Repères automatiques — Dt 4,25; Dt 9,18; Dt 31,29; Dt 32,16; Dt 32,21; Jg 2,12; 1S 1,6; 1S 1,7; 1R 14,9; 1R 14,15; 1R 15,30; 1R 16,2; 1R 16,7; 1R 16,13; 1R 16,26; 1R 16,33; 1R 21,22; 1R 22,54; 2R 17,11; 2R 17,17
H3707
Susciter colère par offense
Moïse se prosterne quarante jours à cause du péché commis au pied de la montagne. Le veau façonné par les mains du peuple n’est pas une erreur abstraite: il provoque l’Éternel qui vient de délivrer Israël et de conclure alliance. Avant l’entrée dans le pays, Moïse avertit que des images taillées et l’abandon de la voie irriteront Dieu et conduiront au jugement. Les prophètes reprennent cette mémoire lorsque le peuple brûle des parfums à d’autres dieux ou place sa confiance dans ses œuvres. Irriter Dieu signifie donc mépriser une relation déjà établie, sa parole et sa patience. La colère n’est jamais séparée de la sainteté et de la justice. Les gestes sont visibles: fabriquer, se prosterner, servir et persister. Le peuple découvre que ses choix atteignent la relation d’alliance. Pourtant, l’intercession et l’appel au retour montrent que le jugement annoncé n’est pas une colère humaine arbitraire. La patience divine rend même cette persistance plus grave et pleinement responsable.
Irriter décrit une relation de cause à effet: une action offense, puis la colère est suscitée. Le verbe attire donc l’attention sur la conduite provocatrice plutôt que sur une humeur imprévisible. Israël irrite Dieu par l’idolâtrie, la corruption et les œuvres de ses mains. La colère divine répond à une rupture nommée de l’alliance; elle n’est pas une perte de maîtrise. Le même verbe peut concerner une personne blessée ou contrariée, et le contexte doit alors évaluer la légitimité de la réaction. Il faut distinguer provoquer, être en colère et punir. Ces étapes peuvent se suivre, mais elles ne sont pas identiques. Une offense peut accumuler ses effets avant que le jugement n’arrive. Le terme ne signifie pas que l’être humain contrôle Dieu en déclenchant mécaniquement une émotion. Il établit plutôt la responsabilité de celui qui persiste dans le mal malgré la parole reçue. L’analyse doit identifier l’acte, la relation violée et la réponse annoncée.
Kaas exprime une provocation qui suscite colère ou chagrin dans une relation. Le verbe met en évidence l’acte qui offense et la personne concernée ; la réponse et ses conséquences doivent ensuite être reconnues dans le passage. Dans les emplois concernant Dieu, l’idolâtrie et l’infidélité nommées donnent à cette provocation une portée d’alliance. Deutéronome 4,25 associe les images fabriquées au mal commis pour irriter l’Éternel ; Deutéronome 9,18 montre l’intercession face au péché. Ces appuis permettent de lire ensemble responsabilité, relation atteinte et réponse divine, plutôt qu’une réaction sans motif. Pour le lecteur actuel, distinguer provoquer, être en colère et punir rend la séquence plus claire. Les emplois humains gardent leur situation particulière : la colère éprouvée n’est pas automatiquement juste. La patience et l’appel au retour restent également dans leur cadre. Le mot ne présente pas Dieu comme manipulable et ne légitime pas les emportements humains. On ne peut attribuer une catastrophe à sa colère sans un lien explicitement établi par le texte.
Le domaine est relationnel, cultuel et judiciaire. Images taillées, autels, gestes d’adoration et décisions publiques rendent l’offense visible. Moïse intercède, les prophètes accusent et la communauté subit les conséquences. La colère répond à une alliance violée, tandis que retour, confession et abandon des idoles ouvrent un autre chemin. L’offense touche alors mémoire, loyauté et justice. Elle produit avertissement, intercession, sanction et parfois retour du peuple.
provoquer; offenser; susciter la colère
Exiger un lien explicite dans le passage avant d’attribuer un jugement à la colère divine. Ne jamais employer ce terme pour sanctifier l’irritabilité ou la violence humaine. La patience et l’appel au retour doivent aussi être conservés.
Ne pas présenter Dieu comme susceptible ou manipulable. Sa colère répond dans les textes à un mal nommé; les colères humaines ne reçoivent pas automatiquement la même légitimité. L’offense et la réponse doivent être identifiées séparément dans le récit.
À distinguer d’être soi-même en colère, de punir et de simplement attrister. Le verbe met l’accent sur l’action qui suscite une réponse.
Le verbe signifie provoquer, irriter ou causer du chagrin mêlé de colère. Il concerne souvent Dieu offensé par l’idolâtrie, mais peut décrire une relation humaine. Les constructions causatives mettent en avant l’acte responsable. La réponse, l’intercession et le jugement sont précisés séparément. Selon la forme, le sujet provoque activement ou éprouve lui-même irritation et douleur.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Le lecteur moderne peut imaginer « irriter Dieu » comme le fait de contrarier une personne susceptible. Cette image déforme les passages. La colère divine y répond à des actes définis: idolâtrie, injustice, infidélité et refus persistant de la parole. Elle exprime un jugement moral, non une instabilité émotionnelle. Il faut toutefois conserver la gravité du verbe et ne pas le remplacer par une simple désapprobation administrative. Le mal provoque réellement la colère de Dieu parce qu’il détruit la relation, opprime et attribue sa gloire à des œuvres humaines. Inversement, personne ne devrait prétendre connaître chaque catastrophe comme réponse directe à une irritation divine; le texte doit établir le lien. Le mot peut aussi décrire des relations humaines, où la colère n’est pas toujours juste. Une lecture occidentale exacte distingue offense, colère et conséquence. Elle reconnaît la responsabilité sans présenter Dieu comme manipulable ni utiliser sa colère pour justifier les emportements humains.
Motif : Recentrage positif sur la réalité et les fonctions du mot ; clarification actuelle, avec limites brèves en fin de pensée. Nombre de mots : 152 → 164.