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image — παραβολή — parabolē

Sens (principal)

parabole ; comparaison

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παραβολή (parabolē) signifie « parabole », « comparaison », « mise en parallèle ». Le mot vient de l’idée de “placer à côté” : mettre deux réalités côte à côte pour éclairer l’une par l’autre. Sa logique est pédagogique : on prend une scène connue (quotidienne, concrète) et on l’utilise comme miroir pour faire comprendre une réalité plus profonde. Le garde-fou est de ne pas réduire la parabole à une “devinette” réservée aux initiés, ni à une simple “histoire gentille”. Le terme décrit une forme d’enseignement : un récit-image qui oblige à réfléchir, à se situer, à discerner. La parabole ne fonctionne pas comme une définition abstraite; elle fonctionne comme un choc de compréhension : on reconnaît une logique, puis on comprend qu’elle pointe ailleurs. Le mot se distingue d’un simple exemple : la parabole construit un monde, avec des personnages, des actions et une issue, afin que le lecteur voie une dynamique. Elle se distingue aussi d’un discours direct : elle contourne parfois les défenses, parce qu’elle fait entrer par l’imagination avant d’exposer la vérité. Dans le grec biblique, παραβολή est donc un outil de révélation et de discernement : elle met en lumière ce qui est caché dans le cœur, en le montrant dans une histoire. Le terme porte enfin une nuance de proportion : la parabole n’est pas une copie exacte de la réalité spirituelle, elle est un parallèle choisi. Il faut donc respecter le point de comparaison principal, sans forcer chaque détail. Ainsi, παραβολή est un mot de sagesse pédagogique : éclairer par le parallèle, réveiller par l’image, et conduire à une compréhension concrète.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible hébraïque utilise souvent des images, des proverbes et des récits courts pour former le cœur. Les sages transmettent par comparaisons; les prophètes parlent en images; et parfois une histoire révèle une vérité morale difficile à entendre. Cette tradition éclaire παραβολή : la comparaison narrative est un moyen biblique de conduire à la vérité. Le mot de vie auprès de Dieu est que Dieu enseigne souvent par images, parce que l’image touche la conscience. Une parabole ne contourne pas la vérité; elle la rend saisissable. Elle met aussi en lumière le cœur : on se reconnaît dans une situation, puis on comprend ce que Dieu vise. La pensée d’alliance rappelle que l’enseignement vise la fidélité : il ne cherche pas seulement à informer, mais à former un peuple. La parabole devient donc un instrument de discernement : elle révèle la justice de Dieu, la folie du péché, la sagesse de l’obéissance. Elle peut aussi servir de jugement : ceux qui refusent la lumière restent à la surface de l’histoire; ceux qui cherchent Dieu en reçoivent l’éclairage. Pour un lecteur occidental moderne, cela corrige une approche purement technique du texte : la Bible parle aussi au cœur par des récits. Une parabole demande une écoute humble : accepter d’être déplacé par une image. Ainsi, παραβολή s’inscrit dans une pédagogie biblique ancienne : Dieu enseigne par le parallèle, afin de rendre la vérité visible et mémorable.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut lire “parabole” comme “petite histoire avec une morale”, ou comme un simple style littéraire. παραβολή est plus précis : c’est une mise en parallèle destinée à éclairer. La clarification est que la parabole n’est pas une illustration décorative; c’est un outil de discernement. Un contresens moderne est d’en faire un puzzle où chaque détail doit être décodé. La correction est de chercher le point principal du parallèle : ce que l’histoire met en évidence. Un autre contresens est de la réduire à un “conte moral” sans dimension de révélation. Dans la Bible, la parabole vise souvent à révéler le cœur : elle expose une logique, puis elle oblige à se situer. Pour un lecteur occidental moderne habitué aux définitions abstraites, la parabole rappelle que certaines vérités se comprennent mieux par une dynamique racontée : on voit une attitude, une trajectoire, une conséquence. Elle rend la vérité mémorable. Elle est aussi un garde-fou contre l’auto-justification : on peut se croire juste, mais l’histoire révèle une logique de cœur. Ainsi, παραβολή invite à une lecture attentive : ne pas rester à la surface du récit, mais recevoir ce qu’il met en lumière. La parabole n’est pas un divertissement; c’est une pédagogie. Elle appelle une réponse : reconnaître, corriger, revenir à la vérité. Le terme décrit donc une méthode d’enseignement qui forme en profondeur, en passant par l’imagination et la conscience.

Courte description — (aide remplissage)

Les paraboles du Royaume révèlent aux disciples et jugent l’endurcissement : elles appellent à écouter et comprendre. (Mt 13)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 13, Jésus explique que les paraboles ont un double effet : elles dévoilent les “mystères du Royaume” à ceux qui suivent, et elles exposent l’aveuglement de ceux qui ne veulent pas recevoir. La parabole n’est pas un divertissement : c’est un appel à la repentance et à la foi.

Pièges lexicaux

Ne pas traiter la parabole comme une énigme à “décoder” pour être intelligent. L’objectif est moral et spirituel : écouter et répondre. Éviter l’allégorisation excessive : rester proche de l’intention du texte et des explications de Jésus.

Usage biblique (mini)

Parabole : récit-image. Dans Lc 12,16, Jésus raconte la parabole du riche insensé pour dévoiler l’illusion de sécurité fondée sur les biens et appeler à être riche pour Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

discours direct (sans image)

Synonymes / proches (FR)

image, comparaison, récit illustratif

À ne pas confondre avec…

αἴνιγμα — énigme (autre registre) ; παροιμία — proverbe/figure (autre terme, surtout Jean)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

image

Versets clés (liste)

Lc 12,16; Mt 13,10

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3850

Lemme / racine (optionnel)

Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (parabolē).

Prononciation — (aide remplissage)

pa-ra-bo-lé

Translit. — NOYAU

parabolē

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte (Mt 13,10–17) fixe la fonction : la parabole n’est pas un simple exemple moral, elle est un jugement/révélation selon l’attitude du cœur. Donc éviter de traiter les paraboles comme des histoires “faciles” sans l’explication de Jésus sur l’écoute. Règle : lire la parabole avec sa question (“pourquoi en paraboles?”) et l’appel à écouter/comprendre.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 13,10–17 — “parabole” (G3850) : la parabole est un mode d’enseignement qui révèle aux disciples mais expose l’endurcissement de certains. L’indice est la question “pourquoi leur parles-tu en paraboles ?”. - Mt 13 — Option A (parabole = histoire simple) / Option B (parabole = tri spirituel) : le co-texte tranche vers B : Jésus lie les paraboles à l’écoute et à la compréhension, donc elles dévoilent et filtrent.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre pédagogie/enseignement : le mot désigne une parabole, c’est-à-dire un récit-image qui met une vérité en parallèle par une scène concrète. Dans Matthieu 13, il active l’univers de l’enseignement de Jésus sur le Royaume : révéler à certains, exposer l’endurcissement d’autres. Il touche donc à la communication, la réception et le discernement.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune