Vierge; jeune fille non mariée (selon contexte).
Le nom parthenos désigne une vierge, une jeune fille non mariée. En Mt 1,23, il est cité dans une prophétie (Ésaïe) pour interpréter la naissance de Jésus : un signe donné par Dieu. Le grec sert ici à affirmer un fait et un sens : la naissance est exceptionnelle et elle pointe vers l’initiative divine. Parthenos fonctionne donc comme un mot‑signe : il relie l’événement à l’accomplissement des Écritures. Il clarifie aussi le message de Matthieu : Jésus vient par l’action de Dieu, pas par une origine ordinaire. Ainsi, le mot est moins un détail biologique qu’un marqueur théologique : Dieu accomplit sa promesse et donne un signe.
L’arrière-plan est celui d’Ésaïe 7,14 : un signe de Dieu dans un contexte de crise, montrant que Dieu garde sa parole. Dans la pensée hébraïque, un “signe” n’est pas un gadget, c’est une confirmation de l’alliance et de la présence de Dieu. Le récit de Matthieu relit ce signe comme annonçant l’Emmanuel : Dieu avec nous. La dimension “naissance” renvoie aussi aux naissances miraculeuses de l’AT (Sara, Anne), où Dieu ouvre une voie impossible. Ici, Dieu va plus loin : il inaugure une nouvelle étape. Ainsi, parthenos s’inscrit dans un arrière-plan de promesse : Dieu intervient pour sauver. Le mot porte le poids de l’accomplissement : ce que Dieu annonce, il le réalise.
On réduit parfois ce mot au débat “biologique”. Dans Mt 1, le point central est le signe : Dieu agit et Jésus est l’Emmanuel. La clarification utile : la virginité n’est pas un détail “spectaculaire”, elle sert à dire que l’origine de Jésus est l’œuvre de Dieu. Il faut éviter deux pièges : traiter le mot comme un simple symbole sans réalité, ou le traiter comme une curiosité qui éclipse le message. Parthenos renvoie surtout à l’identité de Jésus : il est donné par Dieu, pour accomplir sa promesse. Le mot soutient une affirmation simple : le salut vient de l’initiative divine.
Terme de « vierge ». En Mt 1,23: signe prophétique d’Emmanuel.
En Mt 1,23, soutient l’accomplissement d’Ésaïe 7,14: naissance du Messie comme signe, soulignant l’initiative de Dieu.
Ne pas transformer le mot en débat abstrait: dans Mt 1, il sert surtout à montrer l’accomplissement prophétique et l’initiative divine.
Mt 1,23; parabole des dix vierges (Mt 25); autres emplois selon contexte.
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jeune fille; vierge
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jeune fille
Mt 1,23 ; Mt 25,1 ; 2 Co 11,2
G3933
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par-then'-os
parthenos
Option A : jeune fille au sens d’âge ; Option B : vierge au sens de statut sexuel/matrimonial. Le co-texte (grossesse, mariage, prophétie citée) fixe souvent le sens de virginité. Ne pas dériver vers polémique : rester sur le rôle du terme dans la péricope (signe/prophetie/identité).
- Mt 1,23 — “vierge” (G3933) : jeune femme/vierge dans la citation d’Ésaïe; signe de l’Emmanuel. L’indice est la citation “la vierge concevra”. - Mt 25,1–13 — Option A (vierge = pureté sexuelle seulement) / Option B (vierge = figure d’attente/vigilance) : le co-texte tranche vers B : sages vs folles selon l’huile.
Registre familial et social : jeune fille/virginité = statut relationnel (non mariée), souvent lié à la promesse de naissance ou à une situation de mariage. Dans Matthieu, le terme apparaît notamment dans la citation/prophétie liée à la naissance de Jésus, donc dans un cadre d’accomplissement.