Inondation; crue (montée des eaux)
Dans Lc 6,48, πλήμμυρα est un élément de la logique “test → résultat”. La structure est : maison bâtie sur le roc → crue arrive et frappe → la maison ne bouge pas. Le grec montre que l’épreuve est externe (les eaux), mais le résultat dépend du fondement. Le mot “inondation” intensifie la pression : ce n’est pas une petite pluie, c’est une force qui peut emporter. Ainsi, le terme sert à rendre l’avertissement concret et crédible : la parole de Jésus doit être mise en pratique avant la crue, pas pendant. Il ancre donc l’appel à l’obéissance dans une image de stabilité éprouvée.
L’arrière-plan biblique associe souvent les eaux débordantes au danger, au chaos, et parfois au jugement (sans que chaque mention d’eau soit jugement). Les Psaumes parlent d’eaux qui menacent et Dieu qui sauve. Dans une perspective sapientielle, la sagesse consiste à bâtir de manière solide avant la tempête. L’inondation devient alors image d’épreuve : l’orage révèle ce qui est vrai. L’image dominante est donc la fragilité humaine face aux forces qui dépassent, et la sécurité que Dieu donne à ceux qui s’appuient sur sa parole. Dans Luc, cette sécurité est christocentrique : tenir parce qu’on a bâti sur les paroles de Jésus.
On peut lire “inondation” comme un détail poétique. Jésus l’utilise pour parler d’épreuve : quand la pression arrive, ce qui est construit sans fondation s’effondre. Clarification : le mot ne vise pas d’abord des catastrophes naturelles, mais une image universelle de test. Le contresens serait de croire qu’un disciple n’a pas de tempêtes; au contraire, la crue vient, mais le fondement tient. Le mot aide donc à entendre l’appel : écouter ne suffit pas; il faut bâtir (mettre en pratique) avant l’épreuve.
Nom : inondation / crue. Décrit une montée d’eau qui submerge, souvent comme image de violence soudaine ou d’épreuve (Lc 6,48).
Dans Lc 6,48, le mot décrit une crue qui vient frapper une maison. L’image sert à montrer que l’épreuve révèle le fondement : celui qui écoute et met en pratique tient, l’autre s’écroule.
Ne pas transformer l’image en spéculation climatique : la parabole l’utilise comme épreuve révélatrice. Distinguer l’eau (crue) du “vent” : chaque élément renforce l’idée de pression sur la maison.
Employé (au moins) dans une parabole pour décrire la crue qui teste une maison; image d’épreuve qui révèle le fondement.
saison sèche; calme; stabilité
crue; débordement; inondation
ποταμός (fleuve) — ici c’est l’événement de crue/débordement; χειμάρρους (torrent).
inondation
Lc 6,48
G4132
plemmura — « plèm-mou-ra » (approx.)
plemmura
Le mot désigne une inondation/crue. Pour préciser, relever : (1) scène (maison, fondation), (2) action (frapper, submerger), (3) but rhétorique (épreuve). Dans Lc 6,48, le co-texte impose la nuance “crue qui frappe” (test). On évite donc de lui donner une valeur symbolique autonome : l’image sert l’appel à écouter et pratiquer les paroles de Jésus.
Registre naturel et de catastrophe : crue/inondation qui frappe une maison, un terrain, une ville. Dans les paraboles, ce registre sert à illustrer l’épreuve qui révèle la solidité du fondement.