Garder, observer fidèlement (alliance / commandements).
En grec biblique, “garder” se comprend comme une fidélité qui se prouve : on tient fermement ce qui a été confié, et cela se voit dans la durée. L’idée n’est pas seulement de “savoir” ce qui est juste, mais de veiller à ce que cela reste intact et pratiqué. Le mot porte souvent une logique simple : écouter → retenir → mettre en pratique, sans lâcher malgré la pression. Il souligne aussi la responsabilité : ce qui est reçu doit être protégé, comme un dépôt. Dans Es 56, cela éclaire la structure du passage : garder le droit/justice conduit à une vie cohérente avec l’accueil de Dieu.
Dans la pensée biblique, “garder” évoque la vigilance d’un berger ou d’un gardien : on protège ce qui est précieux et on veille à ce qu’il ne soit pas perdu. Le mot peut viser une garde active (surveiller, préserver) et une garde d’alliance (observer ce que Dieu a donné). Il implique une fidélité visible dans le temps, pas un élan momentané. Dans l’arrière-plan de l’alliance, garder, c’est honorer le lien avec Dieu en protégeant sa parole comme un dépôt. Dans Es 56, cette garde se traduit par un comportement juste qui confirme l’attachement réel à l’Éternel.
On peut entendre “garder” comme “se souvenir” ou comme une simple discipline morale. Ici, le sens est plus concret : veiller, préserver, observer fidèlement, comme un gardien qui protège un dépôt. Ce n’est pas seulement un sentiment intérieur, mais une fidélité qui se voit dans des choix et des actes. Le mot relie directement la relation à Dieu et la vie quotidienne : garder l’alliance implique de garder la voie de Dieu. Dans Es 56, le verbe prépare l’appel à la justice et au sabbat comme signes d’une appartenance réelle.
Garder, observer, veiller : protéger et pratiquer fidèlement (souvent garder l’alliance / les commandements).
Garder le droit et la justice : tenir fermement ce que Dieu demande, avec fidélité.
Réduire à une obéissance extérieure; oublier la dimension de protection/vigilance; confondre avec simple “se souvenir”.
Souvent : garder l’alliance, garder les commandements, veiller sur un dépôt (Ps 121).
oublier, négliger, abandonner, trahir
observer, veiller, préserver, garder fidèlement
נצר (natsar) : garder/protéger au sens de préserver; שׂמר (si présent) : autre racine proche selon corpus
garder
Gn 17,9–10; Dt 6,17; Ps 121,7–8; Es 56,1–2
H8104
שׁמר
sha-MAR
shamar