il décrit l’action qui atteint réellement la cible. La raison, la justice et la place de cette action dans la délivrance doivent être cherchées dans le passage entier.
Motif : Réécriture positive des formulations françaises avant les réserves : atteinte, cible et résultat du coup. Nombre de mots : 173 → 164.