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jouer de la flûte / siffler — αὐλέω — auleō

Sens (principal)

Jouer de la flûte; faire de la musique (αὐλέω — auleō).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

αὐλέω signifie jouer de la flûte (ou, plus largement, produire une musique de flûte). Le verbe renvoie à un acte musical concret : un son est produit pour accompagner une scène (fête, danse, lamentation, procession). Logiquement, αὐλέω implique un cadre social : la musique appelle une réponse (se réjouir, danser, pleurer). Dans les Évangiles, le verbe peut apparaître dans une logique de contraste : on a joué, mais l’autre n’a pas répondu; on a chanté une lamentation, mais l’autre ne s’est pas affligé. Ainsi, αὐλέω sert à illustrer la fermeture du cœur : des signes sont donnés, mais la réaction attendue n’a pas lieu. En somme, αὐλέω désigne l’action de jouer de la flûte : produire une musique qui invite à une réponse, et qui, dans certains contextes, devient image d’un appel auquel on refuse de répondre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît la musique comme langage communautaire : instruments pour la joie, la louange, et aussi pour la lamentation. Dans la pensée sémitique, ces gestes (jouer, chanter) appartiennent au tissu de la vie : ils expriment l’état du peuple devant Dieu. La musique accompagne fêtes et deuils; elle met en forme une réponse collective. Ainsi, αὐλέω résonne avec cette dimension : un acte musical suppose une réaction adaptée. Dans les récits du NT, l’absence de réponse devient signe de dureté : le cœur refuse de se réjouir quand il faut, ou de se repentir quand il faut. La pensée sémitique aide donc à lire le verbe comme un acte symbolique : un appel à entrer dans le moment que Dieu donne, et un diagnostic quand la réponse manque.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, la musique est surtout divertissement privé. αὐλέω, bibliquement, fonctionne souvent comme signal social : on joue pour provoquer une réaction. Clarification : quand le texte dit “nous avons joué”, ce n’est pas un détail folklorique; c’est une métaphore de l’appel (joie du Royaume, appel à la repentance) auquel certains ne répondent pas. En prédication exégétique, αὐλέω permet de parler de résistance : refuser de répondre à l’appel de Dieu, quel que soit le “registre” (joie ou deuil). Le mot met donc en avant la question du cœur : suis-je réceptif aux signes que Dieu donne, ou fermé, même quand l’appel est clair ?

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Image : enfants qui jouent — flûte (fête) vs lamentations (deuil).

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

jouer de la flûte

Versets clés (liste)

Mt 11,17; Lc 7,32

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0832

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

auleō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Verbe musical. Le co-texte tranche : musique de deuil/fête, ou image (Mt 11/Lc 7). Ne pas surinterpréter.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre fête/deuil : musique, rituel social, réaction attendue.