Repères automatiques — Ge 13,2; Ge 18,20; Ge 34,19; Ge 48,10; Ex 5,9; Ex 8,11; Ex 8,28; Ex 9,7; Ex 9,34; Ex 10,1; Ex 14,4; Ex 14,17; Ex 14,18; Ex 20,12; Lv 10,3; Nb 22,15; Nb 22,17; Nb 22,37; Nb 24,11; Dt 5,16
H3513
poids reconnu ou imposé
Dans le monde biblique, kavad fait percevoir un poids matériel ou reconnu qui influe sur la vie commune. Des biens nombreux donnent de l’importance à une maison ; une charge lourde pèse sur les corps ; l’honneur reconnaît la place d’une personne. Ces réalités restent distinctes, même lorsque le vocabulaire fait sentir ce qui compte ou ce qui résiste. Genèse 13,2 décrit Abram riche en bétail, argent et or ; Exode 20,12 commande d’honorer père et mère. Ces deux appuis éclairent des relations différentes : l’abondance possédée et la reconnaissance due. Dans d’autres emplois, le travail devient pesant, le cœur s’obstine ou la gloire de Dieu est manifestée. La phrase nomme chaque fois ce qui s’alourdit ou reçoit de l’importance, ainsi que son effet. L’honneur prend sa réalité dans une conduite, plutôt que dans la seule parole flatteuse. Il ne transforme pourtant pas tout pouvoir en autorité juste ni toute richesse en mérite moral. Un poids oppressif et une dignité reconnue doivent conserver leurs valeurs propres.
Kavad relie l’idée de poids à plusieurs résultats : une personne devient riche ou considérée, une charge pèse, un organe s’alourdit, ou quelqu’un reçoit honneur et gloire. La relation ne doit pas être transformée en étymologie décorative; elle aide seulement à suivre les emplois. Abram est « lourd » en bétail, argent et or, c’est-à-dire très riche. Le péché de Sodome est grave, et le travail imposé en Égypte devient pesant. Honorer père et mère donne du poids à leur place, tandis que Dieu se glorifie dans sa victoire sur Pharaon. Le verbe peut donc être intransitif, devenir lourd ou important, transitif, alourdir ou honorer, et réfléchi dans certaines formes. Il faut distinguer charge oppressive, importance sociale et reconnaissance légitime. La logique examine ce qui possède du poids, qui le lui attribue et quel effet en résulte. Kavad se distingue de louer verbalement et de simplement obéir : l’honneur reconnu peut prendre des formes concrètes, mais le contexte les précise.
Un lecteur moderne sépare poids physique, richesse, célébrité et honneur moral. Kavad peut traverser ces domaines, mais chaque passage sélectionne une relation précise. Dire qu’un cœur est lourd ne décrit pas un organe malade; cela peut évoquer une volonté obstinée ou insensible. Dire qu’Abram est lourd ne critique pas son corps, mais souligne l’importance de ses possessions. Honorer ne signifie pas flatter ni déclarer une personne infaillible. Le commandement envers les parents reconnaît une place et demande une conduite adaptée, sans approuver le mal. Lorsque Dieu est glorifié, il ne reçoit pas une valeur qu’il n’avait pas; son poids devient manifeste dans l’histoire. Il faut donc éviter deux réductions : traduire partout par lourd rendrait le français absurde, tandis que traduire partout par honorer effacerait corvées, richesse et obstination. Le sujet, la forme verbale et l’effet décident. Kavad nomme un poids réel ou reconnu qui rend une personne, une charge ou une décision difficile à ignorer.
Le domaine comprend troupeau, richesse, chantier, famille, palais, cœur et sanctuaire. Le poids se mesure par ressources ou fatigue; l’honneur apparaît dans gestes et décisions; la gloire divine devient publique par des actes que le peuple et les nations constatent. Les richesses donnent du poids social, une faute devient lourde à porter et un cœur endurci résiste aux signes reçus. Dans la famille, honorer les parents reconnaît leur place; dans le culte et l'histoire, Dieu est glorifié lorsque sa valeur et son action sont publiquement reconnues.
alourdir; honorer; considérer; glorifier
Identifier sujet, forme et résultat. Ne pas utiliser l’honneur pour couvrir l’abus d’une autorité ni appeler glorieux ce que le passage présente comme charge. Honorer Dieu ou les parents ne signifie pas attribuer une valeur morale à tout pouvoir ou à toute richesse.
Ne pas traduire chaque emploi par honorer ni transformer le poids en symbole automatique. Richesse, corvée, obstination, dignité et gloire doivent rester distinctes. La lourdeur peut exprimer honneur, richesse, gravité ou endurcissement; ces sens ne doivent pas être fusionnés.
À distinguer de louer par des paroles, obéir sans reconnaissance et peser avec une balance. Kavad souligne poids, importance ou honneur effectif.
Le verbe signifie être ou devenir lourd, rendre lourd, être important, honorer et glorifier. Le cœur, le travail, les biens, les parents et Dieu peuvent être concernés. La forme grammaticale oriente fortement la traduction. Kavad relie l'idée de poids à des emplois attestés: être lourd, devenir grave, posséder des biens, honorer et glorifier. Le contexte décide si le poids marque valeur reconnue, charge pénible ou résistance du cœur.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Dans les récits bibliques, le poids se ressent dans les troupeaux nombreux, la main qui ne cède pas, le travail imposé et l’honneur rendu publiquement. Abram possède tant de biens que son camp doit trouver assez de terre. Pharaon alourdit son cœur et refuse de laisser partir Israël, tandis que les corvées rendent la vie du peuple pesante. Dieu annonce qu’il sera glorifié aux dépens de l’armée égyptienne, révélant son poids souverain devant les nations. La Torah commande d’honorer père et mère; cette reconnaissance concerne leur place réelle dans la maison et dans l’alliance. Les prêtres doivent aussi traiter Dieu comme saint lorsque sa présence juge le mépris. Kavad unit ainsi matière, volonté, réputation et culte. Un homme peut être considéré dans sa famille, un messager peut promettre des honneurs, et un roi peut chercher sa propre gloire. Le passage montre si ce poids est richesse, obstination, dignité ou manifestation de Dieu. Tout ce qui est lourd n’est pas honorable.
Motif : Remplacement du catalogue d’épisodes par le poids vécu et reconnu, en gardant les sens distincts. Nombre de mots : 160 → 166.