Fête débauchée, orgie, réjouissance déréglée.
Le mot κῶμος désigne une fête bruyante, une débauche festive, une réjouissance débordante souvent marquée par l’ivresse et le dérèglement. Sa logique grecque ne parle pas d’une simple célébration légitime. Il s’agit d’un climat d’excès collectif où la retenue disparaît. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : quelle fête ? avec quels comportements ? dans quel cadre moral ? κῶμος peut évoquer repas, beuverie, nuit, bruit, ostentation et perte de maîtrise. Sa nuance centrale est celle d’une fête dérégulée. Le co-texte précise si l’accent tombe sur l’ivresse, l’impureté, le mépris de la sobriété ou la logique d’un monde livré au plaisir. Le mot ne doit pas être réduit à toute joie communautaire. Il vise une réjouissance sans frein qui emporte la personne dans l’excès. κῶμος invite donc à distinguer célébration reçue avec gratitude et fête qui devient scène d’oubli de Dieu et de soi. Le mot donne une texture sociale au péché : il peut être collectif, bruyant et normalisé dans l’ambiance du groupe.
Dans l’univers biblique, il existe des fêtes données par Dieu, marquées par la joie, la mémoire et la reconnaissance. Mais l’Ancien Testament connaît aussi les banquets d’orgueil, les ivresses, les festins idolâtres et les réjouissances où la justice et la crainte de Dieu sont absentes. Cette mémoire éclaire κῶμος. Le problème n’est pas la joie en elle-même, mais la fête dérégulée qui devient excès, oubli de Dieu et débordement des désirs. Pour un lecteur moderne, faire la fête peut sembler neutre ou nécessaire à l’équilibre de la vie. La pensée biblique demande : quel type de fête ? vers quoi mène-t-elle ? ouvre-t-elle à la gratitude ou au dérèglement ? κῶμος rappelle que la communauté humaine peut se laisser entraîner dans une joie sans vérité, où le groupe normalise l’ivresse et l’impureté. Le mot invite à discerner la direction spirituelle de l’ambiance collective. La Bible ne combat pas la joie sainte ; elle dénonce l’excès qui transforme la fête en scène d’endurcissement et de perte de maîtrise.
Un lecteur moderne peut entendre κῶμος comme « fête » et imaginer simplement une soirée joyeuse. Le mot biblique est plus chargé. Il parle d’une fête marquée par le débordement, souvent liée à l’ivresse et à la perte de retenue. La clarification principale est de distinguer réjouissance légitime et culture de l’excès. Dans une société où la fête peut servir d’échappatoire identitaire, κῶμος rappelle qu’un climat collectif peut pousser au dérèglement moral sans que chacun s’en rende compte. Le problème n’est pas seulement ce que fait une personne isolée, mais ce que l’ambiance rend normal. Il faut demander : quel type de fête le passage vise-t-il ? quelle place tiennent l’ivresse, le bruit, la sensualité, l’oubli de Dieu ? Sa nuance centrale est une réjouissance désordonnée. Le mot aide à comprendre que certaines formes de plaisir collectif ne sont pas neutres. Elles forment des habitudes, abaissent les gardes et rendent l’excès acceptable. κῶμος met donc en lumière la dimension communautaire du péché festif.
Le mot désigne une réjouissance excessive, marquée par le désordre moral.
Les faux docteurs transforment la table et la convivialité en lieu de dérèglement et de honte.
Ne pas condamner toute fête ; le contexte vise la débauche et le scandale.
Désigne fête, banquet ou orgie marquée par la débauche.
sobriété, communion, joie saine, retenue
fête déréglée, orgie, débauche, réjouissance excessive
Joie fraternelle, repas de communion, célébration sainte.
fête
2 Pi 2,13b–16
G2865
κραιπάλη / κῶμος selon champ des excès
KRAI-pa-le
kōmos
Option A : excès corrompu lié aux faux docteurs. Option B : plaisir neutre ou fête ordinaire. Dans 2 Pi 2,13b–16, le co-texte des taches, souillures et séductions fait préférer l’Option A. La nuance doit être lue dans le portrait moral des faux docteurs, non comme une joie innocente.
- 2 Pi 2,13b–16 — 2 Pi 2,13–14 : Option A : excès moralement corrompu ; Option B : réjouissance neutre. Le co-texte des délices trompeurs, des yeux pleins d’adultère et de l’égarement fait préférer l’Option A. La nuance souligne une conduite qui séduit tout en salissant la communauté.
Domaine social et moral. Le vocabulaire de la fête révèle la corruption d’un plaisir détaché de Dieu.