Gémir, pousser un cri de lamentation.
Le verbe ὀλολύζω signifie pousser un cri, hurler, se lamenter bruyamment. Sa logique grecque ne décrit pas une simple tristesse intérieure, mais une expression sonore et visible de détresse. Dans Jacques, le verbe ouvre l’avertissement adressé aux riches injustes : ils doivent pleurer et pousser des cris à cause des malheurs qui viennent sur eux. Le mot porte donc une intensité de jugement. Il ne s’agit pas d’un gémissement discret, mais d’une lamentation publique face à une ruine annoncée. ὀλολύζω invite à entendre la gravité de la scène : l’assurance des riches se renverse en cri. La nuance centrale est celle d’une plainte forte provoquée par une catastrophe imminente. Le verbe ne décrit pas seulement une émotion ; il donne une forme vocale à l’effondrement. Dans le passage, ce cri répond à l’illusion de sécurité fondée sur les richesses. La lamentation devient le son du jugement qui approche.
Dans l’univers biblique, les cris de lamentation accompagnent souvent la ruine, le deuil, l’invasion ou le jugement. Les prophètes appellent parfois à hurler parce que le jour du Seigneur approche ou parce que l’injustice va être visitée. Cette mémoire éclaire ὀλολύζω dans Jacques. Le cri n’est pas seulement psychologique ; il appartient au langage prophétique du renversement. Ceux qui semblaient en sécurité doivent maintenant se lamenter. Pour un lecteur moderne, crier peut paraître excessif ou émotionnel. La pensée biblique reconnaît pourtant des moments où la gravité de la situation exige une parole brisée, sonore, presque liturgique. ὀλολύζω rappelle que l’injustice n’est pas banale. Elle appelle un jugement qui transforme la richesse en sujet de lamentation. Le mot invite à entendre Jacques comme une voix prophétique : il ne donne pas seulement un conseil moral, il annonce une détresse qui vient. La plainte devient le signe que Dieu prend au sérieux le mal commis contre les faibles.
Un lecteur moderne peut réduire ὀλολύζω à « gémir » au sens d’une plainte personnelle. Le mot est plus intense. Il signifie pousser des cris, hurler de lamentation. Dans Jacques, cette lamentation est adressée aux riches oppresseurs, non comme thérapie émotionnelle, mais comme annonce du jugement. La clarification principale est de distinguer expression de tristesse et cri prophétique face à une ruine. Le co-texte parle de richesses pourries, de vêtements mangés, de salaires retenus et de condamnation. ὀλολύζω appartient à cette scène de renversement. Dans une culture qui cache souvent la détresse ou la réduit à une émotion individuelle, le mot biblique donne au cri une portée morale. Il révèle que certaines situations appellent une lamentation parce qu’elles sont graves devant Dieu. Sa nuance centrale est une clameur de détresse devant le malheur annoncé. Le verbe aide donc à lire Jacques avec son poids prophétique : l’injustice peut transformer la sécurité sociale et financière en cri de jugement.
Le verbe exprime une lamentation forte devant un malheur imminent ou présent.
Jacques appelle les oppresseurs à lamenter sur les misères qui viennent à cause de leur injustice.
Ne pas lire comme simple émotion passagère : Jacques parle d’une lamentation liée au jugement de Dieu.
Employé pour une plainte intense, un cri de détresse ou une lamentation face au jugement.
se réjouir, se vanter, rester insensible
gémir, se lamenter, pousser des cris, pleurer
Regret superficiel, plainte de confort, tristesse sans repentance.
gémir
Jc 5,1
G3649
ὀλολύζω
o-lo-lu-GE
ololyzō
Option A : bruit ou cri des moissonneurs. Option B : simple son neutre. Dans Jc 5,1–6, le cri des ouvriers privés de salaire monte jusqu’au Seigneur des armées ; le co-texte favorise l’Option A. La nuance est judiciaire : ce cri devient témoignage contre l’injustice des riches.
- Jc 5,1–6 — Jc 5,1 : Option A : pousser des cris de lamentation devant le jugement annoncé ; Option B : simple gêne émotionnelle. Le ton prophétique du passage fait préférer l’Option A.
Domaine prophétique et judiciaire. Le mot place les riches injustes devant la gravité spirituelle et sociale de leurs actes.