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garder le silence — ἡσυχάζω — hesuchazo

Sens (principal)

garder le silence; se taire

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἡσυχάζω signifie garder le silence, se tenir tranquille, être au repos, cesser l’agitation. Le verbe décrit une cessation de mouvement ou de parole : on se calme, on se tait, on demeure. Logiquement, ἡσυχάζω peut exprimer une paix volontaire (se tenir en repos) ou une immobilité imposée, selon le contexte. Dans le NT, il peut servir à décrire une attitude d’écoute, de respect, ou de soumission à l’œuvre de Dieu : se taire et laisser Dieu agir. Il peut aussi exprimer un repos après une activité. En somme, ἡσυχάζω désigne le calme/silence : arrêter l’agitation pour demeurer dans une tranquillité qui peut favoriser l’écoute et la confiance, et qui contraste avec le tumulte et la précipitation.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible appelle souvent au silence devant Dieu : “taisez-vous et sachez que je suis Dieu”, “attends en silence le Seigneur”. La pensée sémitique comprend le silence comme acte de foi : cesser de se justifier, cesser de s’agiter, et attendre la délivrance de Dieu. Les psaumes décrivent une âme apaisée comme un enfant sevré. Ainsi, ἡσυχάζω résonne avec l’attente confiante : se taire pour écouter et pour laisser Dieu être Dieu. Le silence peut aussi être lié à la repentance : reconnaître et ne pas contester. La pensée sémitique aide donc à entendre ce verbe comme une spiritualité d’attente : paix non parce que tout va bien, mais parce que Dieu est fidèle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, le silence est rare et parfois perçu comme vide. ἡσυχάζω, bibliquement, met en avant une tranquillité qui sert l’écoute et la confiance. Clarification : se taire n’est pas passivité; c’est parfois un acte de foi qui renonce au contrôle et à l’agitation. En prédication exégétique, ἡσυχάζω permet de parler d’un cœur apaisé : apprendre à cesser de réagir immédiatement, et à attendre la sagesse de Dieu. Le mot corrige un contresens moderne : croire que l’efficacité exige toujours agitation. Le texte biblique valorise aussi la tranquillité. Ainsi, ἡσυχάζω met en avant une paix choisie : se tenir en silence devant Dieu pour mieux obéir.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : se taire / garder le silence. Dans un débat, peut marquer un refus de répondre ou une incapacité à contredire.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 14,4, le verbe décrit le silence des docteurs/pharisiens quand Jésus demande s’il est permis de guérir le jour du sabbat : ils ne répondent pas, puis Jésus guérit.

Pièges lexicaux

Ne pas lire le silence comme accord automatique : il peut être gêne, peur, ou stratégie.

Usage biblique (mini)

Décrit le fait de garder le silence/ne pas répondre. Souvent dans des scènes où une question met à nu une incohérence : le silence devient un aveu implicite ou une esquive.

Antonymes / contrastes (FR)

répondre; parler; confesser

Synonymes / proches (FR)

se taire; garder le silence

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

garder le silence

Versets clés (liste)

Lc 14,4; Ac 11,18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2270

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

hesuchazo

Vérifiable
Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Silence prudent, silence embarrassé, ou refus de répondre : le co-texte tranche. - Dans Lc 14,4, silence = incapacité à justifier le légalisme face à la guérison.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre débat/controverse : absence de réponse face à une question qui expose. Le silence souligne une tension morale (légalité vs compassion) et prépare l’acte de Jésus.