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αἰσχρότης (aischrotēs) signifie « honte », « vilenie », « caractère honteux ». Le nom exprime la qualité de ce qui est αἰσχρός : ce qui est déshonorant, indigne, vil. Sa logique est évaluative : on juge une conduite, une parole ou un comportement comme portant la marque du déshonneur. Le garde-fou est de ne pas réduire αἰσχρότης à une simple émotion de honte ressentie. Le terme peut toucher la honte comme résultat, mais il désigne surtout la “honteux-ité”, la qualité objective d’une action ou d’un discours indigne. Il se distingue d’une laideur esthétique : ici, l’enjeu est moral et social. Comprendre αἰσχρότης, c’est donc comprendre un mot qui qualifie ce qui dégrade la dignité : ce qui salit, ce qui expose, ce qui rabaisse. Lexicalement, le nom peut viser des pratiques honteuses, une manière de parler, ou un gain honteux selon le contexte, mais le noyau demeure : caractère indigne. Ainsi, αἰσχρότης est un mot fort d’éthique : il nomme une qualité de conduite qui ne doit pas être recherchée, parce qu’elle détruit l’honneur et la droiture. Il invite à regarder non seulement l’acte, mais le caractère qu’il révèle : une orientation vers le déshonneur.
L’Ancien Testament pense la honte et l’honneur comme réalités sociales et morales. Certaines hontes sont subies injustement (humiliation), mais la Bible parle aussi d’actes “honteux” : conduite qui viole la droiture et expose au déshonneur. La sagesse avertit contre des voies qui mènent à la honte : mensonge, injustice, impudence, avidité. Cet arrière-plan éclaire αἰσχρότης : la vilenie n’est pas seulement un sentiment, elle est une qualité de conduite. Les prophètes dénoncent des pratiques honteuses parce qu’elles corrompent la justice et la sainteté : elles salissent la communauté et détruisent le faible. La honte biblique peut donc fonctionner comme signal : certaines actions déshonorent réellement. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une honte réduite à la psychologie. Bibliquement, “honteux” touche à la dignité devant Dieu et devant les autres. Il existe des actes qui “couvrent de honte” parce qu’ils sont indignes. αἰσχρότης, lu dans cet arrière-plan, renvoie donc à ce qui est vil et déshonorant : un caractère de conduite opposé à la justice et à la fidélité. Le mot invite à mesurer les actions non au succès, mais à l’honneur et à la droiture.
Le lecteur moderne associe “honte” soit à une émotion intime, soit à des normes sociales variables. αἰσχρότης désigne plutôt le caractère honteux : l’indignité d’une conduite, la vilenie. La clarification est que le terme qualifie une réalité objective (ce qui est déshonorant), pas seulement un ressenti. Un contresens fréquent est de traduire par “honte” au sens de culpabilité intérieure. Ici, l’accent est sur ce qui est indigne : une parole ou une pratique “honteuse”. Un autre contresens est d’en faire un jugement esthétique. Lexicalement, αἰσχρότης vise l’éthique : ce qui abaisse la dignité. Pour un lecteur moderne, ce mot aide à distinguer honte émotionnelle et indignité morale : certains actes sont honteux parce qu’ils détruisent la justice, corrompent, exploitent. Comprendre αἰσχρότης, c’est donc comprendre un nom de qualité : la marque du déshonneur. Il invite à regarder les effets : est-ce que cela dégrade, expose, salit, rabaisse ? Le contexte précisera la forme (parole, comportement, gain), mais le noyau reste : caractère vil et honteux, opposé à la droiture.
αἴσχρον (aischron, G0149) est le lemme grec correspondant au français « honteux ».
αἰσχρόν = honteux/indécent : ce qui est déshonorant ou inconvenant selon la norme morale évoquée par le passage (paroles, actes, motivations).
Ne pas calquer une pudeur culturelle arbitraire : suivre la norme donnée par le passage.
Utilisé pour qualifier des actes/paroles que l’Écriture appelle à éviter parce qu’ils déshonorent Dieu et abîment la dignité humaine. Le passage précise la sphère (sexualité, langage, conduite).
honorable; convenable; digne
honteux; indécent; déshonorant
αἰσχύνη (honte) : le sentiment; αἰσχρός : la qualité de l’acte/du propos.
honteux
Ep 5,12; 1 Co 11,6
G0149
aischron
Le mot peut viser (A) ce qui est moralement indécent, (B) ce qui est honteux socialement, ou (C) un gain honteux (“honteux gain”). Le co-texte tranche (conduite, discours, argent).
- Porte sur la honte/déshonneur (réputation + morale). - Le co-texte fixe si c’est “indécent” (conduite) ou “vil” (motivation).
Registre éthique et honneur : ce qui doit être caché/évité car déshonorant. Souvent opposé à ce qui est convenable, noble, digne devant Dieu.