Lc 23,50–56; Mt 27,57–61; Mc 15,42–47; Jn 19,38–42
G2501
Hébreu : Yôsēf = « il ajoutera / que l’Éternel ajoute ». Grec : Ἰωσὴφ; + « d’Arimathée » (origine).
Le nom Joseph renvoie à la mémoire biblique de Yôsēf (“Dieu ajoute / pourvoit”), sans en faire un déterminisme. Dans l’arrière-plan d’alliance, l’ensevelissement digne et la purification avant le sabbat sont importants. Joseph d’Arimathée participe à cet acte de fidélité envers la Loi et envers le Messie.
Le grec associe nom + provenance (“d’Arimathée”) pour une identification précise. Narrativement, Joseph apparaît au moment critique où la mort de Jésus doit être traitée publiquement et légalement : le nom sert de repère historique et de crédibilité (un acteur nommé).
Ne pas réduire Joseph à un “figurant” : il fait un geste concret, risqué et vérifiable (demande officielle, mise au tombeau). L’étymologie du nom est une clé secondaire; le sens en contexte est l’identification d’un témoin de la sépulture.
Dans les Évangiles, « Joseph d’Arimathée » désigne l’homme identifié par son nom et son origine (“d’Arimathée”) qui intervient auprès de Pilate pour obtenir le corps de Jésus et l’ensevelir. Le passage emploie le nom comme repère narratif et comme identification d’un témoin impliqué dans la sépulture (acte public, vérifiable).
Registre narratif, juridique et funéraire : intervention auprès des autorités (Pilate) et mise au tombeau. Le nom identifie un témoin impliqué dans la sépulture de Jésus.
Point d’observation : la sépulture est traitée de manière publique et vérifiable (Pilate, tombeau, témoins). Souligner la sobriété du texte : le nom sert la crédibilité du récit plus qu’un symbolisme.
Sans objet (nom propre) — proche : “Joseph” (mais ambigu sans “d’Arimathée”).
Dans les récits de sépulture, le co-texte montre qu’il s’agit d’une personne précise (un homme nommé) : il « alla vers Pilate », « demanda le corps de Jésus », et « le mit dans un tombeau ». L’expression « d’Arimathée » sert à l’identifier par son origine (pour distinguer ce Joseph d’autres Joseph). Ici, le sens retenu n’est pas une “définition lexicale” du nom, mais une fonction narrative : nommer un témoin et un acteur légalement impliqué dans l’ensevelissement. L’étymologie de Yôsēf (“Dieu ajoute”) peut être notée, mais elle n’est pas imposée par le passage et ne doit pas gouverner l’interprétation.
1) Ne pas confondre avec Joseph (époux de Marie) ni avec d’autres Joseph du NT. 2) Ne pas “spiritualiser” l’étymologie du nom pour en faire un message : le passage s’en sert d’abord comme repère historique. 3) Attention à ne pas réduire « d’Arimathée » à un surnom : c’est une indication d’origine/identification.
Joseph, époux de Marie (Mt 1–2) ; Joseph appelé Barsabbas/Justus (Ac 1,23) ; Joseph (père de Jésus selon certaines généalogies, selon formulation) ; autres “Joseph” mentionnés dans le NT.
- Péricope : Lc 23,50–56 ; Versets : 23,50–53 — Le nom sert à introduire un nouveau témoin au moment de la mise au tombeau : l’identité (Joseph) + provenance (d’Arimathée) encadre un acte officiel (demande à Pilate). La nuance est “identification juridique/historique”, pas “valeur symbolique du nom”. - Péricope : Jn 19,38–42 ; Versets : 19,38–39 — Le nom se combine avec la mention d’un disciple jusque-là discret : la narration souligne le passage d’une discrétion à une action publique (demander le corps). Ici encore, le sens est celui d’un acteur nommé et localisé.