Incrédule; non-croyant; sans foi; ou, pour ἀπό selon certains anciens doublons, marque d’origine/séparation — à vérifier selon le co-texte exact.
Dans les évangiles, ἄπιστος (“incrédule”) qualifie celui qui ne croit pas, ou qui reste sans foi dans le contexte précis. Le mot n’est pas d’abord une insulte ; il décrit une position : ne pas se confier, ne pas recevoir le témoignage, ne pas s’appuyer sur la parole de Jésus. La logique du passage contraint la nuance par l’opposition fréquente : croire / ne pas croire, foi / incrédulité. Ainsi, “incrédule” peut viser une résistance active (refus), ou une incapacité momentanée (hésitation), selon la scène. Exégétiquement, ἄπιστος révèle souvent un contraste entre ce qui est donné (signes, parole, promesse) et la réponse attendue (confiance). Le terme peut aussi fonctionner comme un appel : ne sois pas incrédule, mais croyant ; ce qui montre que l’incrédulité n’est pas seulement une identité figée, mais un état qui peut être quitté. La nuance utile est donc : sans foi, non confiant, ne recevant pas. Pour comprendre, il faut regarder ce que le texte reproche : manque de confiance ? manque de compréhension ? refus de se laisser convaincre ? Le passage indique l’accent. Le mot sert alors la dynamique : l’évangile met la foi au centre, et l’incrédulité apparaît comme l’obstacle principal, non seulement intellectuel, mais relationnel envers Jésus.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, la foi est souvent décrite comme confiance et fidélité : s’appuyer sur la parole de Dieu, marcher selon lui, ne pas endurcir son cœur. Le repère principal est simple : l’incrédulité n’est pas seulement un doute intellectuel, c’est un refus de se confier. Le désert, par exemple, montre un peuple qui voit des œuvres de Dieu mais qui ne lui fait pas confiance. Ce repère éclaire ἄπιστος : être “sans foi”, c’est vivre sans s’appuyer sur Dieu, même quand la parole est donnée. L’AT associe souvent cette attitude à l’endurcissement : un cœur qui ne veut pas écouter. Si un écho est utile, il reste bref : “aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs”. Dans les évangiles, l’incrédulité peut donc être l’expression d’un cœur fermé, ou d’une lenteur à croire, selon les personnages. L’arrière-plan AT aide à entendre que la foi biblique n’est pas un simple accord d’idées : c’est une relation d’alliance. Ainsi, ἄπιστος nomme un état de rupture de confiance, et l’appel de Jésus vise à restaurer cette confiance. Le passage précisera si l’incrédulité est reprochée, corrigée, ou simplement constatée.
Aujourd’hui, “incrédule” peut être compris comme une posture intellectuelle (“je ne crois pas parce que je n’ai pas de preuves”) ou comme une étiquette sociale (“croyant / non-croyant”). Le risque est de réduire ἄπιστος à un débat d’opinions. La clarification utile est : dans les évangiles, l’incrédulité est surtout une absence de confiance envers Jésus, face à une parole et à des signes. Elle est relationnelle : elle concerne la manière dont on reçoit Jésus. Exégétiquement, il faut repérer ce que le passage met en cause : est-ce le refus de reconnaître, la peur, la dureté, ou une lenteur à croire ? Souvent, le texte montre que l’incrédulité peut coexister avec une proximité religieuse : on peut connaître des choses et rester sans foi. Cela évite un contresens moderne : croire que “incrédule” signifie simplement “pas religieux”. Ici, le mot qualifie la réponse au Christ. On reste descriptif : quel événement ou quelle parole provoque l’incrédulité, et comment Jésus y répond ? Parfois il reprend, parfois il invite, parfois il donne un signe, parfois il appelle à une foi simple. Ainsi, ἄπιστος n’est pas un jugement psychologique, mais une description du manque de confiance qui empêche d’entrer dans ce que Dieu donne. Le passage, en général, appelle à passer de l’incrédulité à la foi.
Pour ἄπιστος : qualifie une personne comme sans foi / non-croyante. Le passage décide s’il s’agit d’un refus actif de croire ou d’un statut de non-croyant. Les anciens doublons liés au même code contenaient aussi une fiche ἀπό (“de / depuis / loin de”) : conserver cette trace en note interne tant que le code Strong exact n’est pas revérifié.
G0571
apistos
- ἄπιστος — “incrédule / non-croyant” : Option A : “incrédule” (refus de croire) quand le co-texte est un reproche ; Option B : “non-croyant” (statut) dans les épîtres. Indice : ton du passage (reproche vs description) et contexte (récit vs vie d’Église). - ἄπιστος — dans les évangiles : le mot n’est pas d’abord une insulte ; il décrit une position sans confiance face à la parole ou au témoignage de Jésus. Le contraste fréquent croire / ne pas croire indique la nuance. - Ancienne fiche ἀπό — “de / depuis / loin de” : préposition de séparation/origine. La nuance doit être décidée par le complément : origine (depuis), éloignement (loin de), provenance. À garder seulement si le passage utilise bien ἀπό et non ἄπιστος.
Pour ἄπιστος, registre relationnel et théologique : confiance ou absence de confiance envers Dieu / Christ. Dans les épîtres, le mot peut aussi décrire le statut de non-croyant. Ancien doublon ἀπό : registre spatial/origine/séparation (“de”, “depuis”, “loin de”), où la nuance vient du verbe et du complément.