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imputer — ἐλλογέω — ellogeō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Porter au compte, imputer, inscrire comme dû.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἐλλογέω exprime l’idée de mettre quelque chose au compte de quelqu’un. Sa logique grecque est précise : il ne s’agit pas seulement de penser, d’estimer ou de supposer, mais d’inscrire une réalité dans une relation de responsabilité. Le mot appartient à un champ où l’on compte, impute, attribue ou porte une charge sur un compte. Pour le comprendre correctement, il faut donc identifier ce qui est mis au compte, à qui cela est attribué, et selon quelle relation. Le terme peut toucher une dette, une faute, une responsabilité ou un engagement reconnu. Il ne faut pas le transformer trop vite en doctrine abstraite ; il fonctionne d’abord comme un acte d’attribution. La nuance importante est la précision relationnelle : quelque chose qui pourrait rester attaché à une personne est porté, reconnu ou assumé dans un cadre déterminé. Le mot distingue une simple accusation d’une imputation explicite. Il demande de regarder si le co-texte parle de dette, de réparation, de substitution ou de reconnaissance. Sa force est de montrer qu’une réalité peut être comptée à quelqu’un d’une manière concrète et responsable.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, compter une chose à quelqu’un n’est jamais seulement une opération mentale. C’est un acte relationnel et souvent judiciaire. L’Ancien Testament connaît le langage du compte, de la dette, de la faute portée, de la justice imputée ou reconnue. Cette sensibilité aide à comprendre ἐλλογέω : le mot ne décrit pas une impression vague, mais une attribution. Quelque chose est placé sur le compte d’une personne, avec des conséquences. Dans la pensée biblique, cela touche la responsabilité devant l’autre et devant Dieu. Une dette ou une faute n’est pas seulement un fait privé ; elle a une portée dans la relation. Le mot peut donc éclairer la manière dont une charge est reconnue, transférée ou assumée. Pour un lecteur moderne, l’idée de « compte » paraît parfois froide ou administrative. La Bible l’emploie pourtant pour parler de justice, de réparation, d’engagement et de relation. ἐλλογέω garde cette gravité : ce qui est compté n’est pas oublié ni dissous, mais reconnu dans un cadre juste. Le mot invite à demander qui assume quoi, devant qui, et avec quelle conséquence relationnelle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut confondre ἐλλογέω avec une simple opinion : « considérer que », « penser que », « voir comme ». Mais le mot est plus concret. Il évoque une réalité portée au compte de quelqu’un. La clarification essentielle est donc de passer d’une lecture psychologique à une lecture relationnelle et responsable. Il ne s’agit pas seulement de la manière dont quelqu’un est perçu, mais de ce qui lui est attribué dans une situation précise. Le mot peut rejoindre le vocabulaire de la dette, de la responsabilité ou de l’imputation. Il faut donc éviter deux excès. Le premier serait de le réduire à une comptabilité froide, sans relation. Le second serait de le spiritualiser trop vite, comme s’il désignait toujours une doctrine complète. En réalité, le co-texte détermine ce qui est compté et pourquoi. Le mot oblige à poser des questions simples : quelle réalité est en jeu ? à qui est-elle imputée ? qui accepte ou reconnaît cette charge ? Cette précision est utile dans une culture où la responsabilité est parfois diluée dans le ressenti. ἐλλογέω rappelle qu’attribuer quelque chose à quelqu’un engage une relation, une vérité et parfois une réparation.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe relève du langage de compte : quelque chose est porté à la charge de quelqu’un.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Paul se place comme garant : si Onésime doit quelque chose, Philémon peut l’imputer à Paul.

Pièges lexicaux

Ne pas limiter au calcul financier : ici le compte sert la restauration fraternelle.

Usage biblique (mini)

Employé pour l’idée d’inscrire, compter ou mettre au compte de quelqu’un.

Antonymes / contrastes (FR)

effacer, remettre, annuler

Synonymes / proches (FR)

imputer, compter, porter au compte, inscrire

À ne pas confondre avec…

Accuser gratuitement ou condamner sans médiation.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

imputer

Versets clés (liste)

Phm 1,18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1677

Lemme / racine (optionnel)

ἐλλογέω

Prononciation — (aide remplissage)

en-lo-GE-o

Translit. — NOYAU

ellogeō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
NarratifAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : imputer ou mettre au compte de quelqu’un. Option B : considérer vaguement comme responsable. Dans Phm 1,17–20, Paul parle d’une dette éventuelle d’Onésime et demande qu’elle soit portée sur son propre compte ; le vocabulaire de dette et de réception contraint donc le sens vers l’Option A. Le mot fonctionne dans un registre relationnel et quasi comptable, sans devenir une doctrine autonome de substitution.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Phm 1,17–20 — Phm 1,18 : Option A : mettre au compte de Paul ; Option B : simplement reprocher une faute. Le co-texte de dette, de réparation et de réception favorise l’Option A. La nuance est concrète : Paul prend sur lui ce qui pourrait empêcher la restauration entre Philémon et Onésime.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine économique et juridique, mais appliqué à une situation pastorale. Le vocabulaire de la dette sert une logique de grâce.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune