Repères automatiques — Lv 9,24; Dt 32,43; 1Ch 16,33; Job 29,13; Job 38,7; Ps 5,12; Ps 20,6; Ps 32,11; Ps 33,1; Ps 35,27; Ps 51,16; Ps 59,17; Ps 63,8; Ps 65,9; Ps 67,5; Ps 71,23; Ps 78,65; Ps 81,2; Ps 84,3; Ps 89,13
H7442
faire retentir sa joie
Dans le monde biblique, run retentit devant l’autel, dans l’assemblée et dans les chants. Quand le feu sort devant l’Éternel et consume l’offrande, le peuple voit, pousse un cri et se prosterne. La voix répond à une action de Dieu rendue visible. Les psaumes invitent les justes à crier de joie, les nations à se réjouir du jugement droit et même les arbres à chanter devant le Roi qui vient. La création n’est pas décrite comme une chorale humaine ; la poésie fait participer le monde à la reconnaissance du gouvernement divin. Run peut aussi être le cri de celui qui reçoit secours après la détresse. Il relie souffle, bouche, musique et assemblée. La joie n’est pas toujours légère : elle peut accompagner justice rendue, délivrance ou espérance au milieu d’ennemis. Le terme insiste sur l’expression qui éclate. Pour la comprendre, il faut écouter la cause nommée et ceux qui sont appelés à joindre leur voix.
Un regard grec aborde run comme une action vocale plutôt que comme le sentiment abstrait de joie. Le verbe signifie pousser un cri, chanter ou faire retentir l’allégresse. La joie intérieure devient ainsi audible et publique. Lorsque le feu consume l’offrande, le peuple crie de joie puis tombe sur sa face : acclamation et révérence se suivent sans être identiques. Les psaumes appellent justes, nations ou création à pousser des cris devant Dieu. Selon le contexte, le même élan peut être prière, louange ou triomphe. Run se distingue du simple sourire, du contentement silencieux et du chant formel lorsque l’accent porte sur l’éclat du cri. Le sujet et la cause doivent être identifiés. Une injonction à se réjouir ne prouve pas que toute souffrance a disparu. La logique va d’un événement reconnu vers une réponse sonore, puis vers la communauté qui l’entend ou la partage. Le terme peut être figurativement appliqué aux arbres ou aux montagnes, mais la personnification demeure poétique.
Un lecteur moderne traite souvent la joie comme émotion privée ou bien-être personnel. Run désigne plutôt l’action de l’exprimer fortement : crier, chanter, pousser des acclamations. Cette dimension publique ne signifie pas agitation sans contenu. Les textes donnent des raisons : délivrance, justice, présence ou œuvre de Dieu. La traduction « joie » comme nom peut donc masquer le verbe et son mouvement. Selon la phrase, « réjouissez-vous », « chantez de joie » ou « poussez des cris » rend mieux l’action. Il faut aussi éviter de transformer chaque cri en victoire militaire ; le terme peut appartenir à la prière ou à l’adoration. Les images où arbres et vallées chantent sont poétiques et ne décrivent pas un son physique mesurable. Une lecture moderne exacte distingue émotion, parole et musique tout en reconnaissant leur lien. Run fait passer la reconnaissance à la voix. Il n’ordonne pas de nier la douleur, mais de répondre à l’acte ou à la promesse que le passage place au centre.
Le terme appartient à l’assemblée, au sanctuaire, aux psaumes et aux scènes de délivrance. La bouche, le souffle et parfois la musique rendent la joie publique. Un individu secouru, un peuple ou les nations peuvent répondre ainsi. La poésie étend même l’acclamation aux arbres et aux vallées, donnant une portée cosmique au jugement et au règne de Dieu. Le son rassemble les auditeurs autour d’une action reconnue de Dieu.
se réjouir ; acclamer ; chanter de joie
Nommer la cause et le sujet du cri. Respecter la personnification poétique sans attribuer littéralement une voix humaine aux arbres. Les appels à la joie doivent garder leur raison biblique et ne pas devenir injonctions émotionnelles isolées.
La vedette nominale « joie » masque une action sonore. Ne pas confondre cri de joie, émotion silencieuse, chant réglé et triomphe militaire. Le cri peut accompagner prosternation ou épreuve et ne correspond pas toujours à une euphorie sans gravité.
À distinguer des verbes généraux être joyeux, chanter ou crier. Run met souvent l’accent sur l’éclat audible de l’allégresse. Le contexte précise si musique, parole ou acclamation domine.
Run signifie pousser des cris, chanter ou se réjouir à haute voix. Le verbe peut exprimer louange, délivrance, espérance ou triomphe selon la cause. Les traductions joie, allégresse, réjouissez-vous et crient reflètent sa construction. Dans la poésie, la création peut être appelée à participer figurativement à cette acclamation. L’impératif invite souvent plusieurs personnes à joindre publiquement leur voix.