Nom : injustice, acte inique, tort commis ou faute qui viole l’équité et appelle jugement ou réparation.
ἀδίκημα désigne une injustice commise, un tort concret, une faute qui viole la droiture ou l’équité. Contrairement à des termes plus larges qui peuvent décrire un état d’injustice, celui-ci attire l’attention sur l’acte lui-même, sur le fait qu’un mal réel a été posé. Exégétiquement, cela est important. Le mot ne parle pas seulement d’un climat moral flou, mais d’une injustice objectivable, susceptible d’être examinée, dénoncée ou jugée. Il faut éviter deux erreurs. La première serait de réduire ἀδίκημα à un simple ressenti de blessure. La seconde serait de l’abstraire dans une réflexion purement morale. Le terme nomme un tort effectivement commis. Dans Actes 18, le cadre judiciaire aide à entendre cette portée : on parle d’un crime ou d’un délit. Dans l’horizon apocalyptique, le mot peut aussi entrer dans l’accumulation des fautes qui montent devant Dieu. Ainsi, ἀδίκημα devient un terme de gravité. Il désigne le mal comme acte imputable. Le mot aide le lecteur à distinguer entre une simple tension relationnelle et une faute réelle, lourde d’enjeu devant les hommes et devant Dieu.
Dans l’arrière-plan biblique, l’injustice n’est jamais purement théorique. Elle prend la forme de torts réels : oppression, fraude, violence, faux jugement, corruption. Cet horizon éclaire ἀδίκημα. Le mot rejoint une compréhension biblique du péché comme acte qui blesse concrètement le prochain et qui offense aussi la justice de Dieu. Pour un lecteur moderne, ce repère est essentiel. La Bible ne traite pas l’iniquité comme une catégorie vague destinée à impressionner ; elle parle d’actions précises, imputables, qui demandent vérité et parfois réparation. Les prophètes dénoncent ces injustices accumulées qui montent devant Dieu. Ainsi, ἀδίκημα rappelle qu’un mal commis n’est pas absorbé par l’oubli : il entre dans le champ de la responsabilité et du jugement. Le mot aide à entendre que la justice biblique ne se contente pas d’intentions ; elle regarde les actes. Dans cet univers, reconnaître une iniquité, c’est déjà sortir du mensonge qui la banalise. Le terme sert donc à nommer ce qui doit être jugé, confessé ou redressé.
Le mot “injustice” est souvent utilisé aujourd’hui de manière très large, parfois pour désigner toute contrariété ressentie. ἀδίκημα oblige à davantage de précision. Le terme désigne un tort réel, un acte fautif, une injustice commise. La clarification utile est donc la suivante : il ne s’agit pas d’une simple impression subjective, mais d’une faute objectivable. Un contresens fréquent serait de traiter tout malaise comme un ἀδίκημα. Le mot biblique garde un poids juridique et moral plus net. Un autre contresens serait de penser que ce genre de faute ne concerne que les tribunaux. L’Écriture montre au contraire qu’un acte injuste engage aussi la relation à Dieu. Pour le lecteur moderne, ἀδίκημα peut ainsi restaurer une lucidité utile : il existe des torts véritables qu’on ne doit ni minimiser ni diluer dans le flou. Les actes injustes ont une réalité, une responsabilité et parfois une mémoire qui appelle jugement. Ce terme rappelle donc qu’une foi sérieuse sait nommer le mal concret, non pour s’y complaire, mais pour le traiter dans la vérité.
Nom qui désigne un acte injuste, une faute ou un tort objectivement coupable. Il sert à nommer l’iniquité commise.
Dans les passages liés à cette fiche, ἀδίκημα désigne un tort réel, un acte injuste ou une faute suffisamment nette pour appeler examen, jugement ou condamnation.
Ne pas réduire le mot à une simple sensation d’avoir été lésé. Il désigne un acte réel d’injustice ou de faute.
Le mot sert à nommer une injustice concrète, imputable et moralement coupable.
justice ; droiture ; innocence
tort ; faute ; iniquité ; crime
injustice / crime / iniquité
Ac 18,14 ; Ap 18,5
G0092
ἀδίκημα
adikema
Option A : tort ou injustice commise dans un cadre concret. Option B : crime ou iniquité au sens plus lourd de faute coupable. Le co-texte décide l’accent, mais le mot garde toujours l’idée d’un acte injuste objectivement répréhensible.
Le mot active un registre judiciaire et moral. Il appartient à l’univers des actes qui violent la justice et qui demandent soit jugement, soit réparation. Le terme garde une forte dimension concrète.