image; représentation; ressemblance (selon contexte : image de César, image de Dieu/Christ)
εἰκών signifie image, représentation, portrait, ce qui rend visible une réalité. Le mot peut désigner une image matérielle (effigie, statue) ou une image au sens de ressemblance. Logiquement, εἰκών implique un original et une représentation : l’image renvoie à autre chose. Dans le NT, le terme est théologiquement riche : l’homme est créé à l’image de Dieu; et le Messie est l’image du Dieu invisible, révélant Dieu de manière parfaite. Ainsi, εἰκών met en relief la révélation : voir l’image, c’est percevoir l’original. Il peut aussi être utilisé pour parler d’idoles (images) et de la tentation de confondre représentation et réalité. En somme, εἰκών désigne une image qui renvoie : représentation et ressemblance, et, dans le NT, elle sert à exprimer la dignité de l’homme et la révélation de Dieu en Christ comme image parfaite.
L’arrière-plan est “à l’image de Dieu” (Genèse 1) : dignité et vocation de représenter Dieu sur la terre. La pensée sémitique comprend l’image comme représentation royale : l’homme est appelé à refléter Dieu dans la justice et le soin. L’AT interdit aussi les images idolâtres : ne pas fabriquer une image de Dieu pour le contrôler. Ainsi, εἰκών résonne avec cette tension : l’homme est image vivante, mais les images fabriquées peuvent devenir idoles. Dans le NT, le Messie accomplit parfaitement la vocation d’image : il révèle Dieu et restaure l’humanité. La pensée sémitique aide donc à entendre εἰκών comme vocation et révélation : être image, c’est refléter; et le Messie est l’image parfaite qui nous transforme.
Aujourd’hui, “image” renvoie à la communication et à l’apparence. εἰκών, bibliquement, parle de représentation et de ressemblance : ce qui renvoie à une réalité plus profonde. Clarification : être “à l’image de Dieu” n’est pas une question de look, mais de vocation et de dignité. En prédication exégétique, εἰκών permet de proclamer la valeur de toute personne et de montrer que Christ révèle Dieu : le voir, c’est connaître le Père. Le mot corrige un contresens moderne : réduire l’image à une identité fabriquée. Le NT parle d’une image reçue et restaurée. Ainsi, εἰκών met en avant une transformation : être conformé à l’image du Messie plutôt que modelé par les idoles.
Ici, εἰκών désigne une représentation visible qui reflète la réalité divine, rappelant que le visible pointe vers Dieu sans devenir objet d’adoration.
Dans le passage, εἰκών désigne une image/effigie (par ex. sur une pièce) ou une ressemblance reflétée (Christ image de Dieu), selon le contexte. Le texte précise l’original auquel l’image renvoie.
Ne pas confondre avec ὁμοίωμα (ressemblance) ou μορφή (forme). Et ne pas imposer un débat sur les images (icônes) si le passage parle d’une pièce ou de l’identité de Christ.
image
G1504
eikōn
Option A : image matérielle (pièce, statue) — ex. ‘image de César’. Option B : image théologique (Christ image de Dieu; l’humain créé à l’image) — identité/mission. L’indice est l’objet (pièce, idole, personne/Christ) et le genre (débat fiscal vs christologie). Ne pas importer Gen 1 automatiquement si le texte parle d’une pièce de monnaie; et ne pas réduire à ‘photo’ si le contexte est christologique.
- Mt 22,20 — « image et inscription » : effigie de César sur la pièce; indice : pièce montrée. - Col 1,15 — Christ « image du Dieu invisible » : révélation parfaite; indice : contexte christologique. - Lc 20,24 : « image » = effigie / portrait sur une monnaie (sens concret, argument de propriété / autorité).
Registre représentation/identité : image visible qui renvoie à un original. Dans les évangiles, peut être très concret (pièce); dans Paul, devient registre théologique (Christ révèle Dieu; transformation à l’image du Christ).