🇬🇷

joindre — παρεισφέρω — pareispherō

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
11. L’Église naissante & épîtres
Versets clés (liste)

2 Pi 1,1–11

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3923

Sens (principal)

Introduire en plus, ajouter avec soin ou diligence.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, Dieu donne, puis appelle son peuple à répondre. L’Ancien Testament montre cette logique dans l’alliance : grâce reçue, puis marche fidèle ; délivrance donnée, puis obéissance appelée. Cette sensibilité éclaire παρεισφέρω. Joindre quelque chose à la foi ne signifie pas corriger un manque dans l’œuvre de Dieu, mais entrer activement dans ce qu’il a déjà ouvert. Pour un lecteur moderne, l’effort spirituel peut être compris soit comme performance méritoire, soit comme contradiction de la grâce. La pensée biblique refuse cette opposition trop simple. La réponse fidèle appartient à la vie donnée par Dieu. παρεισφέρω invite donc à discerner la dynamique : Dieu équipe, puis le croyant s’emploie à faire croître les fruits correspondants. Le mot rappelle que la fidélité n’est pas inertie. La grâce ne supprime pas l’effort ; elle le rend possible et juste. Joindre la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi et les autres qualités, c’est vivre en cohérence avec ce que Dieu a donné auparavant.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe παρεισφέρω signifie joindre, apporter en plus, fournir avec diligence ou contribuer en complément. Sa logique grecque ne parle pas d’une intrusion cachée, mais d’un ajout intentionnel à ce qui est déjà donné. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : qu’est-ce qui est joint ? à quoi ? avec quelle attitude ? Dans 2 Pierre 1, le mot décrit une participation active à la croissance spirituelle : à la foi reçue, le croyant est appelé à joindre la vertu, puis d’autres qualités. παρεισφέρω ne doit pas être compris comme si l’être humain complétait l’insuffisance de la grâce. Le co-texte montre au contraire que Dieu a déjà tout donné pour la vie et la piété, et que l’appel consiste à répondre avec empressement. Sa nuance centrale est celle d’un apport diligent en harmonie avec un don préalable. Le mot invite donc à tenir ensemble grâce et responsabilité. Il ne s’agit ni d’auto-salut ni de passivité : la foi vivante se déploie par un ajout conscient de qualités qui la rendent féconde.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut confondre παρεισφέρω avec deux erreurs opposées : soit l’idée qu’il faudrait compléter la grâce par ses propres mérites, soit l’idée que toute demande d’effort contredirait l’Évangile. Le mot aide à corriger les deux. Il signifie joindre, ajouter avec diligence, apporter en complément. La clarification principale est de demander à quoi cet ajout répond. Dans 2 Pierre, il répond à une foi reçue et à des promesses déjà données. Le croyant n’achète pas la vie de Dieu ; il s’y conforme activement. Dans une culture marquée soit par la performance, soit par la passivité, παρεισφέρω rappelle qu’il existe une responsabilité qui naît de la grâce. Il faut demander : quel fruit doit être joint ? avec quel empressement ? dans quelle dépendance ? Sa nuance centrale est un ajout diligent à un don préalable. Le mot aide à penser la croissance chrétienne comme coopération fidèle avec ce que Dieu donne, sans confusion entre réponse obéissante et recherche de mérite.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

La foi reçue appelle un ajout diligent de qualités qui rendent le croyant fécond.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine pédagogique et éthique. La croissance chrétienne est présentée comme une construction progressive.

Notes prédicateur (optionnel)

La foi vivante reçoit tout de Dieu et s’applique néanmoins avec diligence.

Synonymes / proches (FR)

ajouter, joindre, fournir, apporter

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : apporter avec empressement, joindre à la foi. Option B : ajouter mécaniquement. Dans 2 Pi 1,1–11, le co-texte de l’effort diligent et de la croissance en qualités spirituelles fait préférer l’Option A. Le mot décrit une participation active à ce que Dieu a déjà donné, non une œuvre qui remplace la grâce.

Pièges lexicaux

Ne pas comprendre comme auto-salut ; l’effort répond à la grâce reçue.

À ne pas confondre avec…

Ajouter pour mériter le salut, accumuler des performances religieuses.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 2 Pi 1,1–11 — 2 Pi 1,5 : Option A : joindre activement une qualité à la foi ; Option B : accumuler des vertus comme une liste. L’appel à faire tous ses efforts et la progression des qualités font préférer l’Option A. La nuance garde ensemble grâce reçue et réponse active.

Champs sémantiques
FoiGrâce
Sens (principal)

Introduire en plus, ajouter avec soin ou diligence.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe παρεισφέρω signifie joindre, apporter en plus, fournir avec diligence ou contribuer en complément. Sa logique grecque ne parle pas d’une intrusion cachée, mais d’un ajout intentionnel à ce qui est déjà donné. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : qu’est-ce qui est joint ? à quoi ? avec quelle attitude ? Dans 2 Pierre 1, le mot décrit une participation active à la croissance spirituelle : à la foi reçue, le croyant est appelé à joindre la vertu, puis d’autres qualités. παρεισφέρω ne doit pas être compris comme si l’être humain complétait l’insuffisance de la grâce. Le co-texte montre au contraire que Dieu a déjà tout donné pour la vie et la piété, et que l’appel consiste à répondre avec empressement. Sa nuance centrale est celle d’un apport diligent en harmonie avec un don préalable. Le mot invite donc à tenir ensemble grâce et responsabilité. Il ne s’agit ni d’auto-salut ni de passivité : la foi vivante se déploie par un ajout conscient de qualités qui la rendent féconde.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, Dieu donne, puis appelle son peuple à répondre. L’Ancien Testament montre cette logique dans l’alliance : grâce reçue, puis marche fidèle ; délivrance donnée, puis obéissance appelée. Cette sensibilité éclaire παρεισφέρω. Joindre quelque chose à la foi ne signifie pas corriger un manque dans l’œuvre de Dieu, mais entrer activement dans ce qu’il a déjà ouvert. Pour un lecteur moderne, l’effort spirituel peut être compris soit comme performance méritoire, soit comme contradiction de la grâce. La pensée biblique refuse cette opposition trop simple. La réponse fidèle appartient à la vie donnée par Dieu. παρεισφέρω invite donc à discerner la dynamique : Dieu équipe, puis le croyant s’emploie à faire croître les fruits correspondants. Le mot rappelle que la fidélité n’est pas inertie. La grâce ne supprime pas l’effort ; elle le rend possible et juste. Joindre la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi et les autres qualités, c’est vivre en cohérence avec ce que Dieu a donné auparavant.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut confondre παρεισφέρω avec deux erreurs opposées : soit l’idée qu’il faudrait compléter la grâce par ses propres mérites, soit l’idée que toute demande d’effort contredirait l’Évangile. Le mot aide à corriger les deux. Il signifie joindre, ajouter avec diligence, apporter en complément. La clarification principale est de demander à quoi cet ajout répond. Dans 2 Pierre, il répond à une foi reçue et à des promesses déjà données. Le croyant n’achète pas la vie de Dieu ; il s’y conforme activement. Dans une culture marquée soit par la performance, soit par la passivité, παρεισφέρω rappelle qu’il existe une responsabilité qui naît de la grâce. Il faut demander : quel fruit doit être joint ? avec quel empressement ? dans quelle dépendance ? Sa nuance centrale est un ajout diligent à un don préalable. Le mot aide à penser la croissance chrétienne comme coopération fidèle avec ce que Dieu donne, sans confusion entre réponse obéissante et recherche de mérite.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe exprime l’idée d’apporter quelque chose en complément, avec engagement.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

La foi reçue appelle un ajout diligent de qualités qui rendent le croyant fécond.

Pièges lexicaux

Ne pas comprendre comme auto-salut ; l’effort répond à la grâce reçue.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour apporter, fournir ou ajouter à quelque chose.

Antonymes / contrastes (FR)

retrancher, négliger, laisser stérile

Synonymes / proches (FR)

ajouter, joindre, fournir, apporter

À ne pas confondre avec…

Ajouter pour mériter le salut, accumuler des performances religieuses.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

pa-reis-PHE-ro

Translit. — NOYAU

pareispherō

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : apporter avec empressement, joindre à la foi. Option B : ajouter mécaniquement. Dans 2 Pi 1,1–11, le co-texte de l’effort diligent et de la croissance en qualités spirituelles fait préférer l’Option A. Le mot décrit une participation active à ce que Dieu a déjà donné, non une œuvre qui remplace la grâce.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 2 Pi 1,1–11 — 2 Pi 1,5 : Option A : joindre activement une qualité à la foi ; Option B : accumuler des vertus comme une liste. L’appel à faire tous ses efforts et la progression des qualités font préférer l’Option A. La nuance garde ensemble grâce reçue et réponse active.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine pédagogique et éthique. La croissance chrétienne est présentée comme une construction progressive.