Repères automatiques — 2S 12,16; 1R 21,9; 1R 21,12; 2Ch 20,3; Esd 8,21; Ne 9,1; Est 4,3; Est 9,31; Ps 35,13; Ps 69,11; Ps 109,24; Es 58,3; Es 58,5; Es 58,6; Jr 36,6; Jr 36,9; Da 9,3; Jo 1,14; Jo 2,12; Jo 2,15
H6685
Abstention temporaire de nourriture
Tsom désigne l’abstention temporaire de nourriture, geste concret qui peut accompagner une demande à Dieu, un deuil ou un rassemblement. Dans le monde biblique documenté, le corps participe ainsi à une situation vécue : une personne prie pour autrui, un groupe porte sa détresse, ou une communauté publie un jeûne. Deux appuis en montrent la portée : 2 Samuel 12,16 associe le jeûne de David à sa prière pour l’enfant; Ésaïe 58,6 le met en relation avec la libération des opprimés. La privation alimentaire ne se comprend donc pas isolément, mais dans les paroles et les actes qui l’entourent. Les usages documentés comprennent aussi le deuil collectif et une proclamation autour de Naboth, qui oblige à considérer ceux qui organisent le geste. La relation à Dieu et à autrui donne sa valeur à la démarche. Jeûner demeure distinct de prier et de pleurer, même lorsque ces actes se rejoignent. L’abstention ne garantit ni sincérité ni réponse favorable, et cette description n’impose au lecteur aucun régime ni aucune durée.
Le jeûne consiste à ne pas prendre de nourriture pendant un temps, mais cette abstention ne dit pas tout de la démarche. Un regard grec distingue le geste, son intention et la conduite qui l’accompagne. L’absence de nourriture peut être observable, tandis que le but doit être établi par le contexte. Le jeûne peut accompagner une demande ou un deuil; il ne devient pas lui-même la réponse à la demande ni la disparition de la peine. Cette différence entre moyen et résultat empêche de lui attribuer une efficacité automatique. Il faut également séparer la forme publique du geste et sa valeur devant Dieu. Publier un jeûne ne garantit pas la justice de ceux qui le proclament. La parole qui le rapproche de la libération des opprimés refuse précisément de séparer la démarche religieuse de la conduite. Le terme nomme donc une abstention réelle, dont la place se comprend à travers les relations et les actions voisines. Sa présence seule ne prouve ni sincérité, ni mérite, ni résultat assuré.
Le français jeûne désigne une abstention de nourriture pendant un temps. Dans les usages retenus de tsom, cette réalité corporelle accompagne notamment la prière, le deuil ou une démarche collective. Le lecteur actuel peut partir de ce sens concret, puis chercher ce qui motive le geste et quelle conduite l’accompagne. En 2 Samuel 12,16, David jeûne en priant pour l’enfant; Ésaïe 58,6 rattache le jeûne à la libération des opprimés. Ces appuis distinguent le geste alimentaire, la demande présentée et la portée relationnelle. Une proclamation publique donne encore au mot un cadre communautaire, mais ne dispense pas d’examiner les actes de ceux qui la publient. La traduction garde donc la privation réelle sans la réduire à une discipline de santé ni la faire remplacer la justice. Les contextes ne donnent pas un régime détaillé ou une durée uniforme. Ils ne font pas davantage du jeûne un mérite ou un moyen de contraindre Dieu. La sincérité et l’issue d’une demande ne se déduisent pas de la seule abstention.
Le domaine concret est celui de la nourriture dont on s’abstient et des gestes accompagnant une situation éprouvante : prière, nuit sur la terre, pleurs, lamentations, sac et cendre. Le terme rencontre aussi des lettres et une proclamation adressée au peuple. Dans Ésaïe, il rejoint la justice envers les opprimés. Le registre est personnel ou collectif, sans devenir une méthode médicale, un programme alimentaire uniforme ou une garantie d’efficacité religieuse.
Abstention alimentaire : proche descriptif du geste.
Décrire l’abstention et sa relation au contexte, sans prescrire une pratique au lecteur. Ne pas faire du jeûne un prix du salut ou un moyen de contraindre Dieu. Les liens de méchanceté nommés par Ésaïe ne doivent pas être minimisés.
Le jeûne ne garantit pas une réponse favorable de Dieu et ne prouve pas une conduite juste. Ne pas déduire une durée ou un régime uniforme des passages retenus. La demande, le deuil et la publication collective donnent des contextes différents à l’abstention.
Ne pas confondre jeûne, prière et deuil comme des actes identiques. Ils peuvent se rejoindre, mais l’abstention ne devient ni une réponse divine ni un mérite garanti.
Le nom désigne le jeûne, avec des variantes françaises liées à l’action de jeûner. Les contextes distinguent une démarche personnelle de prière, une détresse collective et une proclamation publique. Ésaïe 58,6 en précise la portée par la libération des opprimés. Le noyau d’abstention demeure, mais la valeur religieuse ne se déduit pas de la seule privation de nourriture; les actions et les relations voisines doivent être conservées.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Le jeûne apparaît auprès de personnes qui prient, portent le deuil ou se rassemblent. David prie Dieu pour l’enfant et jeûne, puis passe la nuit couché sur la terre. Le geste appartient à sa demande, sans que le mot fournisse une assurance sur son résultat. Dans Esther, les Juifs jeûnent, pleurent et se lamentent lorsque l’ordonnance du roi parvient dans les provinces. Le jeûne accompagne alors une détresse collective, avec le sac et la cendre nommés par le récit. Les lettres du premier livre des Rois demandent au contraire de publier un jeûne et de placer Naboth à la tête du peuple. Cette scène rappelle que la publication d’un geste religieux doit être lue avec ceux qui l’organisent. Ésaïe met encore le jeûne en relation avec les liens de méchanceté à dénouer et les opprimés à renvoyer libres. L’abstention ne peut donc être isolée de la relation à Dieu et aux autres dans les passages qui en précisent la portée.
Motif : Pensée générale du geste vécu et de ses relations; deux appuis plutôt qu’une liste de récits. Nombre de mots : 160 → 168.
Version avant reprise — Pensée moderne
Le lecteur moderne peut entendre jeûne comme une pratique de santé, une discipline personnelle ou une abstention religieuse. Ces compréhensions reconnaissent bien le fait de ne pas manger, mais elles ne donnent pas à chaque passage son intention particulière. Le jeûne de David accompagne une prière pour l’enfant; celui des Juifs dans Esther accompagne une détresse et un deuil collectifs. Les réduire à une technique corporelle ferait disparaître ces relations. Une autre lecture peut attendre du jeûne qu’il produise nécessairement une réponse favorable de Dieu. Le mot ne contient pourtant aucune garantie de ce type. Il ne mesure pas davantage, à lui seul, la sincérité ou la justice de la personne qui jeûne. La proclamation publique d’un jeûne et la critique d’Ésaïe obligent à considérer la conduite qui l’entoure. Enfin, les contextes retenus ne fixent pas une durée identique ni un régime détaillé pour tous les cas. Jeûne nomme une abstention alimentaire; la demande, le deuil et la portée religieuse se lisent dans chaque situation.
Motif : Clarification française positive et contextualisée; réserves sur mérite, durée et contrainte divine regroupées. Nombre de mots : 165 → 167.