Repères automatiques — Job 8,19; Ps 48,3; Es 8,6; Es 24,8; Es 24,11; Es 32,13; Es 32,14; Es 60,15; Es 62,5; Es 65,18; Es 66,10; Jr 49,25; La 2,15; La 5,15; Ez 24,25; Os 2,13
H4885
allégresse visible et partagée
Dans le monde biblique, masvos se fait entendre dans les chants, les rassemblements et la beauté d’une ville aimée. Sion est nommée joie de toute la terre, car elle appartient au grand Roi et concentre une espérance qui dépasse son apparence. Ésaïe montre aussi la joie qui cesse lorsque la ville est dévastée, les instruments se taisent et les réjouissances disparaissent. Ailleurs, une terre désertée peut redevenir un sujet d’allégresse. Le mot relie ainsi émotion, lieu et communauté. Pourtant, le peuple peut se réjouir d’un choix politique mauvais ; l’intensité de la joie ne prouve pas sa justesse. Masvos peut désigner la joie ressentie ou la réalité qui la provoque. Dans les prophètes, sa perte révèle la gravité du jugement, tandis que son retour accompagne la restauration. L’univers biblique ne méprise pas la joie : il examine son objet, sa vérité et sa durée devant Dieu. Les chants et les silences rendent cette transformation perceptible à toute la communauté.
Un regard grec examine masvos, « joie », comme un état positif qui se manifeste et trouve un objet. La joie peut appartenir à une personne, à une ville ou à une communauté, et son objet détermine sa valeur. Sion est appelée joie de toute la terre parce que sa beauté et la présence du grand Roi la rendent remarquable. À l’inverse, un peuple peut se réjouir d’une alliance politique trompeuse, ou la joie d’un pays peut disparaître sous le jugement. Le terme ne garantit donc pas que toute allégresse soit juste ou durable. Il faut distinguer cause, expression et résultat. Masvos peut être traduit joie, allégresse ou sujet de réjouissance ; parfois il qualifie ce qui produit la joie plutôt que le sentiment lui-même. Les passages prophétiques opposent souvent joie présente, silence futur et restauration promise. La logique va de l’objet estimé vers la réaction manifestée. Comprendre le mot demande d’identifier qui se réjouit, de quoi, et comment cette joie est confirmée ou renversée par le récit.
Aujourd’hui, la joie est souvent comprise comme une émotion personnelle, spontanée et intérieure. Masvos peut désigner une joie ressentie, mais aussi un sujet d’allégresse partagé par une ville ou un peuple. Le terme apparaît dans des contextes publics : chants, cité, fête, disparition des réjouissances et restauration. Cette dimension corrige une lecture uniquement psychologique. Le lecteur moderne doit également éviter de considérer toute joie comme moralement bonne. Un groupe peut se réjouir d’une alliance trompeuse ou d’un avantage fragile. À l’inverse, le jugement peut faire cesser une joie réelle sans signifier que toute réjouissance était fausse. Le contexte indique l’objet, la communauté et la durée. « Joie de toute la terre » ne signifie pas simplement que chaque individu éprouve la même émotion ; l’expression qualifie Sion comme sujet de réjouissance. Masvos aide donc à distinguer sentiment, manifestation et objet joyeux. La joie biblique peut être perdue, déplacée ou rendue, sans être réduite au bien-être privé.
Le nom appartient aux émotions, aux chants, aux villes, aux fêtes et à la vie communautaire. Il touche au jugement lorsque les réjouissances cessent, et à la restauration lorsqu’elles reviennent. Son registre est public autant que personnel. La joie peut être vraie, trompeuse, fragile ou durable selon ce qui la provoque. Les sons, les lieux et les relations rendent son expression concrète.
joie ; allégresse ; réjouissance ; sujet de joie, selon le contexte
Identifier celui qui se réjouit, l’objet et l’issue. Ne pas approuver toute joie ni spiritualiser les scènes publiques et historiques. Conserver la dimension collective, géographique et historique du terme. fidèlement.
Ne pas supposer que toute joie est juste ou intérieure. Masvos peut désigner l’allégresse publique, sa cause ou sa disparition sous le jugement. Une joie intense peut avoir un objet faux ou fragile.
Ne pas confondre l’émotion joyeuse avec la réalité qui la produit, ni l’intensité d’une réjouissance avec sa valeur morale. Le passage montre lequel de ces aspects domine réellement.
Masvos désigne la joie, l’allégresse ou ce qui en devient le sujet. Le mot peut qualifier Sion, une conduite, une fête ou la réjouissance d’un peuple. Les prophètes parlent de sa disparition sous le jugement et de son retour dans la restauration. L’objet de la joie décide de sa valeur.