Immolé, égorgé, mis à mort en sacrifice ou par violence.
Le verbe σφάζω signifie égorger, immoler, mettre à mort par un geste violent, souvent dans un registre sacrificiel ou judiciaire selon le contexte. Sa logique grecque est concrète et forte : il ne désigne pas une mort vague, mais une mise à mort marquée par l’acte de trancher. Pour l’expliquer correctement, il faut demander qui est égorgé, par qui, et dans quel cadre : sacrifice, meurtre, violence, jugement ou image apocalyptique. σφάζω peut porter une valeur cultuelle lorsqu’il renvoie à l’immolation, mais il peut aussi exprimer la brutalité d’un meurtre. Le co-texte décide. Le mot ne doit pas être adouci, car il garde une intensité corporelle. Il rend visible le coût, le sang, la vulnérabilité de la victime. Sa nuance centrale est celle d’une mort infligée de manière décisive. Dans un usage symbolique, il faut conserver cette force : ce qui est « immolé » n’est pas simplement mort, mais présenté sous le signe d’un acte violent ou sacrificiel. σφάζω invite donc à lire la mort nommée avec gravité.
Dans l’univers biblique, l’immolation appartient fortement au vocabulaire du sacrifice. L’Ancien Testament connaît les animaux égorgés pour l’offrande, le sang présenté, la substitution, mais aussi la violence meurtrière et le sang innocent versé. Cette double sensibilité éclaire σφάζω. Le mot peut évoquer un acte cultuel ordonné, ou une violence injuste, selon le co-texte. Pour un lecteur moderne, égorger paraît brutal et difficile à entendre. La Bible ne cache pas cette brutalité : elle prend le sang au sérieux. La vie appartient à Dieu, et la mort infligée n’est jamais banale. σφάζω invite donc à discerner le cadre : sacrifice, jugement, martyr, violence des nations, ou image de victoire paradoxale. Le mot rappelle que la rédemption et le jugement bibliques ne sont pas des idées abstraites ; ils touchent la vie, le sang, le corps. Il faut éviter de transformer l’immolation en métaphore douce. Dans l’arrière-plan biblique, ce langage garde le poids du coût, de la substitution et de la gravité du mal.
Un lecteur moderne peut être choqué par σφάζω et chercher à l’atténuer. Pourtant, le mot signifie bien égorger, immoler, mettre à mort violemment. La clarification principale est de respecter sa force sans la généraliser abusivement. Il faut demander : s’agit-il d’un sacrifice, d’un meurtre, d’une image, d’un jugement ? Dans une culture qui éloigne souvent la mort de la vue, ce verbe ramène la matérialité de la violence. Il parle du corps, du sang, du coût réel. Cela peut être difficile, mais lexicalement essentiel. Le mot ne doit pas être réduit à « mourir » ; il désigne une mort infligée. Dans un contexte théologique, il peut aussi porter la notion d’immolation, avec une portée sacrificielle ou victorieuse selon le passage. Sa nuance centrale est une mise à mort décisive, visible et grave. σφάζω aide à ne pas rendre abstraites les réalités bibliques du sacrifice, du martyre ou du jugement. Il oblige à lire la mort non comme idée, mais comme acte qui engage la vie donnée ou prise.
Le verbe désigne une mise à mort sanglante, centrale dans l’image de l’Agneau.
L’Agneau immolé est victorieux précisément par sa mort sacrificielle.
Ne pas lire comme faiblesse finale : dans l’Apocalypse, l’Agneau immolé est digne et vainqueur.
Employé pour égorger, immoler ou mettre à mort, notamment dans un contexte sacrificiel ou violent.
épargner, préserver, laisser vivre
immoler, égorger, sacrifier, mettre à mort
Mort accidentelle, défaite sans sens, violence humaine seulement.
immoler
Ap 6,1–6 ; Ap 7,1–8 ; 1 Jn 3,1–10
G4969
sphra-GIS
sphazō
Option A : sceau comme marque d’appartenance ou de protection dans la révélation. Option B : simple objet administratif. Dans Apocalypse, le co-texte des serviteurs de Dieu marqués avant le jugement fait préférer l’Option A. Dans les autres occurrences liées, il faut vérifier si le sceau désigne authenticité, appartenance ou fermeture d’un acte.
- Ap 6,1–6 / Ap 7,1–8 — Option A : sceau marquant les serviteurs de Dieu dans un contexte de jugement ; Option B : cachet administratif neutre. Le co-texte des anges, de la terre retenue et des serviteurs marqués fait préférer l’Option A. - 1 Jn 3,1–10 — Option A : marque d’identité devant Dieu si le co-texte le soutient ; Option B : image générale. La nuance dépend de l’identité d’enfants de Dieu et de la manifestation future.
Domaine cultuel, christologique et apocalyptique. L’immolation de l’Agneau fonde l’adoration céleste et le rachat.