Lapider; accabler de pierres (tuer par lapidation).
καταλιθάζω signifie lapider : tuer ou attaquer en jetant des pierres. Le verbe décrit une violence collective : une foule exécute ou agresse. Logiquement, le lapidage est une mise à mort publique, souvent présentée comme acte de justice (punition) mais pouvant devenir déchaînement. Dans le NT, le lapidage apparaît comme menace ou exécution contre des témoins : la vérité est rejetée par la violence. Ainsi, καταλιθάζω met en relief la dureté du refus : au lieu d’écouter, on élimine. En somme, καταλιθάζω désigne le lapidage : violence collective qui peut se travestir en “justice”, révélant un cœur endurci.
La Torah prévoit la lapidation pour certains crimes graves, mais avec des règles strictes : témoins, procédure, prudence. La pensée sémitique comprend que la justice doit être encadrée pour éviter l’injustice et le lynchage. Les prophètes dénoncent aussi la violence injuste contre les envoyés de Dieu. Ainsi, καταλιθάζω résonne avec la tension : justice encadrée vs foule violente. Dans le NT, le lapidage de témoins rappelle la résistance du peuple à la parole prophétique.
Aujourd’hui, on n’a pas le lapidage légal dans nos contextes, mais on connaît des formes de “lynchage” (social, médiatique). καταλιθάζω rappelle un mécanisme : quand la vérité dérange, on peut chercher à détruire le messager. Clarification : lire ces textes demande de distinguer la justice légale de l’AT (avec procédure) et la violence abusive. En prédication exégétique, le mot aide à parler de persécution et d’endurcissement. Il corrige un contresens moderne : croire que la violence religieuse est toujours “au nom de Dieu”. Le NT montre au contraire que l’on peut invoquer Dieu et commettre une violence injuste.
Verbe rare : lapider, tuer par des pierres (ou tenter de le faire).
Ne pas spiritualiser : c’est une violence réelle. Vérifier le passage exact (peut être menace plutôt qu’acte accompli).
lapidera
Lc 20,6 (selon contexte)
G2642
katalithazo
Si le récit décrit une foule qui menace → ‘lapider’; si l’acte est accompli → ‘tuer par lapidation’.
Registre violence/jugement : exécution ou menace collective. Le mot situe une hostilité concrète envers un messager.